600 femmes accouchent dans la maternité de Quincy-sur-Sénart chaque année. Le groupe qui gère l’hôpital privé qui l’abrite, a prévu de regrouper ses activités à Évry. La direction justifie sa décision par un manque de médecins.
L’hôpital privé Claude Gallien sera bientôt orphelin de son pôle maternité. La nouvelle est tombée le 5 novembre dernier. C’est un bassin de population de 180 000 personnes qui est concerné. L’inquiétude monte du côté des patientes suivies dans cette structure. 12 km séparent la maternité de Quincy-Sous-Sénart et d’Évry, soit une trentaine de minutes de temps de trajet.
«Ce n’est pas facile pour les femmes enceintes de se déplacer dans d’autres villes pour accoucher, devoir se rendre en transport jusqu’à Évry ou jusqu’à Villeneuve-Saint-Georges», affirme Nelcy Lopes, habitante de Quincy-sous-Sénart.
Le transfert vers Evry est d’abord lié à une baisse du nombre d’accouchements, passant de 1 500 par an en 2018 à 655 sur la dernière année. Un déficit de personnel est aussi à l’origine du déménagement.
«On a un manque de gynécologues obstétriciens. En ce moment, nous sommes contraints sur des permanences de soins que nous n’arrivons pas à assurer, à faire des transferts, même en ce moment, vers les établissements ayant des maternités», explique Abdel Mahammed, directeur pôle IDF Sud-Est – groupe Ramsay.
À terme, ce sont 26 salariés qui vont devoir changer de lieu de travail et rejoindre la clinique du Mousseau. Cette sage-femme en libéral a longtemps exercé à l’hôpital Claude Gallien.
Aujourd’hui, ses patientes sont, dit-elle, consternées :«C’est vrai qu’il y a un mauvais vécu du côté des patientes, surtout en ce moment où elles ne savent pas où elles vont accoucher, où elles vont se présenter, si elles se présentent à la maternité, est-ce que ça sera ouvert ? Est-ce qu’on va leur dire : ‘Ah ben non, il faut aller à (la clinique) du Mousseau’ ?» à Evry.
Si le projet de regroupement des deux maternités semble acté du côté de l’établissement hospitalier, la maire de la commune ne perd pas espoir. Selon elle, des solutions existent.
«Il faut faciliter le fait que des praticiens puissent venir sur Gallien. Par exemple, au Mousseau, il y en a six. Ne peut-on pas demander à ces six praticiens de venir plutôt travailler à Gallien ou, tout du moins, de prendre des gardes ? Si tout le monde s’y met, si on se donne les moyens, cette maternité peut rester ouverte», avance Christine Garnier, maire (SE) de Quincy-sous-Sénart.
Un rassemblement est prévu samedi matin devant les portes de la clinique de Quincy-sous-Sénart. Élus locaux et personnel médical vont se mobiliser pour tenter de sauver la maternité de la commune.
Avec F.Benbekai P. Alies V.Castel F. Fernandes France 3 Paris Île-de-France
La décision de regrouper les activités de la maternité de Quincy-sur-Sénart à Évry a suscité des protestations de la part de la maire de la ville et des patientes. Avec 600 accouchements annuels, la maternité est un pilier important pour la population locale. Cependant, le groupe gérant l’hôpital privé justifie ce déménagement par un manque de médecins, ce qui a provoqué des inquiétudes parmi les patientes suivies dans cet établissement.
The private hospital Claude Gallien will soon be without its maternity unit. The news was announced on November 5th. This affects a population of 180,000 people. Concern is rising among patients who are receiving care at this facility. The maternity unit in Quincy-Sous-Sénart is located 12 km away from Evry, which is about a thirty-minute drive.
«It’s not easy for pregnant women to travel to other cities to give birth, having to take transportation to Evry or Villeneuve-Saint-Georges,» says Nelcy Lopes, a resident of Quincy-sous-Sénart.
The transfer to Evry is primarily due to a decrease in the number of deliveries, dropping from 1,500 per year in 2018 to 655 in the last year. A shortage of staff is also a factor in the relocation.
«We have a lack of obstetrician-gynecologists. Currently, we are struggling to provide necessary care, and we are even transferring patients to facilities with maternity units,» explains Abdel Mahammed, Director of the South-East IDF Pole – Ramsay Group.
In the end, 26 employees will have to change their workplace and join the Mousseau clinic. This freelance midwife has worked at the Claude Gallien hospital for a long time.
Today, she says her patients are dismayed: «It’s true that patients have had a negative experience, especially now when they don’t know where they will give birth, where they should go, if they should go to the maternity ward, will it be open? Will they be told: ‘Oh no, you have to go to (the Mousseau) clinic’ in Evry.»
While the project to merge the two maternity units seems to be confirmed by the hospital, the mayor of the town remains hopeful. According to her, solutions exist.
«We need to facilitate the arrival of practitioners at Gallien. For example, at Mousseau, there are six. Can’t we ask these six practitioners to come and work at Gallien instead, or at least take shifts? If everyone pitches in, if we make the effort, this maternity unit can remain open,» says Christine Garnier, Mayor (SE) of Quincy-sous-Sénart.
A gathering is planned on Saturday morning in front of the gates of the Quincy-sous-Sénart clinic. Local officials and medical staff will mobilize to try to save the town’s maternity unit.
With F.Benbekai P. Alies V.Castel F. Fernandes France 3 Paris Île-de-France
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