Scénario sans candidat aux municipales

À quelques semaines des élections municipales de mars 2026, certaines communes se retrouvent sans aucune liste candidate.

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«Après huit années de mandat […], j’ai pris une immense décision : je ne reconduirai pas mon mandat de maire. Mes deux adjoints ont décidé eux aussi de ne pas poursuivre […]. Nous lançons une bouteille à la mer à destination de toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’engager pour Mollau». Voilà le courrier que les habitants de Mollau, village de 330 âmes dans la vallée vosgienne de Saint-Amarin (Haut-Rhin), ont trouvé dans leur boîte aux lettres. Une missive envoyée par le maire sortant Frédéric Caquel.

Leur maire et son équipe jettent donc l’éponge, épuisés par la pression et les responsabilités endossées durant deux mandats. Mais alors que s’ouvrent les dépôts de liste en préfecture, aucun habitant ne s’est encore fait connaître pour prendre la relève.

«Dans les petites communes, c’est un phénomène qui peut arriver car il n’y a pas forcément beaucoup d’habitants qui se sentent prêts à se dévouer, observe le politologue Sébastien Michon. D’autant que la fonction de maire est de plus en plus chronophage et complexe, donc difficile à concilier avec une vie professionnelle si l’on est actif. Et les faibles indemnités ne sont guère attractives.»

En cas d’absence de candidats au jour du scrutin, la loi prévoit un dispositif pour pallier la gestion des affaires courantes dans la commune (art. L2121-35 du Code général des collectivités territoriales). «Lorsqu’un conseil municipal ne peut être constitué, une délégation spéciale en remplit les fonctions», stipule le texte.

Cette délégation est nommée par le préfet du département, dans un délai de huit jours à compter de la constatation de l’impossibilité de constituer le conseil municipal, ce qui peut également survenir si une liste ne remplit pas toutes les conditions imposées par le code électoral (parité, nombre insuffisant de candidats,…).

Cette délégation spéciale doit compter trois membres pour les communes de moins de 35 000 habitants, et jusqu’à sept pour les grandes villes. Elle est en général constituée de personnalités locales comme d’anciens élus de la commune, des fonctionnaires territoriaux ou des cadres de l’administration d’Etat. «On va souvent faire appel à des personnes qui connaissent les problématiques de la commune, car ce serait compliqué pour quelqu’un qui ne connaît rien au territoire concerné», explique Sébastien Michon. C’est le président de la délégation – élu par ses membres – qui remplit les fonctions de maire jusqu’à l’installation du nouveau conseil municipal.

La délégation a des pouvoirs restreints. Elle doit assurer le paiement des factures courantes, gérer les services essentiels (eau, déchets, voirie,…), entretenir les équipements publics et faire face aux urgences. En revanche, elle ne peut pas intervenir dans le budget de la commune, ni dans l’organisation du personnel communal et ne peut pas non plus entreprendre de projets.

À charge également pour cette délégation d’organiser de nouvelles élections municipales, dans un délai de trois mois. «Cette délégation va souvent «mettre la pression» sur les habitants pour que certains acceptent de se présenter. Elle va tenter de convaincre l’ancien maire ou d’anciens élus d’y retourner, voire organiser un tirage au sort parmi la population, observe le politologue. En général, une solution est toujours rapidement trouvée, parfois même en faisant appel à plusieurs personnes d’une même famille pour compléter une liste.»

Ces carences de listes pour les municipales ne sont pas un phénomène nouveau. Mais il serait en évolution : lors des élections municipales de 2020, sur les 35 000 communes françaises, 106 se seraient trouvées sans candidats, contre 64 en 2014 (voir l’article de France Info:). «C’est aussi pour cela que l’on a entrepris de fusionner certaines communes, car elles étaient parfois trop petites pour avoir un vivier suffisant de candidats potentiels», rappelle Sébastien Michon.

Dans le village haut-rhinois de Mollau, il semble finalement que la bouteille à la mer lancée par le maire sortant ait été repêchée : une liste serait en train de se constituer dans la commune.

Il existe des mesures prévues pour assurer l’intérim en cas d’absence de candidats aux élections municipales. Explications.

Dans le contexte des élections municipales à venir en mars 2026, il est possible que certaines communes se retrouvent sans aucune liste candidate. Cette situation peut se produire pour diverses raisons, notamment le manque d’intérêt des habitants pour occuper le poste de maire, la complexité croissante des fonctions municipales, ou encore les faibles indemnités offertes aux élus locaux.

En cas d’absence de candidats le jour du scrutin, la loi prévoit un dispositif spécifique pour garantir la continuité de la gestion des affaires courantes au sein de la commune. Selon l’article L2121-35 du Code général des collectivités territoriales, lorsque le conseil municipal ne peut être constitué, une délégation spéciale est mise en place pour assurer ses fonctions.

Cette délégation est nommée par le préfet du département dans un délai de huit jours à compter de la constatation de l’impossibilité de constituer le conseil municipal. Elle est composée de trois membres pour les communes de moins de 35 000 habitants, et peut aller jusqu’à sept membres pour les grandes villes. Les membres de la délégation sont généralement des personnalités locales ayant une connaissance approfondie des enjeux de la commune.

La délégation spéciale a pour mission d’assurer le paiement des factures courantes, de gérer les services essentiels tels que l’eau, les déchets et la voirie, d’entretenir les équipements publics et de répondre aux urgences. Cependant, elle n’a pas le pouvoir d’intervenir dans le budget de la commune, de modifier l’organisation du personnel communal ou d’initier de nouveaux projets.

En parallèle, la délégation spéciale est chargée d’organiser de nouvelles élections municipales dans un délai de trois mois. Pour inciter les habitants à se porter candidats, elle peut mettre en place différentes stratégies telles que solliciter l’ancien maire, les anciens élus ou même organiser un tirage au sort parmi la population. En général, une solution est rapidement trouvée pour pallier l’absence de candidats.

Bien que les carences de listes aux élections municipales ne soient pas rares, il semble que ce phénomène soit en évolution. En 2020, 106 communes françaises se sont retrouvées sans candidats, contre 64 en 2014. Cette tendance a conduit à des initiatives telles que la fusion de certaines communes pour garantir un vivier suffisant de candidats potentiels.

Dans le cas spécifique du village de Mollau, une liste semble finalement se constituer pour prendre la relève de l’équipe sortante. Cette situation montre que malgré les défis rencontrés par les petites communes en matière de mobilisation des candidats, des solutions peuvent être trouvées pour assurer la continuité de la gouvernance locale. Il existe des dispositifs en place pour assurer l’intérim et gérer les affaires courantes en cas d’absence de candidats au moment des élections municipales. Can you please rewrite this sentence?

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