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Un club sportif appelle à «sauvegarder l’accès au sport à Paris».


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Faute de place en hébergement d’urgence, certains gymnases parisiens sont réquisitionnés pour loger des personnes sans domicile fixe. Ces réquisitions ferment l’accès au gymnase à des clubs sportifs qui l’utilise d’habitude.
Dans le 15ème arrondissement, le Eiffel Basket Club dénonce cette situation dans une pétition en ligne. Dernière fermeture en date, début octobre. «Nous comprenons et soutenons pleinement la nécessité de proposer des solutions d’accueil dignes aux personnes en situation de précarité. Cependant, la répétition de ces réquisitions a des conséquences majeures sur la vie sportive locale«, écrit le club.
Dans sa pétition, l’équipe de basket évoque trois autres fermetures de 1 à 2 mois de deux gymnases qu’elle fréquente pour ses entraînements. «Notre association est totalement apolitique, on n’est absolument pas contre les actions sociales qui visent à héberger des sans-abri«, note Sylvain Populaire, président du Eiffel Basket Club.»On se demande s’il n’y a pas d’autres solutions que les gymnases pour les hébergements d’urgence. S’il n’y a que les gymnases, il faudrait faire en sorte que la situation soit équilibrée vis-à-vis des associations impactées«, poursuit Sylvain Populaire.
De son côté, le maire LR du 15ème arrondissement Philippe Goujon accuse la mairie de Paris de sacrifier les clubs au profit de l’hébergement d’urgence. «La mairie de Paris est en train de tuer le mouvement sportif du 15ème à travers ces réquisitions permanentes de gymnases«, note l’édile d’arrondissement. «Je demande simplement qu’ils soient rendus à leur vocation première, c’est-à-dire la pratique sportive. C’est tout à fait insupportable que les gymnases soient utilisés à d’autres fins«.
De son côté, Léa Filoche, adjointe à la mairie de Paris en charge des solidarités, de la protection des personnes réfugiées et de l’hébergement d’urgence répond que la ville de Paris a «pris ses responsabilités et cela crée des désagréments à tout un tas de gens. Mais je ne crois pas qu’on puisse avoir à choisir entre mettre des personnes à l’abri ou les laisser dehors. D’un point de vue réglementaire et légal, je ne peux pas utiliser autre chose que des gymnases qui respectent les cadres de sécurité et d’accueil des personnes«.
Récit Claire Koc et Mélissa Gennevois.