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Le Mali est en proie aux djihadistes. Trois localités sont déjà tombées entre les mains des rebelles cette semaine, dont celle de Tessalit, vendredi 1er mai. La Russie, de son côté, maintient sa présence dans le pays.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Une photo montre Sedane Ag Hita, l’un des principaux dirigeants djihadistes du Jnim, Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, posant fièrement avec, à la main, la clé du camp militaire de Tessalit (Mali), remise symboliquement il y a cinq ans par la France à l’armée malienne, au moment du retrait de l’opération Barkhane.
Le camp de Tessalit a été abandonné vendredi 1er mai par les forces maliennes et leurs alliés russes. Les rebelles ont pénétré sans difficulté dans cette localité stratégique dotée d’une piste d’atterrissage et située non loin de la frontière algérienne. Tessalit devient donc la troisième localité à tomber après Kidal et Aguelhok, conquises elles aussi par les rebelles depuis le week-end dernier.
Les djihadistes du Jnim et les rebelles touaregs du FLA, le Front de libération de l’Azawad, ont mené une série d’attaques coordonnées sur un front de plus de 1 000 kilomètres. Ces attaques ont fait au moins 23 morts, dont le ministre malien de la Défense, tué au sein de sa résidence près de Bamako. Si ces groupes parviennent à faire chuter le régime, leur alliance prévoit notamment l’instauration de la charia par le Jnim. «C’est une nouvelle phase d’insécurité extrêmement préoccupante de mon point de vue et qui ne concerne pas seulement le Mali. Si le Mali tombe, c’est tout le Sahel qui va suivre», juge Alioune Tine, fondateur de l’ONG Afrikajom Center.
Pour l’heure, le gouvernement de transition malien et ses alliés russes ne semblent pas prêts à laisser les armes. Le Kremlin a réaffirmé son soutien au pouvoir en place.
Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin, a affirmé que la Russie maintient sa présence au Mali pour répondre aux besoins exprimés par le gouvernement actuel et poursuivre la lutte contre l’extrémisme, le terrorisme et d’autres phénomènes néfastes.
Des paramilitaires russes ont diffusé des images montrant des dizaines de camions-citernes se dirigeant vers la capitale malienne pour assurer son approvisionnement en carburant. Parallèlement, le Quai d’Orsay a recommandé aux ressortissants français de quitter le pays dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles.
Le Mali est confronté à une montée en puissance des djihadistes, avec la prise de trois localités par les rebelles cette semaine, notamment Tessalit. Suite au retrait de l’opération Barkhane, la France avait remis symboliquement la clé du camp militaire de Tessalit aux forces maliennes, mais celui-ci a été abandonné par ces dernières et leurs alliés russes. Les rebelles ont facilement pris le contrôle de Tessalit, devenant ainsi la troisième localité à tomber après Kidal et Aguelhok.
Les attaques coordonnées des djihadistes du Jnim et des rebelles touaregs du FLA ont entraîné la mort d’au moins 23 personnes, dont le ministre malien de la Défense. Si ces groupes parviennent à renverser le régime en place, ils prévoient d’instaurer la charia. Cette situation d’insécurité inquiète fortement Alioune Tine, fondateur de l’ONG Afrikajom Center, qui estime que la chute du Mali pourrait entraîner une instabilité dans tout le Sahel.
Malgré ces défis, le gouvernement de transition malien et ses alliés russes restent engagés à lutter contre l’extrémisme. Le Kremlin a réaffirmé son soutien au pouvoir en place et a souligné son engagement à répondre aux besoins du gouvernement malien.
En conclusion, la situation au Mali demeure préoccupante, avec la montée en puissance des groupes djihadistes et les attaques contre les forces gouvernementales. La présence continue de la Russie dans le pays vise à soutenir le gouvernement malien dans sa lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.
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