Quel avenir pour la ZFE du Grand Paris ? Le dispositif est plus que jamais menacé de disparition par un projet de loi dont le vote vient d’être repoussé. Entre sursis et fin annoncée, on vous explique.
Malgré les débats politiques, les remises en question législatives et les incertitudes qui pèsent lourdement sur son avenir, la ZFE créée pour limiter la pollution de l’air et ses effets néfastes sur la santé, reste encore active dans l’agglomération parisienne.
Il y a quelques semaines, la Métropole du Grand Paris (MGP) en charge de sa gestion opérationnelle, a annoncé la reconduction, pour l’année 2026, des conditions actuelles de sa mise en œuvre. Aujourd’hui, le périmètre de la ZFE inclut Paris et une grande partie de la petite couronne – soit 77 communes.
La ZFE métropolitaine.
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© Métropole du Grand Paris
Comment va fonctionner la ZFE métropolitaine en 2026 ?
Depuis début 2025, les automobilistes détenteurs d’un véhicule Crit’Air 3, c’est-à-dire les véhicules diesel immatriculés avant 2011 et les voitures à essence d’avant 2006 – sont interdites de circulation dans le périmètre de la ZFE de la métropole.
L’année 2026 sera une«nouvelle période pédagogique» pendant laquelle aucune sanction ne sera appliquée aux véhicules non conformes. Pas d’amende infligée par exemple aux propriétaires qui n’afficheraient pas la bonne vignette orange Crit’air 3 sur leurs véhicules. Les contrôles des véhicules les plus polluants seront «ponctuels et informatifs».
«À partir du moment où on ne permet pas socialement à des ménages défavorisés de pouvoir changer de véhicule, pourquoi est-ce qu’on les punirait parce qu’ils sont pauvres ? Je pense qu’il y a des réponses possibles comme le prêt à taux zéro avec garantie d’emprunt à 100 % par l’État«, explique Daniel Guiraud (PS) Vice-Président de la Métropole délégué à la Transition Écologique et à la Qualité de l’Air.
«Il y a un reste à charge qui est hors de portée non seulement des ménages les plus modestes,mais également d’une fraction de la classe moyenne qui pour des raisons de pouvoir en achat n’ont pas les moyens d’acheter un de véhicule«, précise-t-il.
Pour assouplir le dispositif, de nombreuses dérogations sont reconduites cette année comme le fameux «Pass ZFE 24H» de 24 jours.
Les détenteurs de véhicules pourront toujours profiter de ce pass 24 heures par jour pendant 24 jours et circuler librement dans la ZFE, y compris les week-ends, ce qui représente un total de 139 jours par an. Et exposerait la France à de fortes pénalités, de sanctions supplémentaires de la part de l’Union européenne.
«Des amendes mais également des demandes de remboursement des subventions accordées pour la lutte pour la qualité de l’air et ça, ça ce chiffre en milliards d’euros«, souligne Daniel Guiraud.
Malgré les débats politiques, les remises en question législatives et les incertitudes qui pèsent lourdement sur son avenir, la ZFE créée pour limiter la pollution de l’air et ses effets néfastes sur la santé, reste encore active dans l’agglomération parisienne. Il y a quelques semaines, la Métropole du Grand Paris (MGP) en charge de sa gestion opérationnelle, a annoncé la reconduction, pour l’année 2026, des conditions actuelles de sa mise en œuvre. Aujourd’hui, le périmètre de la ZFE inclut Paris et une grande partie de la petite couronne – soit 77 communes.
Comment va fonctionner la ZFE métropolitaine en 2026 ?
Depuis début 2025, les automobilistes détenteurs d’un véhicule Crit’Air 3, c’est-à-dire les véhicules diesel immatriculés avant 2011 et les voitures à essence d’avant 2006 – sont interdites de circulation dans le périmètre de la ZFE de la métropole. L’année 2026 sera une«nouvelle période pédagogique» pendant laquelle aucune sanction ne sera appliquée aux véhicules non conformes. Pas d’amende infligée par exemple aux propriétaires qui n’afficheraient pas la bonne vignette orange Crit’air 3 sur leurs véhicules. Les contrôles des véhicules les plus polluants seront «ponctuels et informatifs», selon Daniel Guiraud, Vice-Président de la Métropole délégué à la Transition Écologique et à la Qualité de l’Air. Il souligne qu’il existe des solutions comme le prêt à taux zéro avec garantie d’emprunt à 100 % par l’État pour aider les ménages défavorisés à changer de véhicule. Il explique que le coût reste un obstacle pour de nombreuses personnes, même pour une fraction de la classe moyenne.
Pour assouplir le dispositif, certaines dérogations sont reconduites cette année, comme le «Pass ZFE 24H» de 24 jours, permettant aux propriétaires de voitures de circuler librement dans la ZFE pendant 24 jours, en plus des week-ends, soit 139 jours par an au total.
Le devenir de la ZFE est incertain en raison des débats législatifs en cours. Bien que des tentatives aient été faites pour la supprimer, le gouvernement envisage désormais de repousser le vote. Les associations de surveillance de la qualité de l’air expriment leur inquiétude face à cette situation, soulignant l’importance de la ZFE dans la protection de la santé publique et la transition écologique. L’association Respire a déposé un recours collectif contre l’Etat pour le contraindre à agir contre la pollution de l’air. Air Parif analyse d’ores et déjà les conséquences d’une disparition de la ZFE dans l’agglomération parisienne. «La suppression des ZFE à Paris reporterait de deux ans la conformité de l’agglomération aux normes européennes de dioxyde d’azote (NO2), en vigueur depuis 2008″, estime Lou Méchin. Et exposerait la France à de fortes pénalités, de sanctions supplémentaires de la part de l’Union européenne.
«Des amendes mais également des demandes de remboursement des subventions accordées pour la lutte pour la qualité de l’air et ça, ça ce chiffre en milliards d’euros«, souligne Daniel Guiraud.
Malgré les débats politiques, les remises en question législatives et les incertitudes qui pèsent lourdement sur son avenir, la ZFE créée pour limiter la pollution de l’air et ses effets néfastes sur la santé, reste encore active dans l’agglomération parisienne. Il y a quelques semaines, la Métropole du Grand Paris (MGP) en charge de sa gestion opérationnelle, a annoncé la reconduction, pour l’année 2026, des conditions actuelles de sa mise en œuvre. Aujourd’hui, la ZFE englobe Paris et une grande partie de la petite couronne, soit 77 communes.
Comment fonctionnera la ZFE métropolitaine en 2026 ? Depuis début 2025, les véhicules Crit’Air 3, tels que les voitures diesel immatriculées avant 2011 et les voitures à essence d’avant 2006, sont interdits de circulation dans la ZFE. En 2026, une «nouvelle période pédagogique» sera mise en place, sans sanctions pour les véhicules non conformes. Des dérogations comme le «Pass ZFE 24H» seront reconduites.
Le sort de la ZFE est incertain en raison de discussions législatives. Le projet de suppression des ZFE a été voté à l’Assemblée Nationale en mai 2025, mais son adoption définitive est en suspens. Le gouvernement envisage désormais de repousser ce vote. Les associations de surveillance de l’air expriment leurs inquiétudes quant à l’avenir des ZFE.
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