Le bateau de croisière néerlandais bloqué au large du Cap-Vert, dans l’Atlantique, où deux cas d’hantavirus ont été confirmés et cinq cas suspectés, a reçu l’autorisation de l’Espagne d’accoster aux Canaries, a annoncé l’OMS ce mardi 5 mai.
Les autorités sanitaires espagnoles maintiennent une surveillance active en prévision de l’arrivée possible du navire de croisière MV Hondius aux îles Canaries. Le bateau a été touché par un foyer de hantavirus qui aurait causé la mort de trois personnes lors de sa traversée de l’Atlantique. Les passagers, issus de 23 nationalités différentes, dont 14 Espagnols, devraient débarquer à Las Palmas de Gran Canaria ou Santa Cruz de Tenerife après avoir été refoulés par le Cap-Vert pour des raisons de sécurité nationale.
Des mesures sont prises pour gérer la situation en cas d’escale aux Canaries, avec des contacts entre les autorités sanitaires espagnoles, l’OMS et d’autres organisations. Les autorités estiment que les cas d’hantavirus ont probablement été contractés à bord du navire. Des spécialistes mettent en garde contre le risque de transmission interhumaine du virus et insistent sur la nécessité de mesures strictes pour gérer les cas graves.
Il est donc peu probable que la population locale soit exposée à un risque de transmission du virus. Cependant, il est important d’être vigilant et de prendre des mesures de précaution pour assurer la sécurité de tous.
Cet article a été initialement publié par Samuel A. Pilar (RTVE) le mardi 5 mai 2026 à 7h14. Il a été traduit pour franceinfo par Alice Kouri.
Il souligne également que le contact étroit avec une personne malade est essentiel pour la transmission de l’hantavirus, et que les hypothèses les plus probables sont liées aux escales du bateau en Argentine, où le virus circule, ou à la présence de rongeurs à bord du navire. Il insiste sur le fait que si des passagers devaient être débarqués aux îles Canaries, cela serait strictement contrôlé par les autorités sanitaires et que seules les personnes malades nécessitant une surveillance médicale importante seraient concernées.
Il se veut rassurant quant au risque pour la population locale, affirmant que la possibilité d’une transmission du virus est pratiquement nulle en raison des mécanismes de transmission de l’hantavirus. Le professeur Badiola met en garde contre les risques potentiels de transmission interhumaine, mais souligne que dans ce cas spécifique, il est plus probable que l’infection soit liée à un passager infecté à bord du navire.
En résumé, le navire de croisière néerlandais touché par une épidémie d’hantavirus a été autorisé à accoster aux îles Canaries, où les autorités sanitaires espagnoles maintiennent un système de surveillance active pour prévenir la propagation du virus. Les passagers malades seront pris en charge par des professionnels de santé et seuls ceux nécessitant une attention médicale urgente seront débarqués. Les risques de transmission à la population locale sont jugés minimes, mais la prudence reste de mise pour empêcher toute propagation de l’infection.
Cet article a été publié à l’origine par Samuel A. Pilar (RTVE) le mardi 5 mai 2026 à 7h14 et traduit pour franceinfo par Alice Kouri.
Même si ce n’est pas la voie habituelle, il est averti que «certaines variantes du virus peuvent être transmises d’une personne à l’autre par voie respiratoire, ce qui explique pourquoi un espace clos, comme ce bateau, devient un environnement à haut risque».
Juan José Badiola estime qu’il est «plausible qu’il y ait eu un cas de personne infectée, un passager ou un membre d’équipage, et que cela ait été le point de départ», rappelant qu’il y a des cas enregistrés en Argentine.
Concernant une éventuelle escale du bateau à Gran Canaria ou à Tenerife, il insiste sur l’importance de la prudence : «La logique voudrait que l’on ne laisse pas les passagers sortir dans la rue, mais qu’on les garde en quarantaine sur le bateau, et que l’on retire les personnes qui développent des symptômes compatibles avec la maladie, pour les emmener à l’hôpital, où elles se trouveraient dans une zone d’isolement.»
Il souligne également la gravité des cas les plus sévères affectés par cette maladie : «Ils ont besoin non seulement d’un isolement, mais surtout d’une réanimation, parce qu’ils souffrent d’une grave affection pulmonaire et que si la ventilation assistée n’est pas assurée, le patient meurt.»
Dans une interview accordée à Canal 24 Horas, l’épidémiologiste Amós García Rojas souligne les difficultés de la prise en charge clinique de la maladie causée par ce virus : «Il n’existe pas de traitement spécifique. C’est un autre élément qui complique l’approche, et il n’y a pas de vaccin disponible pour le moment, bien que certains soient à l’étude.» Le virus se présente sous deux formes : une forme américaine, plus grave, et une forme européenne, moins grave. Dans ce cas, «tout porte à croire que c’est la variante américaine qui est la plus grave.»
Cependant, Amós García Rojas est plus sceptique quant à la transmission interhumaine : «Il n’existe qu’une seule sous-variante du virus dans laquelle elle est décrite, mais il est également extrêmement difficile qu’elle se produise. Essentiellement parce qu’il faut un contact très étroit, très direct et très intense avec une personne malade.»
Selon lui, les hypothèses les plus probables sont autres : «Je pense qu’il y a deux possibilités pour justifier la façon dont ces cas ont été infectés : la première est qu’ils l’ont été lors d’une des escales du bateau de croisière en Argentine, où il y avait un hantavirus. L’autre est qu’il y a un problème sur ce bateau de croisière : la présence de rongeurs qui sont responsables de ces cas.»
En ce qui concerne un éventuel débarquement aux îles Canaries, il insiste sur le fait qu’il serait strictement contrôlé : «La chose fondamentale est de comprendre que, s’il est décidé que des personnes doivent être débarquées du bateau, c’est parce que les conditions permettent déjà cette possibilité et que les autorités sanitaires l’ont décidé. En tout état de cause, la chose la plus raisonnable à faire est de penser que si quelqu’un est débarqué, ce sont des personnes qui sont malades et qui nécessitent une surveillance sanitaire importante et doivent être emmenées dans un hôpital.»
Quant à savoir s’il existe un risque pour la population locale, il se veut rassurant : «À proprement parler, non. En raison des mécanismes de transmission du virus, la possibilité d’une telle situation est pratiquement nulle.»
Publié à l’origine par Samuel A. Pilar (RTVE), le mardi 5 mai 2026 à 7h14. Traduit pour franceinfo par Alice Kouri. Please provide a sentence or passage for me to rewrite.
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