Vidéo. Shein au BHV à Paris, une première mondiale, dans un climat de tensions C’est une première mondiale, le géant asiatique de la fast fashion, Shein, ouvre ce mercredi son premier magasin «physique» au BHV à Paris. Devant les portes du magasin, des premiers clients, des manifestants et des policiers. Des élus de gauche se sont également mobilisés rue de Rivoli. À 13 heures, en plein cœur de Paris, le géant de la fast fashion va accueillir ses premiers clients. Certains sont arrivés dès le début de la matinée pour être certains d’accéder à cet espace de 1200 mètres carrés situé au 6ème étage du BHV. Et cela dans une ambiance tendue, rue de Rivoli. L’association Mouv’Enfant, menée par son fondateur Arnaud Gallais a une nouvelle fois dénoncé la vente sur le site internet de Shein de poupées sexuelles, avant d’être écartée par la police. Depuis hier soir, les forces de l’ordre sont présentes autour du magasin. La préfecture de police de Paris dit suivre l’événement avec une «attention toute particulière» afin d’assurer «la sécurité à la fois de nos concitoyens» mais aussi «des infrastructures». L’arrivée de la plateforme, fondée en 2012 en Chine et désormais basée à Singapour, cristallise les tensions autour de la mode jetable ultra-éphémère. Depuis l’annonce de l’arrivée de Shein au BHV, début octobre, le gouvernement, la mairie de Paris, des élus, des associations et des acteurs du secteur textile français ont fustigé son implantation en France dénonçant la concurrence déloyale, les conditions de fabrication des vêtements aussi bien sur le plan social qu’environnemental. Une levée de boucliers, avant même la révélation samedi par la Répression des fraudes (DGCCRF) de la vente de poupées sexuelles ressemblant à des fillettes. Vidéo: Tensions à Paris lors de l’ouverture de Shein au BHV, une première mondiale

C’est une première mondiale, le géant asiatique de la fast fashion, Shein, ouvre ce mercredi son premier magasin «physique» au BHV à Paris. Devant les portes du magasin, des premiers clients, des manifestants et des policiers. Des élus de gauche se sont également mobilisés rue de Rivoli.

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A 13 heures, en plein cœur de Paris, le géant de la fast fashion va accueillir ses premiers clients. Certains sont arrivés dès le début de la matinée pour être certains d’accéder à cet espace de 1200 mètres carrés situé au 6ème étage du BHV. Et cela dans une ambiance tendue, rue de Rivoli.

L’association Mouv’Enfant, menée par son fondateur Arnaud Gallais a une nouvelle fois dénoncé la vente sur le site internet de Shein de poupées sexuelles, avant d’être écartée par la police.

Depuis hier soir, les forces de l’ordre sont présentes autour du magasin. La préfecture de police de Paris dit suivre l’événement avec une «attention toute particulière» afin d’assurer «la sécurité à la fois de nos concitoyens» mais aussi «des infrastructures«.


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Manifestation de Moov Enfant devant le BHV ce mercredi 5 novembre.



©France 3 Paris Ile-de-France

L’arrivée de la plateforme, fondée en 2012 en Chine et désormais basée à Singapour, cristallise les tensions autour de la mode jetable ultra-éphémère.

Depuis l’annonce de l’arrivée de Shein au BHV, début octobre, le gouvernement, la mairie de Paris, des élus, des associations et des acteurs du secteur textile français ont fustigé son implantation en France dénonçant la concurrence déloyale, les conditions de fabrication des vêtements aussi bien sur le plan social qu’environnemental.

Une levée de boucliers, avant même la révélation samedi par la Répression des fraudes (DGCCRF) de la vente de poupées sexuelles ressemblant à des fillettes.

Shein est actuellement sous enquête par le parquet de Paris depuis lundi et fera l’objet d’une audition par une mission d’information de l’Assemblée nationale.

Des élus de gauche de la Ville de Paris ont vivement critiqué l’ouverture de l’espace Shein, le qualifiant de «contre-modèle de ce que veut» la capitale, selon Emmanuel Grégoire, candidat socialiste à l’élection municipale. Il a souligné les conditions de production des vêtements et a déclaré que Shein était irresponsable, mettant le profit avant tout, même en vendant des poupées pédo-pornographiques. Il a également souligné que Shein était «le symbole de l’impuissance de la République à imposer le respect du droit européen«.

Pour Ian Brossat, sénateur communiste de Paris, «Shein est l’emblème du capitalisme«.


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Ian Brossat, sénateur communiste de Paris dénonce l’ouverture du magasin Shein ce mercredi 5 novembre.



©France 3 Paris Ile-de-France

La mairie de Paris est actuellement en conflit avec Shein et le BHV, selon les déclarations de Patrick Bloche, premier adjoint (PS) d’Anne Hidalgo. La Ville a exigé du BHV le retrait de bannières publicitaires Shein jugées non réglementaires et passibles d’une amende.

Malgré ses 25 millions de clients en France, Shein est une marque bien connue des consommateurs et était en 2024 l’enseigne de mode où les Français ont le plus dépensé, selon une étude de l’application de shopping Joko.

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A 13 heures, en plein cœur de Paris, le géant de la fast fashion va accueillir ses premiers clients. Certains sont arrivés dès le début de la matinée pour être certains d’accéder à cet espace de 1200 mètres carrés situé au 6ème étage du BHV. Et cela dans une ambiance tendue, rue de Rivoli.

L’association Mouv’Enfant, menée par son fondateur Arnaud Gallais a une nouvelle fois dénoncé la vente sur le site internet de Shein de poupées sexuelles, avant d’être écartée par la police.

Depuis hier soir, les forces de l’ordre sont présentes autour du magasin. La préfecture de police de Paris dit suivre l’événement avec une «attention toute particulière» afin d’assurer «la sécurité à la fois de nos concitoyens» mais aussi «des infrastructures«.


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Manifestation de Moov Enfant devant le BHV ce mercredi 5 novembre.



©France 3 Paris Ile-de-France

L’arrivée de la plateforme, fondée en 2012 en Chine et désormais basée à Singapour, cristallise les tensions autour de la mode jetable ultra-éphémère.

Depuis l’annonce de l’arrivée de Shein au BHV, début octobre, le gouvernement, la mairie de Paris, des élus, des associations et des acteurs du secteur textile français ont fustigé son implantation en France dénonçant la concurrence déloyale, les conditions de fabrication des vêtements aussi bien sur le plan social qu’environnemental.

Une levée de boucliers, avant même la révélation samedi par la Répression des fraudes (DGCCRF) de la vente de poupées sexuelles ressemblant à des fillettes. Shein est visée depuis lundi par une enquête du parquet de Paris et sera auditionnée par une mission d’information de l’Assemblée nationale.

Des élus de gauche de la Ville de Paris ont pris la parole pour dénoncer l’ouverture de l’espace Shein, «un contre-modèle de ce que veut» la capitale a affirmé, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste à l’élection municipale, soulignant les conditions de production des vêtements. Il a rappelé «l’irresponsabilité de la marque pour qui le profit l’emporte sur tout«, y compris en vendant des poupées pédo-pornographiques.

Selon Ian Brossat, sénateur communiste de Paris, Shein est considéré comme «l’emblème du capitalisme». Pour lui, Shein représente le symbole de l’impuissance de la République à imposer le respect du droit européen.

La mairie de Paris a déclaré être «rentrée en guerre contre Shein et contre le BHV», selon Patrick Bloche, premier adjoint (PS) d’Anne Hidalgo. La Ville a pris des mesures contre le BHV, demandant le retrait de bannières publicitaires Shein non réglementaires et passibles d’une amende.

Shein, avec ses 25 millions de clients en France, n’est pas étrangère aux consommateurs. En 2024, elle était l’enseigne de mode où les Français ont le plus dépensé, selon une étude de l’application de shopping Joko.

La marque a ouvert son premier magasin «physique» au BHV à Paris, suscitant l’intérêt de clients, de manifestants et de policiers. Des élus de gauche se sont également mobilisés rue de Rivoli.

La Quotidienne Société : Recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille. France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter «La Quotidienne Société». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Rewrite Our Privacy Policy

At 1pm, in the heart of Paris, the fast fashion giant will welcome its first customers. Some arrived as early as the morning to ensure access to this 1200 square meter space located on the 6th floor of BHV. And all this in a tense atmosphere on Rue de Rivoli.

The Mouv’Enfant association, led by its founder Arnaud Gallais, once again denounced the sale of sex dolls on the Shein website, before being removed by the police.

Since last night, law enforcement has been present around the store. The Paris police prefecture said they are closely monitoring the event to ensure the «security of our citizens» as well as «the infrastructure.»


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Moov Enfant demonstration in front of BHV on Wednesday, November 5.



©France 3 Paris Ile-de-France

The arrival of the platform, founded in 2012 in China and now based in Singapore, crystallizes tensions around ultra-ephemeral disposable fashion.

Since the announcement of Shein’s arrival at BHV in early October, the government, the city of Paris, elected officials, associations, and actors in the French textile sector have criticized its establishment in France, denouncing unfair competition and the manufacturing conditions of the clothing on both social and environmental levels.

A backlash, even before the revelation on Saturday by the Directorate General for Competition, Consumption and Fraud Control (DGCCRF) of the sale of sex dolls resembling young girls. Shein has been under investigation by the Paris prosecutor’s office since Monday and will be questioned by a parliamentary information mission.

Left-wing officials in the City of Paris have spoken out against the opening of the Shein space, «a counter-model to what the capital wants,» said Emmanuel Grégoire, a socialist candidate in the municipal election, highlighting the clothing production conditions. He emphasized «the brand’s irresponsibility, for whom profit takes precedence over everything,» including selling pedo-pornographic dolls.

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