L’idée d’un boycott de la Coupe du monde de football aux États-Unis gagne en popularité à cinq mois du Mondial 2026. Des supporters, des élus et des ONG se questionnent sur leur participation à cet événement planétaire organisé en partie dans le pays dirigé par Donald Trump, en opposition à la politique impérialiste américaine. Teun van de Keuken, co-fondateur d’une célèbre marque de chocolat néerlandaise, est à l’origine d’une pétition appelant au boycott de la prochaine Coupe du monde de football. Cette initiative a rassemblé plus de 120 000 signatures en cinq jours, montrant un soutien inattendu. Malgré son amour pour le football, Teun van de Keuken refuse de se rendre aux États-Unis cet été pour soutenir son équipe, mettant en avant des considérations politiques, éthiques et de droits humains. Des commentaires sous la pétition encouragent ce boycott, rappelant l’exemple de l’équipe nationale néerlandaise qui a boycotté les Jeux olympiques de Berlin en 1936. En Allemagne, un sondage montre que près de la moitié des personnes interrogées seraient favorables à un boycott de la Coupe du monde si les États-Unis annexaient le Groenland. Dans le milieu des supporters français, la question du boycott est également soulevée. Certains laissent le choix à chaque membre de décider s’il souhaite assister à la compétition. Le président de l’association Football Supporters Europe souligne l’importance de prendre en compte les événements politiques en cours avant de décider de participer à la Coupe du monde. L’appel au boycott s’étend jusqu’au Parlement britannique, où l’idée de suspendre la participation de plusieurs équipes favorites à la Coupe du monde est évoquée comme moyen de pression dans les négociations tarifaires avec le président Trump. L’idée d’un boycott de la Coupe du Monde de football aux Etats-Unis gagne en popularité, alimentée par les critiques à l’égard du président américain et de sa politique. Des voix s’élèvent pour snober l’événement sportif ou annuler des visites officielles en signe de protestation. Les fédérations nationales de football sont interpellées, mais pour l’instant, aucune décision officielle de boycott n’a été prise. Les discussions se poursuivent au sein des instances dirigeantes du football, laissant planer un doute sur la participation à la compétition. Les ONG mettent en garde contre les risques potentiels pour les supporters se rendant aux Etats-Unis et appellent à une sensibilisation des autorités. Le boycott de la Coupe du monde de foot aux Etats-Unis gagne en popularité.

À cinq mois de la Coupe du Monde 2026, des fans, des politiciens et des organisations non gouvernementales se posent des questions sur leur participation à l’événement mondial, qui se tiendra en partie dans le pays dirigé par Donald Trump, afin de s’opposer à la politique impérialiste américaine.

Il est possible que l’histoire se souvienne d’un Néerlandais de 55 ans, co-fondateur d’une célèbre marque de chocolat, comme l’un des plus farouches opposants à Donald Trump. Teun van de Keuken est à l’origine d’une pétition appelant au boycott de la prochaine Coupe du Monde de football, qui se déroulera au Mexique, au Canada et aux États-Unis. Publié il y a cinq jours, le texte a recueilli plus de 120 000 signatures mercredi 21 janvier, une performance inattendue pour son auteur. Malgré son amour pour le football, Teun van de Keuken a décidé de ne pas traverser l’Atlantique cet été pour soutenir les Pays-Bas, préférant mettre en avant des valeurs politiques et éthiques plus importantes que le sport. Il cite les actions de Donald Trump, telles que ses tentatives d’annexion du Groenland, ses menaces commerciales et son comportement intimidant envers d’autres dirigeants internationaux, comme des raisons de lancer un boycott.

Des commentaires sous la pétition expriment des opinions similaires, soulignant des précédents historiques de boycott sportif pour des raisons politiques. En Allemagne, un institut de sondage a révélé qu’une grande partie des personnes interrogées serait en faveur d’un boycott de la Coupe du Monde en cas d’annexion du Groenland par les États-Unis. En France, les supporters de l’équipe nationale laissent à chacun le choix de participer ou non à l’événement, mais la question du boycott commence à être discutée sérieusement.

L’appel au boycott s’étend même au-delà des frontières du sport, avec des personnalités publiques comme l’animateur Piers Morgan suggérant que les grandes équipes européennes pourraient suspendre leur participation à la Coupe du Monde pour faire pression sur Donald Trump lors des négociations tarifaires. Cette idée a même trouvé un écho au Parlement britannique. Le 19 janvier, le député conservateur Simon Hoare a critiqué le président américain en le qualifiant de «susceptible», «égocentré» et «qui n’aime pas être malmené». Il a suggéré de snober la Coupe du Monde aux Etats-Unis ou d’annuler la visite d’Etat du roi Charles III prévue au printemps. Claude Le Roy, tout juste rentré de la Coupe d’Afrique des nations au Maroc, a également exprimé son mécontentement envers le président américain pour le traitement qu’il réserve au continent africain. Il appelle à une prise de conscience et à la solidarité pour persuader Donald Trump de changer son comportement.

Les fédérations nationales de football sont divisées sur la question d’un éventuel boycott de la Coupe du Monde aux Etats-Unis. Certaines, comme la Fédération française de football, n’ont pas répondu aux questions, tandis que d’autres, comme la Fédération norvégienne de football, déclarent que toute décision affectant la politique étrangère relève du gouvernement. Des discussions sur un éventuel boycott ont tout de même débuté, mais il faudra plus qu’une passe d’armes douanière pour décider un milieu sportif toujours réticent à prioriser l’éthique sur le sportif. Les ONG mettent en garde contre les risques encourus par les supporters se rendant aux Etats-Unis et appellent à une sensibilisation des instances internationales. A few months before the 2026 World Cup, supporters, politicians, and NGOs are questioning their participation in the global event, partly organized in the country led by Donald Trump, to combat American imperialist policies.

The story may remember that one of the fiercest opponents of Donald Trump was a 55-year-old Dutchman, co-founder of a famous chocolate brand. Teun van de Keuken is the author of a petition calling for a boycott of the upcoming FIFA World Cup, hosted in Mexico, Canada, and the United States. Five days after its launch, the petition had surpassed 120,000 signatures, on Wednesday, January 21, in the evening. He himself is surprised by this «unexpected» success. «Monday night, after my appearance on ‘Pauw & De Wit,’ one of the most popular TV shows, the number doubled in an hour,» the author told franceinfo.

Although Teun van de Keuken is «a big football fan,» he will not cross the Atlantic this summer to support the Dutch national team. «Politics, ethics, and human rights are more important than sports,» he emphasizes as a journalist. «Participating in a sporting event as if nothing is happening legitimizes Donald Trump’s expansionist policy.» He mentions the White House tenant’s ambitions to annex Greenland, his attempts to intimidate certain world leaders, and his endless threats of new customs duties on countries.

Under the petition, there are colorful comments: «In 1936, the Dutch national football team boycotted the Berlin Summer Olympics. Let’s follow that example,» urges a certain Ernst. In Germany, this football-diplomatic discomfort was even measured by a polling institute. «Should Germany boycott the World Cup if the United States annexes Greenland?» Nearly half (47%) of those surveyed answered «yes.»

In the ranks of the Irresistible French, the main supporters’ club of the French national team, they leave it up to «each member to decide whether or not they want to go to the World Cup.» Time is running out, you will need to have your credit card ready on February 5 for the opening of the national team supporters’ ticket sales. «At least in Qatar, we knew where we were going.» Dans cinq mois, la Coupe du monde aura lieu, et beaucoup de choses pourraient se produire, selon Ronan Evain, président de l’association Football Supporters Europe, qui souligne que cette question est maintenant à l’ordre du jour.

Piers Morgan, célèbre animateur britannique, a suggéré un boycott de la Coupe du monde par huit des dix équipes favorites, dont l’Angleterre, la France, l’Espagne, l’Allemagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Norvège et l’Italie, jusqu’à ce que les négociations tarifaires avec le président Trump aboutissent.

Cette idée a trouvé un écho au Parlement britannique, où le député Simon Hoare a décrit le président américain comme «susceptible», «égocentré» et peu enclin à être critiqué. Il a suggéré de snober la Coupe du Monde aux Etats-Unis ou d’annuler la visite d’Etat du roi Charles III.

Claude Le Roy, ancien entraîneur, est également critique envers Donald Trump, soulignant son traitement injuste envers le continent africain. Il appelle à une prise de conscience dans le milieu du football pour inciter le président américain à changer son comportement.

Les fédérations nationales de football sont appelées à agir, mais pour l’instant, peu d’entre elles se sont prononcées sur un possible boycott de la Coupe du monde. Des discussions ont cependant débuté à Budapest sur cette question, selon The Guardian. A cinq mois du Mondial 2026, des supporters, des élus et des ONG s’interrogent sur leur participation ou non à l’évènement planétaire, organisé en partie dans le pays dirigé par Donald Trump, pour lutter contre la politique impérialiste américaine.

L’histoire retiendra peut-être que l’un des plus féroces opposants à Donald Trump était un Néerlandais de 55 ans, co-fondateur d’une célèbre marque de chocolat. Teun van de Keuken est l’auteur d’une pétition appelant au boycott de la prochaine Coupe du monde de football, organisée au Mexique, au Canada et aux Etats-Unis. Cinq jours après sa mise en ligne, le texte dépassait les 120 000 signatures, mercredi 21 janvier, dans la soirée. Lui-même est le premier surpris de ce succès «inattendu».

Un congrès de l’UEFA à Bruxelles, mi-février, pourrait permettre de s’accorder sur une échelle de riposte graduée. Reste qu’il faudra plus qu’une passe d’armes douanière pour décider un milieu sportif toujours frileux à faire primer l’éthique sur le sportif. «Je pense que les gouvernements auront une influence majeure, et si boycott il y a, ce sera sur leur impulsion, plus que celle des fédérations», confirme Ronan Evain. A l’image de ce qui s’est passé quand la Russie a été exclue des compétitions internationales après l’invasion de l’Ukraine.

«Clairement, une invasion du Groenland serait un point de bascule.» – Ronan Evain, président de l’association Football Supporters Europe, à franceinfo

Cette hypothèse de boycott qui se cristallise, tant dans l’opinion que chez les décideurs, trouve un écho favorable chez les ONG, pour qui les Coupes du monde deviennent des rendez-vous politiques. «Les supporters qui se rendent aux Etats-Unis courent des risques réels : arrestations pour infraction à la politique d’immigration américaine, impossibilité de participer à des manifestations pacifiques ou obligation de donner accès à leurs comptes de réseaux sociaux pour vérification», met en garde Steve Cockburn de Amnesty International. Comme pour le Mondial au Qatar, l’ONG n’appelle pas au boycott mais à une sensibilisation des instances.

«Il y a aussi une grosse incertitude sur ce qui sera autorisé ou pas : qu’est-ce qu’il se passe si on brandit un drapeau LGBT ou du Groenland en tribune ?», s’interroge Ronan Evain. «D’habitude, la Fifa impose ses règles dans les enceintes, mais là on n’est vraiment pas sûr que ça sera le cas.» Rien que la localisation des matchs dans des villes démocrates est soumise au bon vouloir de Donald Trump, qui a dans son collimateur Seattle «la communiste». Et Gianni Infantino n’est pas en position de refuser grand chose à «Donald le winner», avec qui il entretient une bromance asymétrique.

D’où l’intérêt de la politique de la chaise vide (en tribunes), selon Nick McGeehan, de l’ONG FairSquare, particulièrement sourcilleuse d’une gouvernance éthique du football : «Ce serait potentiellement un levier très puissant.» L’homme le plus puissant du monde a toujours été particulièrement soucieux de son image. «Ce serait personnellement un coup dur pour lui, insiste Nick McGeehan. Je soupçonne qu’il prendra au sérieux toute menace susceptible de le priver d’un rôle central dans le plus grand spectacle du monde.» Qui perdrait fortement de son intérêt si une demi-douzaine des favoris restaient à la maison, appuie Lucas Guttenberg, directeur du think-tank allemand Bertelsmann Stiftung, sur le réseau social BlueSky. «Ça le toucherait sur son principal point faible : sa vanité.» Après être apparu dans l’émission de télévision populaire «Pauw & De Wit» lundi soir, le chiffre a doublé en une heure», a confié l’auteur à franceinfo.

Malgré son admiration pour le football, Teun van de Keuken ne se rendra pas aux États-Unis cet été pour soutenir les «Oranje» de Memphis Depay et Virgil van Dijk. «La politique, l’éthique et les droits humains sont plus importants que le sport», affirme-t-il en tant que journaliste. «Participer à un événement sportif comme si de rien n’était légitime la politique expansionniste de Donald Trump.» Il évoque les tentatives d’annexion du Groenland par le président américain, ainsi que ses menaces commerciales envers d’autres pays.

«Laissons notre pays et nos footballeurs se ranger du bon côté de l’histoire. Gardons nos joueurs à la maison.»

Teun van de Keuken, auteur de la pétition

à franceinfo

Des commentaires sous la pétition expriment des opinions diverses, allant jusqu’à comparer la situation à l’époque où l’équipe nationale néerlandaise de football a boycotté les Jeux olympiques d’été de Berlin en 1936. En Allemagne, un institut de sondage a même mesuré le soutien à un boycott de la Coupe du Monde si les États-Unis annexaient le Groenland.

Des discussions sont également en cours dans les fédérations et les équipes de football sur la question de participer ou non à la Coupe du Monde aux États-Unis, avec des appels au boycott émanant de personnalités politiques et sportives de renom. Il est important de manifester de la solidarité. Peut-être que cela influencera Donald Trump à changer sa vision du monde et son comportement envers les autres ?» imagine-t-il.

Interrogée par franceinfo, la Fédération française de football n’a pas répondu à nos questions. Et au ministère des Sports ? «Pour l’instant, il n’y a pas de volonté de boycotter cette grande compétition tant attendue», a déclaré la ministre Marina Ferrari lors de ses vœux mardi soir. «Cependant, je ne présume pas de ce qui pourrait se passer.»

En raison de la séparation entre le football et l’État, ce sont les dirigeants des fédérations nationales qui ont le pouvoir. «Nous sommes actuellement concentrés sur la préparation sportive de la Coupe du monde tout en suivant de près les développements extra-sportifs qui l’entourent», a déclaré la Royal Belgian Football Association.

«Les événements aux États-Unis suscitent de vives inquiétudes pour nous tous», a déclaré la présidente de la Fédération norvégienne de football, Lise Klaveness. Elle a ajouté que «toute décision qui va au-delà et qui affecte la politique étrangère norvégienne relève de la responsabilité du gouvernement norvégien, et non de la Fédération en tant que telle.»

Dans les couloirs de la fédération néerlandaise, la stratégie du plat du pied est adoptée : «Nous sommes conscients de l’évolution de la situation géopolitique et travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement des Pays-Bas, la FIFA, l’UEFA et les ambassades. Nous continuerons à suivre de près la situation.»

Selon The Guardian, des discussions sur un éventuel boycott ont débuté le week-end dernier à Budapest, en marge des célébrations de l’anniversaire de la fédération hongroise. Un congrès de l’UEFA à Bruxelles en février pourrait permettre de convenir d’une échelle de riposte graduée. Cependant, il faudra plus qu’un différend commercial pour que le milieu sportif décide de prioriser l’éthique sur le sportif. «Je pense que les gouvernements auront une influence majeure, et s’il y a un boycott, ce sera sur leur impulsion plus que sur celle des fédérations», confirme Ronan Evain.

«Certainement, une invasion du Groenland serait un point de bascule», déclare Ronan Evain, président de l’association Football Supporters Europe, à franceinfo.

Cette hypothèse de boycott, qui prend de l’ampleur tant dans l’opinion que chez les décideurs, trouve un écho favorable auprès des ONG, pour qui les Coupes du monde deviennent des rendez-vous politiques. «Les supporters qui se rendent aux États-Unis courent des risques réels : arrestations pour infraction à la politique d’immigration américaine, impossibilité de participer à des manifestations pacifiques ou obligation de donner accès à leurs comptes de réseaux sociaux pour vérification», met en garde Steve Cockburn d’Amnesty International. Comme pour le Mondial au Qatar, l’ONG ne prône pas le boycott mais appelle à une sensibilisation des instances.

«Il y a aussi une grande incertitude quant à ce qui sera autorisé ou non : que se passera-t-il si l’on brandit un drapeau LGBT ou du Groenland en tribune ?», s’interroge Ronan Evain. «D’habitude, la FIFA impose ses règles dans les stades, mais cette fois, il n’est pas certain que cela sera le cas.» Même la localisation des matchs dans des villes démocrates est soumise à la volonté de Donald Trump, qui a Seattle dans son collimateur en tant que «communiste». Gianni Infantino n’est pas en position de refuser grand-chose à «Donald le gagnant», avec qui il entretient une relation asymétrique.

C’est pourquoi la politique de la chaise vide (en tribunes) est une option intéressante, selon Nick McGeehan de l’ONG FairSquare, qui est particulièrement attentive à une gouvernance éthique du football : «Ce serait potentiellement un levier très puissant.» L’homme le plus puissant du monde a toujours été très soucieux de son image. «Ce serait personnellement un coup dur pour lui», insiste Nick McGeehan.

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