À quelques semaines des élections municipales, les mairies d’arrondissement peinent à recruter des assesseurs. Avec le double scrutin des 15 et 22 mars, cette année, les besoins explosent.
Élections municipales 2026
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Dans le 17ᵉ arrondissement de Paris comme ailleurs, les tracts politiques se multiplient à seulement quelques semaines du premier tour des élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Cette fois, c’est un appel plus original que Geoffroy Boulard, maire sortant (LR), a adressé à ses soutiens ce mardi 10 février. «Les dimanches 15 et 22 mars, notre démocratie locale repose aussi sur celles et ceux qui accepteront de donner un peu de leur temps pour que chacune et chacun puissent voter dans les meilleures conditions. C’est pourquoi je vous invite à devenir assesseur(e) ou président(e) d’un bureau de vote dans le 17ᵉ«, écrit-il.
Pour ce nouveau format électoral, il faudra deux fois plus d’isoloirs, deux fois plus d’urnes et deux fois plus d’espaces pour les bureaux de vote. Le surplus financier lié à la loi PLM qui a instauré le double vote à Paris, Lyon et Marseille est estimé à 15,2 millions d’euros par le Sénat et la Ville de Paris prévoit déjà 5,5 millions d’euros de dépenses supplémentaires par rapport à 2020.
Mais le vrai défi, au-delà du budget, reste le recrutement des assesseurs, d’après Philippe Goujon, maire sortant (LR) du 15ᵉ arrondissement, qui peine déjà à trouver des candidats habituellement. «J’ai sollicité toutes les associations du 15ᵉ, toutes les personnes déjà mobilisées dans des actions civiques, tous les réseaux citoyens et pour le moment, même si on passe nos journées à chercher, le compte n’y est pas. (…) À un mois de l’élection, je suis extrêmement inquiet«, assure l’élu. Actuellement, seuls 120 présidents de bureaux de vote ont été recrutés sur les 190 nécessaires à l’ouverture des bureaux du quinzième arrondissement cette année.
Au cas où il ne parviendrait pas à trouver assez de citoyens bénévoles le jour J, il anticipe déjà : «je demande à la ville des agents de bureau en surnombre [NDLR : fonctionnaires municipaux] pour pouvoir pallier le manque et prendre la place des assesseurs«.
Indépendamment de la taille des arrondissements, le problème se répète. À Paris Centre, Ariel Weil, maire sortant (PS) affirme avoir trouvé 40 % des assesseurs nécessaires, contre environ 25 % en moyenne dans les autres arrondissements. Tout aussi préoccupé que son confrère, il envisage une autre solution en cas de manque d’assesseurs : «en ultime recours, on peut réquisitionner les employés municipaux ou les habitants. Mais je considère que tous les élus devraient déjà tenir des bureaux de vote«.
🗳️ La Mairie de Paris Centre organise demain une réunion publique intitulée «Comprendre les élections municipales et s’engager pour leur bon déroulement». Rendez-vous à 19h au 3 rue Eugène Spuller (3e) ! pic.twitter.com/DSUjcDhgAV
— Mairie de Paris Centre (@MParisCentre) February 4, 2026
Pour inciter ces administrés à devenir assesseurs, l’élu multiplie la communication sur les réseaux sociaux pour convaincre ses administrés de participer aux journées électorales. «C’est un très beau moment«, martèle-t-il.
Le rôle d’assesseur est ouvert à tous les électeurs parisiens. Il suffit d’être inscrit sur les listes électorales de la capitale et de jouir de ses droits civiques.
Contrairement aux idées reçues, la fonction ne nécessite aucune compétence particulière. «Les gens pensent que c’est compliqué, mais pas du tout. C’est accessible à tous. Nous formons les volontaires en une heure«, assure le maire de Paris Centre, Ariel Weil.
Les assesseurs participent à la tenue du bureau de vote : vérification de l’identité des électeurs, signature de la liste d’émargement, surveillance de l’urne ou encore dépouillement. Si la présence est en principe requise toute la journée, certaines mairies d’arrondissement proposent des permanences par demi-journée afin de faciliter l’engagement des volontaires.
Pour s’inscrire, il faut contacter la mairie de son arrondissement via le site internet ou par mail.
Pour rappel, les trois maires cités dans cet article sont candidats à leur réélection. Le 15 mars prochain, ils seront opposés à d’autres candidats. (La clôture des listes définitives est fixée au 26 février.)
Dans le 17ᵉ arrondissement, Geoffroy Boulard (LR) sera opposé à Karim Ziady (PS, La gauche unie pour Paris), Fanta Marena (LFI, Nouveau Paris Populaire), Rachel-Flore Pardo (Renaissance, Pierre-Yves Bournazel pour Paris), Amaury Pozzo di Borgo (RN, Retrouvons Paris) et Aurélie Assouline (Reconquête).
- Dans le 15ᵉ arrondissement, Philippe Goujon (LR) sera opposé à Anouch Toranian (PS, La gauche unie pour Paris), Elsa Delannée (LFI, Nouveau Paris Populaire), Catherine Ibled (Renaissance, Pierre-Yves Bournazel pour Paris) et Céline Dupuis Lagarde (RN, Retrouvons Paris).
- À Paris Centre, Ariel Weil (PS, La gauche unie pour Paris) sera opposé à Aurélien Véron (LR, Changer Paris), Cédric Panizzi (LFI, Nouveau Paris Populaire), Martine Figueroa (Horizons, Pierre-Yves Bournazel pour Paris) et Sébastien Bonnet (RN, Retrouvons Paris).
Certains élus tirent la sonnette d’alarme concernant le recrutement d’assesseurs pour les élections municipales à venir. Dans le 17ᵉ arrondissement de Paris, les tracts politiques se multiplient à l’approche des premiers tours des élections prévus pour les 15 et 22 mars. Le maire sortant, Geoffroy Boulard (LR), a lancé un appel original à ses soutiens, les invitant à devenir assesseurs ou présidents de bureau de vote dans le 17ᵉ.
Avec le double scrutin de cette année, les besoins en matériel et en personnel sont doublés. Le coût supplémentaire lié à la loi PLM pour Paris est estimé à 15,2 millions d’euros, et la Ville prévoit déjà 5,5 millions d’euros de dépenses en plus par rapport à 2020. Malgré ces préparatifs financiers, le véritable défi réside dans le recrutement des assesseurs, comme l’explique Philippe Goujon, maire sortant du 15ᵉ arrondissement. Il est inquiet car il peine à trouver suffisamment de candidats pour occuper les postes nécessaires.
Face à cette situation, certains élus envisagent des solutions alternatives, comme demander l’aide de fonctionnaires municipaux en cas de manque d’assesseurs. Cependant, le recrutement de ces volontaires reste essentiel pour assurer le bon déroulement des élections. Dans d’autres arrondissements comme Paris Centre, les chiffres de recrutement d’assesseurs varient, mais la préoccupation demeure.
Les maires tentent de mobiliser les citoyens en multipliant les communications sur les réseaux sociaux pour inciter les habitants à s’engager en tant qu’assesseurs. Contrairement aux idées reçues, aucune compétence particulière n’est requise pour occuper ce rôle. Les assesseurs participent à diverses tâches, de la vérification de l’identité des électeurs au dépouillement des votes.
Pour s’inscrire en tant qu’assesseur, il suffit d’être inscrit sur les listes électorales de la capitale et de jouir de ses droits civiques. Les mairies d’arrondissement proposent des permanences par demi-journée pour faciliter l’engagement des volontaires. Il est possible de contacter la mairie de son arrondissement pour s’inscrire en ligne ou par mail.
Enfin, il est important de rappeler que les trois maires mentionnés dans cet article sont candidats à leur réélection. Ils seront opposés à d’autres candidats lors des élections municipales. La clôture des listes définitives est fixée au 26 février. Certains élus lancent l’alerte. Please rewrite the text for me.
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