Condamné à 17 ans de prison pour avoir poignardé deux policiers à Bruxelles, l’homme sur lequel un gendarme a tiré vendredi soir avait effectué une partie de sa peine en France et avait été libéré en décembre 2025.
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Terroriste islamiste et récidiviste. L’homme neutralisé par un gendarme vendredi 13 février, après avoir menacé avec un couteau des gendarmes à l’Arc de triomphe, a été identifié comme étant Brahim Bahrir. Ce Français était déjà connu de la justice, a fait savoir le Parquet national antiterroriste, qui s’est saisi des faits, puisqu’il avait été jugé pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste en juin 2013 en Belgique. La justice belge l’avait alors condamné à 17 ans de réclusion pour avoir poignardé deux policiers à Bruxelles un an plus tôt, une semaine après des échauffourées avec les forces de l’ordre sur fond d’islamisme radical.
Brahim Bahrir, né en 1978 en Ile-de-France, était arrivé à Bruxelles à bord d’un Thalys le 8 juin 2012. Quelques heures plus tard, alors que trois policiers effectuaient un contrôle de routine dans une station de métro de Molenbeek, un quartier populaire de Bruxelles, il s’était précipité sur eux, avait sorti un couteau et porté des coups à deux d’entre eux, un homme et une femme, les blessant légèrement. Cet homme, considéré comme proche de la mouvance islamiste, avait expliqué avoir voulu se venger du gouvernement belge pour avoir interdit le port du niqab sur la voie publique, et exiger le départ des «mécréants» d’Afghanistan.
Lors de son procès, ses avocats avaient affirmé qu’il n’était pas question d’un acte de terrorisme et qu’il n’avait pas eu l’intention de tuer les agents, mais leurs arguments avaient été balayés par le tribunal, avait alors narré l’agence de presse Belga. Brahim Bahrir, qui avait été immédiatement interpellé, «portait sur lui des papiers reproduisant des propos identiques à ceux tenus par Sharia4Belgium», un groupuscule islamiste radical actif en Belgique, selon l’enquête.
Cette attaque faisait suite à des échauffourées, avec jets de pierres, qui avaient opposé début juin 2012 des jeunes aux forces de l’ordre après l’interpellation houleuse par des policiers à Molenbeek d’une musulmane convertie portant le voile intégral. Sharia4Belgium avait alors mis en ligne une vidéo qui avait défendu le comportement violent de la femme interpellée. Son chef a été ensuite condamné pour incitation à la haine et à la violence.
«Après avoir été incarcéré en Belgique», Brahim Bahrir avait «été transféré en France le 27 janvier 2015», selon le Parquet national antiterroriste. «Après avoir purgé sa peine», il était «sorti de détention le 24 décembre 2025 et faisait, depuis, l’objet d’un suivi dans le cadre d’une surveillance judiciaire, prononcé par le tribunal d’application des peines le 17 juin 2025», a précisé le Pnat dans un communiqué.















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