Trois jours avant la fin du cessez-le-feu, Donald Trump a annoncé l’envoi d’une délégation américaine au Pakistan, le lundi 20 avril, pour relancer les pourparlers de paix avec l’Iran. Il a déclaré que ses représentants se rendraient à Islamabad pour des négociations. La participation des négociateurs iraniens n’a pas été confirmée. Le vice-président américain J.D. Vance dirigera la délégation américaine, accompagné des émissaires habituels de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner. Malgré les préoccupations de sécurité initiales, la sécurité à Islamabad a été renforcée en prévision de ces pourparlers. La participation de l’Iran aux nouvelles négociations avec les États-Unis reste incertaine. Téhéran n’a pas encore donné de réponse claire à ce sujet. Donald Trump a exprimé l’espoir d’un accord rapide avec l’Iran, affirmant avoir proposé un «deal raisonnable» qui aurait levé les principaux points de désaccord. Cependant, Téhéran a nié avoir accepté certaines conditions avancées par les États-Unis. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a souligné que malgré des progrès réalisés, un accord de paix avec les États-Unis était encore loin d’être conclu. Trump a averti que si l’Iran refusait de signer un accord, les États-Unis détruiraient les infrastructures énergétiques et les ponts iraniens. Reprise des négociations entre Israël et l’Iran : Pressions de Trump, présence de J.D. Vance et situation délicate dans le détroit d’Ormuz

Avant la reprise des négociations, le président américain a proposé à l’Iran un «deal raisonnable», menaçant de détruire les infrastructures énergétiques et les ponts iraniens en cas d’échec. Téhéran n’a pas confirmé sa participation à de nouveaux pourparlers.


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Le vice-président américain J.D. Vance embarque à bord de son avion, à Islamabad (Pakistan), après l’échec des pourparlers avec l’Iran, le 12 avril 2026. (JACQUELYN MARTIN / AFP)

A trois jours de l’expiration du cessez-le-feu, Donald Trump a annoncé l’envoi d’une délégation américaine au Pakistan, lundi 20 avril, pour relancer les pourparlers de paix avec l’Iran. «Mes représentants se rendent à Islamabad. (…) Ils seront là demain soir, pour des négociations», a écrit le président américain, dimanche 19 avril, sur sa plateforme Truth Social. La présence des négociateurs iraniens n’a pas encore été confirmée.

J.D. Vance mènera la délégation américaine

Le vice-président américain J.D. Vance mènera une nouvelle fois la délégation américaine, a affirmé un responsable de la Maison Blanche à l’AFP. Le vice-président sera donc présent aux côtés des deux émissaires habituels de Donald Trump : l’envoyé spécial Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner. Le président des Etats-Unis avait dans un premier temps assuré à ABC que son vice-président ne se rendrait pas à Islamabad, évoquant des questions de sécurité.

La sécurité dans la capitale pakistanaise Islamabad a visiblement été renforcée, à l’approche de cette reprise des pourparlers de paix. Les autorités pakistanaises ont annoncé la fermeture de routes et des restrictions de circulation dans la capitale ainsi que dans la ville voisine Rawalpindi. Des journalistes de l’AFP ont vu des gardes armés et des check-points près des hôtels les plus sécurisés d’Islamabad, notamment le Marriott et le Serena, où s’est tenue la dernière série de pourparlers.

La participation de Téhéran encore incertaine

L’Iran participera-t-il à de nouvelles négociations avec Washington au Pakistan ? Dimanche soir, Téhéran n’a pas encore apporté de réponse claire. D’après les agences de presse Fars et Tasnim, qui citent des sources anonymes, le régime n’a pas encore pris de décision. L’agence officielle Irna indique de son côté qu’il n’y a «aucune perspective claire de négociations fructueuses», citant, outre le blocus naval, les «exigences déraisonnables» de Washington.

Donald Trump espère un «deal» rapidement

Avant la reprise des négociations, Donald Trump a estimé offrir à l’Iran un «deal raisonnable». Il a assuré que les principaux points d’achoppement, qui avaient conduit à l’échec des premiers pourparlers à Islamabad le 12 avril, avaient été levés, en particulier sur le volet nucléaire, au cœur des différends entre les deux pays. Selon lui, l’Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, ce qu’a démenti Téhéran.

Côté iranien, le puissant président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de l’équipe de négociations, a prévenu qu’un accord de paix était encore lointain avec les Etats-Unis. «Nous sommes encore loin d’avoir bouclé le débat», a-t-il estimé. «Nous avons fait des progrès, mais il subsiste de nombreuses divergences et certains points fondamentaux restent en suspens», a-t-il ajouté.

Si jamais l’Iran refusait de signer un accord, «les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran. FINI DE JOUER LES GENTILS !», a prévenu Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Le président américain a martelé auprès d’ABC que l’accord «se fera», «d’une manière ou d’une autre».

La situation dans le détroit d’Ormuz reste inflammable

Dans un message sur Truth Social, Donald Trump a également accusé Téhéran d’avoir violé le cessez-le-feu, qui expire mercredi 22 avril, en lançant des attaques dans le détroit d’Ormuz, en visant notamment un navire français et un autre britannique, selon lui.

Si les bombardements ont cessé, le blocage persiste dans le très stratégique détroit d’Ormuz. Face au maintien du blocus américain de ses ports depuis le 13 avril, l’Iran a annoncé samedi en reprendre «le strict contrôle», revenant sur sa décision de la veille de rouvrir la voie maritime par lequel passe normalement un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel.

La fermeture du détroit d’Ormuz «est la seule carte que les Iraniens ont, mais ils sont en train de la perdre et ils le savent», a déclaré Chris Wright, le ministre de l’Energie américain, sur CNN. «Ils ne vont plus pouvoir vendre leur production à l’étranger via le détroit d’Ormuz et les sanctions financières et bancaires leur font mal», a-t-il ajouté, en référence au blocus des ports iraniens imposé par les Etats-Unis.

Avant la reprise des négociations, le président américain a estimé offrir à l’Iran un «deal raisonnable», promettant de détruire les infrastructures énergétiques et les ponts iraniens en cas d’échec. Téhéran n’a pas confirmé sa participation à de nouveaux pourparlers.

A trois jours de l’expiration du cessez-le-feu, Donald Trump a annoncé l’envoi d’une délégation américaine au Pakistan, lundi 20 avril, pour relancer les pourparlers de paix avec l’Iran. «Mes représentants se rendent à Islamabad. (…) Ils seront là demain soir, pour des négociations», a écrit le président américain, dimanche 19 avril, sur sa plateforme Truth Social. La présence des négociateurs iraniens n’a pas encore été confirmée.

J.D. Vance mènera la délégation américaine

Le vice-président américain J.D. Vance mènera une nouvelle fois la délégation américaine, a affirmé un responsable de la Maison Blanche à l’AFP. Le vice-président sera donc présent aux côtés des deux émissaires habituels de Donald Trump : l’envoyé spécial Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner. Le président des Etats-Unis avait dans un premier temps assuré à ABC que son vice-président ne se rendrait pas à Islamabad, évoquant des questions de sécurité.

La sécurité dans la capitale pakistanaise Islamabad a visiblement été renforcée, à l’approche de cette reprise des pourparlers de paix. Les autorités pakistanaises ont annoncé la fermeture de routes et des restrictions de circulation dans la capitale ainsi que dans la ville voisine Rawalpindi.

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Journalists from AFP observed armed guards and checkpoints near the most secure hotels in Islamabad, including the Marriott and the Serena, where the latest round of talks took place.

The participation of Tehran in the negotiations remains uncertain. As of Sunday evening, Iran had not provided a clear response. According to the Fars and Tasnim news agencies, citing anonymous sources, the regime had not yet made a decision. The official Irna agency indicated that there was «no clear prospect of fruitful negotiations,» citing, in addition to the naval blockade, Washington’s «unreasonable demands.»

Before the resumption of negotiations, Donald Trump claimed to offer Iran a «reasonable deal.» He assured that the main sticking points that had led to the failure of the initial talks in Islamabad on April 12 had been resolved, particularly regarding the nuclear issue, which is at the heart of the disputes between the two countries. According to him, Iran had agreed to hand over its highly enriched uranium, a claim that Tehran denied.

On the Iranian side, the powerful Speaker of Parliament, Mohammad Bagher Ghalibaf, who leads the negotiation team, warned that a peace agreement with the United States was still far off. «We are still far from closing the debate,» he stated. «We have made progress, but there are still many differences, and some fundamental points remain unresolved,» he added.

If Iran were to refuse to sign an agreement, Trump threatened on his Truth Social network to «destroy all power plants and bridges in Iran. NO MORE MR. NICE GUY!» The agreement «will happen,» «one way or another,» the American president reiterated to ABC.

The situation in the Strait of Hormuz remains volatile. In a message on Truth Social, Donald Trump also accused Tehran of violating the ceasefire, which expires on Wednesday, April 22, by launching attacks in the Strait of Hormuz, targeting a French and a British ship, according to him.

While the bombings have ceased, the blockade persists in the strategically vital Strait of Hormuz. Faced with the continued American blockade of its ports since April 13, Iran announced on Saturday that it was retaking «strict control,» reversing its decision from the previous day to reopen the maritime route through which a fifth of the world’s oil and natural gas trade normally passes.

«The closure of the Strait of Hormuz is the only card the Iranians have, but they are losing it, and they know it,» said Chris Wright, the U.S. Energy Minister, on CNN. «They will no longer be able to sell their production abroad through the Strait of Hormuz, and the financial and banking sanctions are hurting them,» he added, referring to the U.S. blockade of Iranian ports. Après l’échec des pourparlers avec l’Iran, le vice-président américain J.D. Vance embarque à bord de son avion à Islamabad, au Pakistan, le 12 avril 2026.

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