Une association de riverains alerte sur l’état du Champ-de-Mars, dans le 7e arrondissement de Paris.
«Insuffisamment protégé, mal entretenu, pas assez sûr.» D’après les «Amis du Champ-de-Mars», le site touristique qui relie la Tour Eiffel et l’Ecole militaire à Paris est en très mauvais état. L’association qui rassemble plus de 400 adhérents, a rédigé une liste d’une quarantaine de propositions pour améliorer la situation. Avec comme objectif de pousser les candidats à la mairie de Paris à en faire l’un des thèmes de leur campagne.
La situation n’est pas nouvelle. Déjà, après les Jeux Olympiques de Paris qui avaient très largement sollicité le Champ-de-Mars pour plusieurs épreuves, les riverains se plaignaient d’un décor qui n’avait plus rien d’une carte postale.
Travaux et barrières étaient alors légion. Des engins de chantiers s’affairaient à arracher la pelouse, très abîmée par la manifestation mondiale de l’été 2024.
«On n’a jamais accès au parc. Il y a toujours des travaux. Toujours du bruit. Toujours quelque chose qui se passe», déplorait alors une riveraine, interrogée par France 3 Paris Île-de-France. «Ce lieu n’est pas fait pour cela», regrettait un autre habitant du quartier.
Dans leurs suggestions, les Amis du Champs-de-Mars dressent huit axes prioritaires d’amélioration. «Le Champ-de-Mars n’est pas satisfaisant pour plusieurs raisons. Il y a des problèmes d’entretien et de sécurité assez aigus», explique Gérard Der Agobian, président de l’association. «Les pelouses sont, soit fermées pour repos hivernal, soit vite massacrées» par près de 21 millions de visiteurs par an, poursuit-il.
L’organisation qui rassemble des riverains pour l’essentiel, pointe également le nombre d’événements «débridés, voire continus». D’après Gérard Der Agobian,«entre mars et octobre 2023, il y avait des événements près de sept jours sur dix. Cela signifie une partie du parc privatisé, avec des structures et des bâtiments temporaires, et des lignes de bus coupées.»
Une situation qui «n’est pas normale», déplore le visiteur régulier, qui demande que l’événementiel soit limité à 30 jours par an et que les citoyens soient «mieux informés».
Autre point noir du Champ-de-Mars d’après les riverains : l’insécurité, surtout une fois la nuit tombée. Plusieurs événements ont émaillé l’image du lieu touristique, comme le viol d’une touriste mexicaine en 2023, ou encore une agression à l’arme blanche, deux ans avant. Bien que, en 2024, la préfecture de police de Paris annonçait une baisse de 37 % du nombre de visiteurs victimes d’une infraction.
Les Amis du Champ-de-Mars appellent donc à «instaurer une présence sécuritaire (…) avec des personnels dédiés (gardiens, police municipale, police nationale)», ainsi qu’à «mettre en place (…) une vidéoprotection dissuasive, avec détection automatique des comportements douteux», sur base des modèles de télésurveillance algorithmiques mis à l’essai pendant les Jeux Olympiques de l’été 2024.
Bien que Les Amis du Champ-de-Mars se présentent comme une association «apolitique», ils espèrent bien que leurs idées infusent le programme des candidats à l’élection municipale de mars prochain.
Les riverains souhaitent également une meilleure gouvernance en concertation avec les habitants, notamment par la mise en place «d’un schéma directeur (…) permettant une suite d’améliorations graduelles.» «Non seulement on souhaite qu’ils s’en saisissent, mais on est en train de les contacter pour qu’ils se positionnent sur nos propositions», assure Gérard Der Agobian.
Ils souhaitent que les candidats à la mairie de Paris fassent du Champ-de-Mars l’un des thèmes principaux de leur campagne pour les élections municipales de mars. Ils souhaitent que ce soit l’un des thèmes centraux de la campagne pour les élections municipales de mars.
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