Neuf CRS de Chalon-sur-Saône jugés à Paris

Le procès de neuf CRS qui avaient matraqué des Gilets jaunes dans un Burger King, le 1er décembre 2018, s’ouvre ce lundi 9 février à Paris.

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Plus de sept ans après, ils sont enfin jugés. Ce lundi 9 février s’ouvre au tribunal correctionnel de Paris le procès de neuf CRS, épinglés pour avoir violenté des manifestants dans un Burger King non loin de l’Arc de Triomphe lors de l’acte 3 du mouvement des «Gilets jaunes», le 1er décembre 2018.

Tous membres à l’époque de la CRS 43, basée à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), les neuf hommes sont mis en cause pour des violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes. Les faits qui leur sont reprochés se sont déroulés lors d’une journée «particulièrement violente«, selon l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction, au cours de laquelle ils ont matraqué et frappé à coups de pieds des manifestants ayant trouvé refuge dans le fast-food en question.

Si les victimes s’y sont introduites, c’était pour reprendre leur souffle alors que la place de l’Étoile était saturée de gaz lacrymogènes. Les CRS ont eux reçu l’ordre d’entrer dans le restaurant pour faire sortir les occupants, «avec au besoin usage de la force pour les extraire en cas d’opposition«.

Les différents témoignages recueillis et images de vidéosurveillance montrent des manifestants ne faisant preuve d’aucune hostilité à l’encontre des forces de l’ordre. Pourtant, les CRS ont roué de coups nombre d’entre eux, sans sommation. Au point que, pendant l’enquête, les «autorités hiérarchiques ont reconnu que l’intervention n’était pas légitime» selon la juge d’instruction.

Si les culpabilités des prévenus devaient être reconnues, ils pourraient être notamment condamnés à des peines de prison ferme. Certains encourent jusqu’à sept de prison et 100 000 euros d’amende.

Le procès des neuf CRS accusés d’avoir agressé des Gilets jaunes dans un Burger King le 1er décembre 2018 s’ouvre ce lundi 9 février à Paris. Les accusés faisaient tous partie de la CRS 43, basée à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

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