Un adolescent jugé pour le meurtre d’un chauffeur de VTC à Marseille condamné à 17 ans de prison

Un adolescent de 15 ans a été condamné par le tribunal pour enfants de Paris à 17 ans de prison pour le meurtre d’un chauffeur de VTC à Marseille, jeudi 12 février. Le mineur, que la législation interdit de nommer, était jugé à huis clos pour homicide volontaire en bande organisée à Paris, où la procédure a été délocalisée. Du fait de son âge, l’adolescent encourait 20 ans de prison, contre la perpétuité s’il avait été majeur. Ayant 14 ans au moment des faits, donc moins de 16 ans, l’excuse de minorité ne peut être écartée par les juges.

Le 4 octobre 2024, le chauffeur de VTC Nessim Ramdane, un père de famille de 36 ans, est retrouvé tué par balle au volant de son véhicule, encastré dans le mur d’une école maternelle à Marseille. Peu après la découverte du véhicule et du corps, la police reçoit l’appel d’un détenu de la région se présentant comme membre du gang marseillais DZ Mafia et assurant avoir commandité le meurtre d’un narcotrafiquant rival.

Ce contrat était censé venger la mort d’un adolescent de 15 ans, qu’il avait précédemment envoyé intimider ce concurrent, mais qui avait été repéré et poignardé une cinquantaine de fois puis brûlé vif. Mécontent de son nouveau tueur, qui a abattu une personne sans lien avec sa cible, le commanditaire l’a dénoncé à la police qui l’a interpellé dans la foulée.

«Cette affaire est évidemment dramatique mais ce drame était inévitable au regard des carences de ses parents, et notamment des carences institutionnelles. C’est ce sur quoi le débat va porter durant ces trois jours», ont déclaré à la presse les avocates du prévenu, Mes Coline Grindel et Eva Bensoussan, avant d’entrer dans une salle sous forte protection policière.


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Les obsèques de Nessim Ramdane, le 8 octobre 2024 à Marseille. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Après le meurtre, le procureur de Marseille Nicolas Bessone avait révélé des détails sur le mineur responsable, révélant qu’il avait été placé en foyer dès l’âge de neuf ans en raison de l’incarcération de ses parents pour des affaires liées aux stupéfiants.

Le mineur, dont l’identité ne peut être divulguée en vertu de la loi, a été condamné à 17 ans de prison par le tribunal pour enfants de Paris pour le meurtre d’un chauffeur de VTC à Marseille. Le procès s’est tenu à huis clos pour homicide volontaire en bande organisée à Paris, ayant été délocalisé pour des raisons de sécurité. En raison de son jeune âge, l’adolescent risquait jusqu’à 20 ans de prison, une peine réduite par rapport à la perpétuité prévue pour les adultes. Âgé de 14 ans au moment des faits, la défense de minorité a été prise en compte par les juges.

Le 4 octobre 2024, le chauffeur de VTC Nessim Ramdane, âgé de 36 ans et père de famille, a été retrouvé mort par balle au volant de son véhicule, encastré dans le mur d’une école maternelle à Marseille. Peu de temps après la découverte du crime, la police a reçu un appel d’un détenu se réclamant du gang marseillais DZ Mafia, affirmant avoir commandité le meurtre d’un rival narcotrafiquant.

Ce contrat visait à venger la mort d’un adolescent de 15 ans, envoyé pour intimider le concurrent mais qui avait été tué de manière brutale. Mécontent du résultat du meurtre du chauffeur de VTC, le commanditaire a dénoncé le tueur à la police, entraînant son arrestation immédiate.

Les avocates du mineur, Mes Coline Grindel et Eva Bensoussan, ont souligné que ce drame était le résultat des carences parentales et institutionnelles, pointant du doigt les problèmes familiaux et sociaux du prévenu. Le débat lors du procès s’est centré sur ces questions.

La situation du mineur, élevé en foyer sans la présence de ses parents incarcérés, met en lumière les défis auxquels sont confrontés les jeunes en difficulté. Le procureur Nicolas Bessone avait mis en avant ces éléments pour expliquer le parcours du jeune accusé.

En conclusion, le cas du mineur condamné pour le meurtre du chauffeur de VTC à Marseille souligne l’importance de prendre en compte les facteurs sociaux et familiaux dans la criminalité juvénile. La justice a tenu compte de ces éléments lors du procès, cherchant à comprendre les raisons derrière cet acte tragique. Keep the exact anchor texts of the links on

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