Un nouveau collège ouvre à Ivry avec 10 ans de retard

Collégiens et enseignants ont enfin pu investir le collège Assia Djebar Cette semaine de début novembre à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Pourtant, la rentrée initiale devait se faire en 2015.

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Finies les difficiles conditions de travail dans le vieillissant collège Politzer d’Ivry-sur-Seine. Les 350 élèves et les professeurs ont pu déménager dans le nouvel établissement, situé à quelques centaines de mètres, rue des Lampes à Ivry-sur-Seine.

«Chaque année, on se disait qu’on allait faire notre rentrée là-bas», témoigne un enseignant du collège qui préfère rester anonyme.

Une très bonne nouvelle pour lui, surtout que la situation dans l’ancien établissement devenait difficile. «Il y avait de l’amiante dans l’ancien collège du type ‘Pailleron’, c’est-à-dire sensibles aux incendies. Ils sont connus parce qu’il y a eu un incendie en 1973 et des personnes sont décédées. C’était aussi un collège très mal isolé, il faisait chaud l’été, froid l’hiver. Le bâti commençait à être dépassé», poursuit-il.

Le département du Val-de-Marne se félicite de cette rentrée qui s’est réalisée «dans des conditions optimales d’accueil et de sécurité. L’établissement offrira à ses élèves et à la communauté éducative un cadre d’apprentissage moderne, sain et apaisant, conforme aux standards les plus récents en matière d’environnement et de qualité des bâtiments scolaires.»

Même si la découverte de «d’émanations de gaz de mercure en fin de travaux a profondément bouleversé le calendrier», reconnaît le département par communiqué.

Car l’établissement, ainsi que certains immeubles aux alentours se situent sur un ancien terrain industriel. Le groupe Philips y a produit des lampes pendant plus d’un siècle, jusqu’en 1985 (ce qui a donné le nom de la rue où se trouve désormais le collège).

Selon le Canard Enchaîné, «Philips assure avoir joint au contrat de vente un rapport d’experts qui stipulait que les terrains étaient si toxiques que ‘seul un usage industriel du site [aurait] perm[is] une dépollution réaliste'».

Le département affirme qu’un «un chantier de dépollution de grande ampleur pour garantir la sécurité des futurs usagers» a été réalisé et que «l’ARS a finalement émis un avis sanitaire favorable à l’ouverture de l’établissement au public en décembre 2023».

Un rapport de l’Ineris, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques, déclare que «la pollution est aujourd’hui globalement contenue», indique le Canard Enchaîné, qui a pu consulter le document.

«On regrette le manque de transparence avec l’absence de publication du rapport de l’Ineris malgré de multiples relances. On regrette que les prélèvements réalisés autour du collège n’aient pas été communiqués non plus. L’emprise de l’usine Philips était aussi sur des constructions construites juste à côté mais qui n’ont pas été dépolluées», alerte une membre d’un collectif de riverains, l’association Urbanicc, qui elle aussi préfère rester anonyme.

Selon le département, le coût total de cet établissement s’est élevé à 23 millions d’euros.

Cependant, la découverte d’une importante pollution des sols a considérablement retardé le chantier et a entraîné une augmentation des coûts. Cependant, la découverte d’une importante pollution des sols a entraîné un retard considérable sur le chantier et a fait augmenter les coûts.

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