Plusieurs candidats à la mairie de Paris dénoncent des «dysfonctionnements» et des «situations de violence» après l’enquête de «Cash Investigation»

La candidate LR, Rachida Dati, réclame une enquête globale sur l’ensemble du périscolaire parisien.

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Après plusieurs révélations de maltraitance dans la presse, la nouvelle enquête de «Cash Investigation» expose de nouveau les défaillances dans le périscolaire à Paris. Diffusée ce jeudi sur France 2, elle a provoqué des réactions de stupeur chez plusieurs candidats à la mairie de Paris.

Après avoir réussi à se faire embaucher par la ville de Paris comme animatrice, la journaliste a pu constater et filmer des violences verbales et des comportements inappropriés de la part de certains animateurs dans une école maternelle.

L’enquête, qui s’intéresse aux conditions de travail des animateurs, pointe les faibles rémunérations, les temps partiels subis et les emplois du temps hachés, alors que plus de cinq millions d’enfants sont accueillis chaque jour dans le périscolaire.

On y voit notamment des témoignages de parents dont les signalements de comportements suspects d’animateurs ne sont pas pris en compte, mais aussi l’absence de cadre de recrutement ou encore des comportements inappropriés d’animateurs, dont une qui embrasse un enfant sur la bouche dans une école maternelle du 7e arrondissement de Paris.

«Les images, filmées en caméra cachée, montrent des comportements inacceptables à l’encontre des enfants«, a réagi dans un communiqué la maire LR de cet arrondissement Rachida Dati, également candidate à la mairie de Paris.

Elle dénonce «l’omerta» ainsi que des «dysfonctionnements systémiques» qui perdurent à la Ville de Paris et réclame une enquête globale sur l’ensemble du périscolaire parisien, un plan d’urgence pour faire face à la multiplication d’agressions sur les enfants et une refonte globale du périscolaire.

De son côté, la candidate Insoumise Sophia Chikirou dit avoir déposé une proposition de résolution pour une enquête parlementaire à la demande des parents d’élèves, afin de «faire la lumière sur le système périscolaire à Paris et partout en France«.

«Qui sont les responsables ? Pourquoi les alertes n’ont-elles jamais été suivies d’effet ?«, interroge-t-elle.

Au sujet de l’école maternelle Baudin, dans le 11e arrondissement, dont un ex-animateur sera jugé en mai pour agression sexuelle sur cinq enfants, le premier adjoint Patrick Bloche, interrogé par France 2, reconnaît un «dysfonctionnement majeur dans le cheminement du signalement (…) qui a été fait à un agent qui ne l’a pas remonté».

«Choc et colère devant l’enquête de Cash investigation«, a réagi pour sa part Emmanuel Grégoire, candidat de l’union de la gauche hors LFI.

«Les situations de violence mentionnées sont insupportables. Les manquements dans l’encadrement des enfants et dans le traitement des affaires signalées sont inadmissibles», a reconnu le député de Paris qui avait lui-même révélé avoir été victime de violences sexuelles dans le cadre périscolaire durant son enfance.

«Il faut tout revoir: les procédures, les contrôles, l’encadrement, la culture même d’une institution qui peut générer une forme de maltraitance quand des alertes ne sont pas traitées assez vite», a-t-il ajouté.

Emmanuelle Grégoire, du côté gauche, s’engage à «revoir les procédures, les contrôles et l’encadrement» des enfants. Emmanuelle Grégoire, du côté gauche, s’engage à «revoir les procédures, les contrôles et l’encadrement» des enfants.

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