Une tendance masculiniste sur les réseaux sociaux attise la violence contre les femmes. L’augmentation de la violence en ligne contre les femmes : une menace croissante.
En février, une Brésilienne de 20 ans a reçu 50 coups de couteau de la part d’un homme dont elle avait refusé les avances. Une agression qui est le symptôme d’une vague d’appels à aux violences masculinistes sur les réseaux sociaux.
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Des vidéos sur TikTok montrent des hommes en train de frapper et de poignarder des mannequins. (CAPTURE ERAN)
Il y a des «tendances» sur les réseaux sociaux qui tuent. Celle qui reprend le slogan : «Je m’entraîne au cas où elle dirait non» en est une. Ces vidéos reproduisent toujours le même scénario : un jeune homme, seul, pose le genou à terre et simule une demande mariage. Puis il se fige et commence à frapper, poignarder, ou même tirer au fusil sur une poupée qui représente la femme imaginaire qui a refusé ses avances. Ces contenus, repris par de nombreux hommes, parfois très jeunes, ont une audience croissante sur les plateformes, TikTok en tête, au Brésil et attise le mouvement masculiniste, y compris en France.
L’agression dramatique, très médiatisée, de la Brésilienne Alana Anisio Rosa, 20 ans, est un exemple parfait de la concrétisation de cette idéologie. Vendredi 6 février, la jeune femme a reçu 50 coups de couteau après avoir refusé les avances d’un homme qui lui envoyait des fleurs et des chocolats. Alana Anisio Rosa a survécu mais elle a été plongée dans un coma artificiel et subi plusieurs opérations avant de se remettre progressivement.
La mère de la victime a rapidement fait le rapprochement entre les contenus masculinistes que visionnait l’agresseur de sa fille avant son passage à l’acte, notamment ces vidéos où des hommes simulent une agression après une demande de mariage refusée. «Nous ne sommes en sécurité ni dans la rue, ni au travail, ni à la salle de sport, ni même chez nous. Cela ne peut rester impuni», souligne Alana Anisio Rosa dans une vidéo relayée par plusieurs médias brésiliens. Le procès de l’homme âgé de 22 ans s’est ouvert le 15 avril.
L’idéologie masculiniste s’est construite depuis les années 1980 en réaction au féminisme. Il «promeut une domination écrasante des hommes sur les femmes dans toutes les sphères de la société : économique, politique, sexuelle etc.», décrypte Lucie Daniel, responsable de plaidoyer d’étude chez Equipop, ONG féministe de solidarité internationale. Ce courant de pensée «incite à la haine et à la violence», poursuit-elle et trouve sur les réseaux sociaux une caisse de résonance inédite. «C’est une idéologie qui tue car des femmes ont été tuées dans plusieurs pays dans le monde au nom du masculinisme», insiste Lucie Daniel.
En 2025, le Brésil a enregistré un nombre record de féminicides : 1 586 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints ou ex. Le président Luiz Inacio Lula da Silva a estimé récemment que «les hommes sont de plus en plus inhumains et violents». Estela Bezerra, responsable de l’organe étatique chargé de la lutte contre les violences faites aux femmes, estime, quant à elle, que la misogynie en ligne joue «un rôle significatif» dans ces actes. «C’est avant tout un discours de haine. Il propage des valeurs qui menacent de ramener notre société à l’ère de la barbarie», explique-t-elle à l’AFP.
Ces appels à la violence sont très facilement accessibles sur les réseaux sociaux. Une étude récente de l’Université fédérale de Rio de Janeiro a montré que 123 chaînes YouTube contenant ce genre de discours avaient atteint 23 millions d’abonnés, c’est 18% de plus qu’il y a deux ans.
Ces contenus sont extrêmement violents et normalisent les agressions envers les femmes. Ils contribuent à propager une culture de la violence et du mépris envers les femmes. Il est crucial que les plateformes numériques prennent leur responsabilité et modèrent ces contenus. Les discours de haine en ligne doivent être combattus et les victimes de ces violences doivent être soutenues.
Les gouvernements ont également un rôle à jouer en légiférant contre ces discours de haine en ligne. La sécurité des femmes est en jeu, et des mesures doivent être prises pour protéger les citoyennes contre ces attaques. Le terrorisme misogyne est une réalité qui menace la société et doit être traité avec sérieux.
En février, une Brésilienne de 20 ans a été victime d’une agression brutale de la part d’un homme après avoir rejeté ses avances.
Ces contenus, populaires auprès de nombreux hommes, parfois très jeunes, ont gagné en popularité sur des plateformes telles que TikTok, en particulier au Brésil, et ont alimenté le mouvement masculiniste, y compris en France.
L’agression choquante de la jeune Brésilienne, Alana Anisio Rosa, 20 ans, est un exemple frappant des conséquences de cette idéologie. Après avoir refusé les avances d’un homme qui lui envoyait des fleurs et des chocolats, elle a été victime de 50 coups de couteau. Bien qu’elle ait survécu, Alana Anisio Rosa a dû être plongée dans un coma artificiel et subir plusieurs opérations avant de se rétablir progressivement.
La mère de la victime a rapidement fait le lien entre les contenus masculinistes que regardait l’agresseur de sa fille avant de passer à l’acte, en particulier ces vidéos où des hommes simulent une agression après s’être vu refuser une demande en mariage. Alana Anisio Rosa a souligné dans une vidéo relayée par plusieurs médias brésiliens : «Nous ne sommes en sécurité ni dans la rue, ni au travail, ni à la salle de sport, ni même chez nous. Cela ne peut rester impuni». Le procès de l’homme de 22 ans a débuté le 15 avril.
L’idéologie masculiniste s’est développée depuis les années 1980 en réaction au féminisme. Selon Lucie Daniel, responsable de plaidoyer à Equipop, une ONG féministe de solidarité internationale, elle «prône une domination écrasante des hommes sur les femmes dans toutes les sphères de la société : économique, politique, sexuelle, etc.». Cette pensée encourage la haine et la violence, et trouve sur les réseaux sociaux une audience sans précédent. Lucie Daniel insiste sur le fait que «c’est une idéologie qui tue, car des femmes ont été tuées dans plusieurs pays dans le monde au nom du masculinisme».
En 2025, le Brésil a enregistré un nombre record de féminicides, avec 1 586 femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints. Le président Luiz Inacio Lula da Silva a récemment déclaré que «les hommes sont de plus en plus inhumains et violents». Estela Bezerra, responsable de l’organe étatique chargé de lutter contre les violences faites aux femmes, estime que la misogynie en ligne joue un rôle significatif dans ces actes. Elle explique : «C’est avant tout un discours de haine. Il propage des valeurs qui menacent de ramener notre société à l’ère de la barbarie».
Ces appels à la violence sont largement accessibles sur les réseaux sociaux. Une étude récente de l’Université fédérale de Rio de Janeiro a révélé que 123 chaînes YouTube diffusant ce type de discours comptaient 23 millions d’abonnés, soit une augmentation de 18 % par rapport à il y a deux ans. Selon Lucie Daniel, ce phénomène prend de l’ampleur de manière «particulièrement rapide et brutale» dans le monde, avec différents groupes s’organisant pour s’opposer violemment aux avancées en matière de droits des femmes et d’égalité des genres. Les sénateurs brésiliens ont adopté un texte visant à classer la misogynie comme un crime similaire au racisme, passible de poursuites pénales, mais ce sujet divise le parlement et les médias brésiliens.
Ces appels à la violence sont relayés «de manière diffuse dans différentes couches de la société» par des hommes de tous âges, voire parfois par des personnalités politiques, comme Donald Trump. Lucie Daniel souligne qu’il est devenu un ambassadeur du masculinisme outre-Atlantique. Des responsables politiques français utilisent également la «rhétorique masculiniste», ce qui souligne la présence de cette idéologie sur les réseaux sociaux en France. Le Haut Conseil à l’Egalité (HCE) a appelé les autorités à mettre en place une stratégie nationale de prévention et de lutte contre le masculinisme, qu’il qualifie de «menace réelle».
Selon Lucie Daniel, les géants de la tech ont une responsabilité majeure dans la diffusion et la «survisibilité» de ces appels à la violence contre les femmes dans les algorithmes. Elle explique que certaines plateformes numériques ont même adopté idéologiquement le masculinisme, citant Elon Musk comme exemple. Elle dénonce le fait que le modèle économique de ces réseaux sociaux, basé sur la viralité, encourage la diffusion de contenus haineux, au détriment des femmes et de leur sécurité. Lucie Daniel appelle les plateformes à mieux modérer ces contenus masculinistes et à mieux soutenir les victimes de cette idéologie.
La spécialiste souligne également la responsabilité de chaque État et les encourage à légiférer contre les discours de haine en ligne contre les femmes. En France, des «attentats» inspirés par les mouvances anti-femmes sur les réseaux ont déjà été déjoués, et le terrorisme misogyne est considéré comme une menace pour la sécurité de l’État.
Une agression, symptôme d’une montée des appels à la violence masculiniste sur les réseaux sociaux, a récemment choqué l’opinion publique. Elle explique que différents groupes se mobilisent pour s’opposer violemment aux progrès en matière de droits des femmes et d’égalité des genres. Les sénateurs brésiliens ont récemment adopté une mesure visant à criminaliser la misogynie de la même manière que le racisme, avec des poursuites pénales à la clé. Cependant, cette question divise tant le parlement que les médias brésiliens.
Lucie Daniel souligne que ces appels à la violence sont largement répandus dans divers secteurs de la société, émanant d’hommes de tous âges et parfois même de personnalités politiques, comme Donald Trump. Elle mentionne que le masculinisme est devenu une idéologie influente aux États-Unis et en France, avec des politiciens français utilisant également cette rhétorique. Les réseaux sociaux français ne sont pas épargnés par cette idéologie, avec de nombreux comptes encourageant des comportements violents envers les femmes.
Elle souligne également le rôle crucial des géants de la technologie dans la diffusion et la promotion de ces discours haineux contre les femmes. Selon elle, certaines plateformes numériques ont même adopté idéologiquement le masculinisme, à l’instar d’Elon Musk. Elle appelle à une meilleure modération de ces contenus et à un soutien accru aux victimes de cette idéologie.
Enfin, Lucie Daniel appelle les États à légiférer contre les discours de haine envers les femmes en ligne, soulignant que des attaques inspirées par ces mouvances ont déjà été déjouées en France. Le terrorisme misogyne est ainsi considéré comme une menace pour la sécurité nationale.
Je suis Camille Dupont, professionnelle junior en communication digitale. Je crée et gère du contenu pour les réseaux sociaux et les médias en ligne, en combinant copywriting, narration visuelle et montage de base. Formée en communication audiovisuelle et titulaire d’un master en contenus digitaux, je suis motivée par le storytelling et par la connexion avec les jeunes audiences à travers du contenu créatif.
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