Corinne Carrière
Publié le
Temps de lecture : 9 min
Jeanne, 47 ans est l’une des 17 demi-sœurs des 160 enfants nés d’un seul et même géniteur à Toulouse (Haute-Garonne). À 30 ans après un test ADN, elle découvre qu’elle a été conçue par un don de sperme, un choc identitaire pour la jeune femme. Depuis qu’elle connaît 16 de ses demi-sœurs, elle lance un appel pour retrouver les autres.
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Jeanne (pseudonyme) fait partie des 160 enfants nés du don de sperme d’un unique donneur à Toulouse, sur une période de plus de 20 ans. Aujourd’hui, elle est en quête de ses autres demi-sœurs pour élargir sa famille. Son témoignage poignant raconte son parcours en quête d’identité.
À l’âge de 30 ans, Jeanne, enceinte, découvre par le biais de tests génétiques qu’elle est issue d’un donneur anonyme. Cette révélation bouleverse son identité et la pousse à chercher ses demi-sœurs. Grâce aux démarches de Cassandre, l’une d’elles, 16 demi-sœurs se retrouvent et échangent régulièrement via un groupe WhatsApp, malgré la distance qui les sépare.
Pour Jeanne, connaître son géniteur était essentiel pour comprendre son identité physique. Les interrogations sur ses origines, restées longtemps sans réponses, ont marqué son enfance, son adolescence et sa vie adulte. La découverte de ses multiples demi-sœurs lui a permis enfin de trouver des personnes qui lui ressemblent physiquement, apaisant ses doutes sur son apparence.
Le donneur, un médecin toulousain, a contribué à la naissance de 160 enfants par le biais de dons de sperme réguliers. Certains ont pu le rencontrer, tandis que d’autres, comme Jeanne, ont préféré connaître son identité pour mieux se comprendre physiquement. Cette recherche d’identité s’est révélée être une quête personnelle importante pour Jeanne, lui permettant de mieux se connaître et de transmettre un héritage à son fils.
L’histoire de Jeanne met en lumière l’importance de l’identité physique et de la recherche de ses origines pour se construire en tant qu’individu. Son témoignage souligne l’impact profond que peut avoir la découverte de ses racines sur son propre parcours de vie. J’ai commencé à regarder son visage, et j’ai réalisé qu’il avait des traits typés. Cela m’a fait réfléchir, en observant les enfants de mes amies qui ressemblaient à leur grand-père. Je me suis demandé si mon fils pouvait aussi avoir des similitudes avec mon géniteur. Ainsi, j’ai ressenti le besoin de savoir à qui je ressemble et comment je vais vieillir.
Selon Jeanne, un gynécologue qui facilitait la conception pour les couples par insémination artificielle, conseillait aux parents de garder le secret vis-à-vis de leurs enfants.
«Il ne faut surtout pas le dire à vos enfants ! En discutant avec d’autres personnes, nous avons constaté que cela cause plus de tort que de bien. Il est important de savoir d’où l’on vient, de connaître son histoire pour se construire et rassurer nos enfants.»
La découverte des caractéristiques physiques de son géniteur a permis à Jeanne de trouver sa véritable identité. Une recherche libératrice avec des moments douloureux, notamment lorsqu’elle a appris à l’âge de 30 ans qu’elle était issue d’un don de sperme. Elle aurait préféré que ses parents lui révèlent la vérité.
«C’est absurde, j’ai des membres de ma famille qui étaient au courant et m’ont dit de ne rien dire à mon fils. Je leur ai assuré que je ne commettrais pas la même erreur. C’est ridicule d’avoir caché cela pendant si longtemps. Mon fils, dès qu’il sera en âge de comprendre, je lui dirai. En effet, je lui ai expliqué quand il avait 7-8 ans, et aujourd’hui, à 17 ans, il vit bien cette histoire. Il trouve que c’est une belle histoire et qu’il n’y avait aucune raison de me la cacher.»
«Les secrets engendrent des histoires laides. La plupart de mes demi-sœurs ont découvert la vérité à l’âge adulte, et c’est très problématique. Celles qui l’ont appris enfant vivent mieux la situation. Trois d’entre nous ont appris la vérité jeunes et n’éprouvent pas le besoin d’en parler aujourd’hui. Ce n’est pas tabou pour elles.»
En attendant de retrouver les 154 autres demi-sœurs et frères, les 16 demi-sœurs, qui ne résident pas toutes à Toulouse, espèrent se réunir cette année.
«Nous avons déjà essayé, mais notre objectif à toutes est de nous rencontrer dans un gîte, à mi-chemin entre le Nord et Toulouse. Ce serait formidable.»
Lorsque j’ai vu son visage, j’ai eu l’occasion de voir ma petite sœur Jeanne retrouvée, une des 17 demi-sœurs parmi les 160 enfants nés d’un seul donneur à Toulouse (Haute-Garonne). Après 30 ans et un test ADN, elle découvre qu’elle a été conçue par don de sperme, ce qui a été un choc identitaire pour elle. Depuis qu’elle connaît 16 de ses demi-sœurs, elle lance un appel pour retrouver les autres.
Jeanne (prénom d’emprunt) fait partie des 160 enfants nés du don de sperme d’un seul donneur à Toulouse. Aujourd’hui, elle connaît 16 de ses demi-sœurs et souhaite retrouver les autres. Elle partage ici son parcours émouvant, sa longue quête d’identité. Témoignage poignant.
À 30 ans et enceinte, Jeanne réalise des tests pour éviter de transmettre des maladies génétiques. C’est ainsi qu’elle découvre qu’elle est le résultat d’un don de sperme anonyme. Elle apprend également qu’elle n’est pas biologiquement liée à son père, mais qu’elle et sa sœur jumelle sont issues d’un donneur anonyme.
Cassandre, l’une de ses 16 demi-sœurs, a été la première à entreprendre des démarches pour les retrouver grâce aux tests ADN il y a 5 ans. Chaque fois qu’une correspondance était trouvée, Cassandre envoyait des courriers expliquant la situation et proposant un éventuel contact.
Dès le départ, j’ai accepté. Après avoir vu son visage, Jeanne a réalisé qu’elle attendait depuis plus de dix ans cette rencontre. Elle n’a pas eu de doutes en la voyant, se sentant transportée dix ans en arrière et voyant en elle sa petite sœur. Les 16 demi-sœurs ne vivent pas toutes à Toulouse, mais elles restent en contact via un groupe WhatsApp pour échanger régulièrement.
Pour Jeanne, savoir qui était son donneur de sperme était crucial pour comprendre son identité physique. Elle avait toujours ressenti une différence avec ses parents et a été soulagée de trouver des personnes qui lui ressemblaient physiquement. Le donneur, un médecin ayant aidé plus de 160 enfants à naître, a rencontré certaines de ses filles mais a souhaité préserver son intimité.
Lorsque le fils de Jeanne est né, elle a ressenti le besoin de connaître ses origines pour mieux comprendre qui elle était et ce qu’elle transmettait à son enfant. Pour elle, il était essentiel de connaître son histoire et ses traits physiques pour se construire et se rassurer. Elle regrette que ses propres parents lui aient caché la vérité sur ses origines.
La quête de Jeanne pour découvrir sa véritable identité a été une expérience salvatrice, malgré les moments douloureux. Elle est convaincue qu’il est important de connaître ses origines pour se construire et rassurer ses enfants. Elle ne compte pas répéter l’erreur de ses parents en cachant la vérité à son fils, qui vit cette histoire sereinement et trouve qu’il n’y a aucune raison de la cacher. Beaucoup de mes demi-sœurs sont concernées, la plupart d’entre elles l’ont découvert à l’âge adulte, ce qui pose un problème. En revanche, celles qui l’ont appris lorsqu’elles étaient enfants vivent mieux cette situation. Dans notre groupe, trois d’entre elles ont découvert qu’elles étaient issues d’un don de sperme, mais elles ne ressentent pas le besoin d’en parler avec nous aujourd’hui. Pour elles, ce n’est pas un sujet tabou.
En attendant de retrouver les 154 autres demi-sœurs et frères, les 16 demi-sœurs, qui ne vivent pas toutes à Toulouse, espèrent pouvoir se réunir cette année. Elles ont déjà tenté de le faire par le passé, mais elles ont pour objectif commun de se retrouver dans un gîte, à mi-chemin entre le Nord et Toulouse, pour se rencontrer. Cela serait une belle occasion de se retrouver et de renforcer leurs liens.
Jeanne, âgée de 47 ans, est l’une des 17 demi-sœurs parmi les 160 enfants nés du même donneur à Toulouse (Haute-Garonne). À l’âge de 30 ans, après un test ADN, elle a découvert qu’elle avait été conçue par don de sperme, ce qui a été un choc identitaire pour elle. Depuis qu’elle a retrouvé 16 de ses demi-sœurs, Jeanne lance un appel pour retrouver les autres. Here is the revised text:
I did not do it for that, I did it to help parents who were sterile, which can be understood.»
Now, when Jeanne’s son was born, she was aware of this story. She remained in denial for a long time, but when her son started to grow up and carried «certain facts» within him, she wanted to know:
«I thought to myself, I cannot grow old, die without knowing where I come from, who I am, and what I have passed on to my son. So the desire became more and more pressing. I didn’t meet him, but I was able to exchange with him. I got what I was waiting for, which is photos of him when he was young. And indeed, there is no doubt. I got answers to my questions in the sense that he told his story. Now, I don’t want to know him more than that. My dad, I had him. I was just looking for a story and physical traits, and I got the answer to my question.»
«It’s really a story of physical identity and only that. I then asked myself this question when my son started to grow up and changed physically. I started to look at his face, quite typical, it started to bother me, I looked at the children of my friends who some had resemblances with their grandfather, and I thought, well, maybe my son also has resemblances with my biological father, so I need to know in fact, I need to know who I resemble and how I will age.»
According to Jeanne, the gynecologist who enabled couples to have children through artificial insemination advised parents never to tell anything to the children.
«Never tell your children! In discussing among ourselves, we realize that it does more harm than good and it is important to know where we come from, to know the story to build ourselves properly, to reassure ourselves also from the point of view of our children.»
Knowing the physical characteristics of her biological father allowed Jeanne to discover her true identity. A redemptive quest with its share of painful moments where everything turned upside down when she learned at 30 that she was the result of a sperm donation. She would have liked her parents not to hide the truth from her.
«It’s ridiculous, well, I have people in my family who knew and told me ‘Don’t tell your son, there’s no need for him to know,’ I told them that I certainly would not make the same mistake. It’s ridiculous to have hidden this for so many years, my son, when he is old enough to understand, I will tell him, and indeed, I told him when he was 7-8 years old, today, he is 17 years old, and he is perfectly living this story, he finds it a beautiful story and there was no reason to hide it from me.»
«Ugly stories arise from the secrecy surrounding them. Many of my half-sisters are affected, for the majority, they learned about it as adults and it is very problematic, those who are doing well today are those who learned about it as children. There are three in our group and they do not feel the need to exchange with us today. It is not taboo for them.»
While waiting to reunite with the other 154 half-sisters and brothers, the 16 half-sisters, not all of whom live in Toulouse, hope to be able to meet this year.
«We have already tried, but yes, it would be our goal, all of us, to try to meet in a cottage, to do it halfway between the North and Toulouse and meet. It would be great.»
SOURCE
Ismaël Dupont
« Je suis Ismaël Dupont, Directeur de la Communication avec plus de 20 ans d’expérience en réputation d’entreprise, gestion de crise et stratégie digitale. J’ai dirigé des équipes dans des multinationales et des agences, conseillé des dirigeants et conçu des stratégies à fort impact. La transparence, l’innovation et l’utilisation de la communication comme avantage concurrentiel sont mes moteurs. »
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