As the municipal elections approach in Paris, the expenses of elected officials are under scrutiny, following the revelation of a series of expense reports concerning both Anne Hidalgo and mayors from both the left and right. Questionable practices but legal?
Criticism targeting the expenses of Parisian officials is mounting less than six months before the municipal elections, in a context of austerity. Reimbursement for «four personalized bowls» purchased in Cherbourg by the mayor of the 12th arrondissement, Emmanuelle Pierre-Marie (The Ecologists), a shopping spree in New York for the mayor of the 6th, Jean-Pierre Lecoq (The Republicans)… After scrutinizing the expense reports of the 17 district mayors and thousands of receipts made public by the City, the newspaper Libération points out certain practices deemed questionable.
The mayor of the 18th arrondissement, Éric Lejoindre (Socialist Party), was questioned in the district council about meal reimbursements including children’s menus, according to LR council members in the Paris Council. Éric Lejoindre, close to the PS mayor of Paris, Anne Hidalgo, and campaign manager for the socialist candidate in the municipal elections, Emmanuel Grégoire, responded by mentioning a «diversion attempt by the Parisian right» in Le Parisien, as the LR candidate, Rachida Dati, is set to stand trial for corruption in September 2026.
Anne Hidalgo is also embroiled in a controversy over her travel and representation expenses, recently revealed by Mediapart. The expense reports, also published by the Transparency Citizen association (which received funding from the far-right billionaire Pierre-Edouard Stérin and whose founders have close ties to radical right-wing circles), include expenses on clothing, totaling at least 75,000 euros between 2020 and 2024, according to the documents. Amounts that are within the legal limit.
In response to the controversy, Anne Hidalgo counterattacked on Thursday by publishing «a detailed statement of the allowances paid to municipal officials as well as the representation expenses incurred by the Mayor of Paris and the district mayors in the exercise of their duties«, as stated in a press release from the City of Paris. The socialist leader also announced filing a lawsuit for slander.
In response to the controversies, the PS elected official reminds that the annual budget of the capital exceeds 11 billion euros in 2025 and that the Mayor of Paris holds «a position of national and international representation«. The City emphasizes that the allowances for local officials are regulated by the general code of local authorities and «set by resolutions of the elected assembly«.
The press release notes that the overall ceiling for the Mayor and members of the Paris Council who receive other elective allowances is set at 8,897.93 euros gross per month. As for representation expenses, they have been strictly regulated since the election of former PS mayor, Bertrand Delanoë, in 2001: capped at 19,720 euros for the Mayor of Paris and 11,092 euros for district mayors.
These amounts have never been exceeded in five years in both cases, according to the City, which highlights that these expenses have decreased by nearly 10,000 euros since 2001. The City of Paris recalls the establishment of an ethics commission, which is developing guidelines to specify the conditions for using these expenses.
Regarding the transparency efforts displayed by the City of Paris, it should be noted that the details of the expense reports are only available by appointment at City Hall. Contacted, Kevin Gernier, advocacy manager for Transparency International France, laments «a very vague legal framework«.
Le groupe de Rachida Dati, Changer Paris, a également critiqué ces pratiques, mettant en avant le fait que Rachida Dati n’utilise pas les frais de représentation auxquels elle a droit dans le cadre de son mandat de maire du 7e arrondissement.De plus, Transparency international France a souligné l’importance de la transparence et du contrôle des frais des élus, recommandant un système de remboursement a posteriori sur présentation des justificatifs.
La controverse actuelle rappelle les scandales passés, comme les «frais de bouche» de Jacques Chirac à Paris, qui ont suscité la polémique. Ces pratiques soulignent la nécessité d’une meilleure régulation et transparence des frais des élus, pour éviter tout abus et assurer une gestion responsable des deniers publics.
En parallèle, le rapport de la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France met en lumière des dysfonctionnements dans la gestion des finances de la Ville de Paris, soulevant des questions sur la responsabilité et la supervision des dépenses publiques. Alors que des investigations se poursuivent sur certains aspects des dépenses d’Anne Hidalgo, il est essentiel de garantir une gestion transparente et éthique des fonds publics, pour préserver la confiance des citoyens dans leurs élus et les institutions.
Eric Lejoindre, proche d’Anne Hidalgo, réagit face à la polémique des frais des élus parisiens
Alors que les municipales approchent à grands pas, à Paris les dépenses des élus font débat, suite à la révélation d’une série de notes de frais concernant aussi bien Anne Hidalgo que des maires d’arrondissement de droite comme de gauche. Eric Lejoindre, proche de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, et directeur de campagne du candidat socialiste aux municipales, Emmanuel Grégoire, a réagi en évoquant une «tentative de diversion de la droite parisienne» dans Le Parisien, alors que la candidate LR, Rachida Dati, doit être jugée pour corruption en septembre 2026.
Anne Hidalgo, elle, est aussi concernée par une polémique sur ses notes de déplacement et de représentation, récemment révélées par Mediapart. Les notes de frais, également publiées par l’association Transparence citoyenne (qui a reçu un financement du milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin et dont les fondateurs affichent une proximité avec les cercles de la droite radicale), concernent entre autres des vêtements, pour un total d’au moins 75 000 euros entre 2020 et 2024, d’après les documents. Des montants qui respectent le plafond légal.
Face à la polémique, Anne Hidalgo a contre-attaqué jeudi en publiant «un état détaillé des indemnités versées aux élus municipaux ainsi que des frais de représentation engagés par la maire de Paris et les maires d’arrondissement dans l’exercice de leurs fonctions», comme indiqué dans un communiqué de la Ville de Paris. L’édile socialiste a par ailleurs annoncé porter plainte pour dénonciations calomnieuses.
En réponse aux controverses, l’élue PS rappelle que le budget annuel de la capitale dépasse 11 milliards d’euros en 2025 et que la maire de Paris exerce «une fonction de représentation nationale et internationale». La Ville souligne que les indemnités des élus locaux sont encadrées par le code général des collectivités territoriales et «fixées par délibérations de l’assemblée élue».
Le communiqué rappelle que le plafond général pour la maire et les membres du Conseil de Paris qui cumulent d’autres indemnités électives est fixé à 8 897,93 euros brut par mois. Pour ce qui est des frais de représentation, ils sont strictement encadrés depuis l’élection de l’ex-maire PS, Bertrand Delanoë, en 2001 : ils sont plafonnés à 19 720 euros pour la maire de Paris et à 11 092 euros pour les maires d’arrondissement.
Des montants jamais dépassés en cinq ans dans les deux cas, selon la Ville, qui souligne que ces frais ont baissé de près de 10 000 euros depuis 2001. La mairie de Paris rappelle la mise en place d’une commission de déontologie, qui élabore un memento pour préciser les conditions d’utilisation des frais en question.
Quant à la volonté de transparence affichée par la mairie de Paris, il est à noter que le détail des notes de frais n’est consultable que sur rendez-vous à l’hôtel de ville. Contacté, Kevin Gernier, responsable plaidoyer pour Transparency international France, déplore «un cadre légal très flou». «La liste d’Anne Hidalgo s’était engagée en 2020 à plus de transparence, c’est dommage d’avoir attendu aussi longtemps, et d’avoir contesté la publication de certains documents jusqu’au Conseil d’Etat», réagit-il.
Il confirme que les frais de représentation découlent bien du code général des collectivités territoriales, mais que «tout tient en une phrase lacunaire» : «Le conseil municipal peut voter, sur les ressources ordinaires, des indemnités au maire pour frais de représentation». «C’est extrêmement vague, la responsabilité est laissée aux collectivités. Et il y a une anomalie : ces frais ne bénéficient par aux présidents des régions et des départements, sans raison, c’est absurde», estime Kevin Gernier.
Pour ce qui est du contrôle des frais, Kevin Gernier rappelle que les modalités dépendent des collectivités. «À Paris, c’est une avance directe aux élus et si l’ensemble n’est pas dépensé, le reliquat est reversé aux communes», précise le responsable plaidoyer pour Transparency international France, qui recommande de «mettre en place un système de remboursement a posteriori, sur présentation des justificatifs».
«Le plus simple, c’est encore de se passer de ses frais pour les élus, ou alors d’encadrer mieux les dépenses et faire preuve de plus de transparence», ajoute-t-il. Du côté de la droite, le groupe Changer Paris met d’ailleurs en avant que Rachida Dati n’utilise pas les frais de représentation auxquels elle a droit dans le cadre de son mandat de maire du 7e arrondissement.
Bien avant la mandature actuelle, les «frais de bouche» de Jacques Chirac avaient déjà suscité la controverse à Paris. Alimentation, réception… D’après un rapport de l’Inspection générale de la Ville demandé en 2001 par Bertrand Delanoë, 2,13 millions d’euros avaient été affectés de 1987 à 1995 à l’alimentation et aux réceptions du couple Chirac. L’affaire s’est toutefois soldée en 2005 par un non-lieu.
La polémique actuelle autour des frais des élus survient peu après la publication d’un rapport de la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France qui pointe du doigt la gestion des finances de la Ville de Paris. Selon l’AFP, le Parquet national financier (PNF) indique qu’aucune enquête n’est en cours sur les notes de frais d’Anne Hidalgo, mais que des investigations se poursuivent concernant son voyage controversé à Tahiti, en octobre 2023. Pratiques contestées mais légales ? Et il y a une anomalie : ces frais ne bénéficient pas aux présidents des régions et des départements, sans raison, c’est absurde», estime Kevin Gernier.
En ce qui concerne le contrôle des frais, Kevin Gernier rappelle que les modalités dépendent des collectivités. «À Paris, c’est une avance directe aux élus et si l’ensemble n’est pas dépensé, le reliquat est reversé aux communes», précise le responsable plaidoyer pour Transparency international France, qui recommande de «mettre en place un système de remboursement a posteriori, sur présentation des justificatifs».
«Le plus simple, c’est encore de se passer de ses frais pour les élus, ou alors d’encadrer mieux les dépenses et faire preuve de plus de transparence», ajoute-t-il. Du côté de la droite, le groupe Changer Paris met d’ailleurs en avant que Rachida Dati n’utilise pas les frais de représentation auxquels elle a droit dans le cadre de son mandat de maire du 7e arrondissement.
Bien avant la mandature actuelle, les «frais de bouche» de Jacques Chirac avaient déjà suscité la controverse à Paris. Alimentation, réception… D’après un rapport de l’Inspection générale de la Ville demandé en 2001 par Bertrand Delanoë, 2,13 millions d’euros avaient été affectés de 1987 à 1995 à l’alimentation et aux réceptions du couple Chirac. L’affaire s’est toutefois soldée en 2005 par un non-lieu.
La polémique actuelle autour des frais des élus survient peu après la publication d’un rapport de la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France qui pointe du doigt la gestion des finances de la Ville de Paris. Selon l’AFP, le Parquet national financier (PNF) indique qu’aucune enquête n’est en cours sur les notes de frais d’Anne Hidalgo, mais que des investigations se poursuivent concernant son voyage controversé à Tahiti, en octobre 2023.
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