Pourquoi Rachida Dati préconise-t-elle un «vote utile» dès le premier tour des élections municipales à Paris ? Pourquoi Rachida Dati encourage-t-elle le «vote utile» dès le premier tour des élections municipales à Paris ?

Alors qu’elle a annoncé qu’elle quitterait le gouvernement avant les élections des 15 et 22 mars, la candidate LR à la mairie de Paris multiplie les attaques contre son adversaire de gauche, Emmanuel Grégoire. Dans le viseur de la ministre de la Culture : les «candidatures de témoignage».

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Elle craint un «émiettement» des voix à son détriment. Lors d’une réunion publique, Rachida Dati, candidate LR à la Ville de Paris, a multiplié dimanche les assauts contre Emmanuel Grégoire, qu’elle juge «pire» que la maire sortante Anne Hidalgo. «Aujourd’hui, Paris vaut mieux que le PS ! Ça fait 25 ans que les Parisiens vivent le déclin, la saleté et l’insécurité«, a fustigé la ministre de la Culture devant environ 1 200 militants rassemblés à la Maison de la Mutualité par la fédération LR de Paris dirigée par Agnès Evren, en présence du patron des LR Bruno Retailleau et de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et ancienne candidate à la présidentielle.

«Emmanuel Grégoire a beau vouloir le faire oublier, il est le candidat de la majorité sortante d’Anne Hidalgo«, a souligné l’aspirante maire de 60 ans, également édile du 7e arrondissement, qui a déjà brigué l’Hôtel de ville en 2020. «Grégoire, c’est Hidalgo en pire. Il est le candidat du dépôt de bilan«, a-t-elle cinglé en évoquant la dette de la ville qui s’élève à 10 milliards d’euros.

L’ancien premier adjoint de la maire socialiste, qui a tenu son premier meeting de campagne mercredi, a pris la tête d’une liste d’union de la gauche non mélenchoniste rassemblant écologistes, communistes et ex-Insoumis de l’Après. Au-delà d’Emmanuel Grégoire, Rachida Dati a ainsi taclé le communiste Ian Brossat, ancien adjoint au logement d’Anne Hidalgo, qui «rêve» selon elle «de préempter votre immeuble pour le transformer en logement social«, ainsi que l’écologiste David Belliard, adjoint aux transports, accusé d’être «à l’origine du chaos dans l’espace public«.

La candidate des LR, soutenue par le MoDem, a égrené les principaux axes de son programme, dont le recrutement de 5 000 policiers municipaux armés, un doublement des caméras de vidéosurveillance, ainsi qu’un plan de 600 millions à un milliard d’euros d’économies pour désendetter la capitale. «Paris ne peut pas rester une ville où l’on contourne les déchets, où l’on accepte les rats comme une fatalité. Si les prestataires privés délivrent un service plus efficace et plus adapté, je n’hésiterai pas à privatiser certaines missions, comme celle de la collecte des déchets«, a-t-elle précisé.

Selon les derniers sondages, Rachida Dati est légèrement devancée par Emmanuel Grégoire au premier tour du scrutin, avant un second tour très serré. La candidate a réitéré son appel au «vote utile» dès le premier tour, alors que Pierre-Yves Bournazel, candidat d’Horizons et de Renaissance, figure en troisième position. Sans nommer ce dernier, elle a appelé les Parisiens à «ne pas se laisser embarquer par ceux qui prétendent incarner une troisième voie, sans aucune chance de l’emporter. Ces candidats de témoignage, ce sont les candidats du naufrage. Ils sont les alliés objectifs de la gauche«, a-t-elle estimé.

«Ils ne peuvent pas se cacher derrière un slogan ou des programmes infaisables. Gérer une ville à grand coups de formules, ça ne marche pas», a-t-elle ajouté, visant également, sans la désigner non plus, la candidate de Reconquête Sarah Knafo. Donnée entre 8 et 9% dans les sondages, cette dernière a affirmé qu’elle ne «fera jamais battre la droite«, tandis que la gauche reproche à Rachida Dati son «ambiguïté» quant à une alliance éventuelle avec sa concurrente d’extrême droite.

Avant son discours devant les militants, Rachida Dati a fait savoir qu’elle excluait de débattre avec ses opposants au premier tour, jugeant que cela n’avait «pas de sens«. «Je ne conçois pas que l’on puisse se présenter aux suffrages des Parisiens et demander leur confiance pour un mandat de six ans sans être capable de se confronter à la contradiction du débat démocratique«, a réagi sur X Pierre-Yves Bournazel.

La ministre de la Culture a en tout cas annoncé dans la matinée qu’elle quitterait «bien sûr» le gouvernement avant les élections municipales des 15 et 22 mars.

Sans préciser quand, certains acteurs culturels souhaiteraient qu’elle défende leur budget jusqu’au bout. Certains acteurs culturels souhaiteraient qu’elle défende leur budget jusqu’au bout, sans préciser quand. Pierre-Yves Bournazel reacted, saying, «I cannot conceive that someone can run for the votes of Parisians and ask for their trust for a six-year term without being able to face the contradiction of democratic debate.»

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