Un ressortissant britannique qui a voyagé sur le navire de croisière, avant de débarquer sur l’île Tristan da Cunha dans l’Atlantique sud, est considéré comme un cas suspect. Les soldats ont parcouru près de 10 000 km pour atteindre ce territoire britannique et livrer du matériel médical.
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C’est une opération digne d’un film d’action. Des parachutistes de l’armée britannique ont été largués sur l’île Tristan da Cunha, un confetti perdu au milieu de l’Atlantique Sud, pour y livrer du matériel médical. Une personne résidant sur l’île, de nationalité britannique, est en effet considérée comme un «cas suspect» du hantavirus, après avoir voyagé sur le MV Hondius, dont elle a débarqué lors d’une escale en avril. L’opération des parachutistes a été relatée par le ministère de la Défense britannique dans un communiqué dimanche 10 mai. Selon le tabloïd britannique The Sun, elle a eu lieu samedi.
L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) avait annoncé vendredi qu’un ressortissant britannique présent sur l’île était considéré comme un cas suspect d’hantavirus. Cette personne avait séjourné à bord du MV Hondius avant d’être débarquée mi-avril sur l’île, où elle réside. Un communiqué de la compagnie Oceanwide Expeditions, publié vendredi et relatant les étapes de la croisière sur laquelle s’est déclaré un foyer de hantavirus, mentionne une escale à Tristan da Cunha entre le 13 et le 16 avril, lors de laquelle une seule personne a débarqué, présentée comme membre de l’équipage.
Situé à plusieurs milliers de kilomètres des côtes africaines, l’île Tristan da Cunha est la seule île habitée de l’archipel du même nom, qui dépend du Royaume-Uni et compte 221 habitants. Le territoire habité le plus proche est la fameuse île de Sainte-Hélène, qui se situe à environ 2 400 km au nord, tandis que l’Afrique du Sud se trouve à près de 2 800 km à l’est. Une situation qui en fait le territoire le plus isolé au monde.
L’archipel volcanique, qui ne possède aucune piste d’atterrissage, n’est normalement accessible que par bateau, via des liaisons maritimes organisées depuis Le Cap, en Afrique du Sud, environ dix fois par an. Sa seule localité, Edimbourg des Sept Mers, est peuplée essentiellement de descendants de quelques familles installées sur l’île au XIXe siècle.
Mais face à la situation sanitaire urgente, le Royaume-Uni décidé d’organiser cette opération militaire qualifiée d’«exceptionnelle» par la ministre des Affaires étrangères britannique, Yvette Cooper. Les militaires britanniques ont d’abord parcouru 6 788 km depuis l’Angleterre jusqu’à l’île d’Ascension, une autre île de l’Atlantique, avant de voler encore 3 000 km pour atteindre leur destination. Un périple qui a nécessité le ravitaillement en plein vol l’avion A400M de la Royal Air Force transportant les militaires.
Six parachutistes et deux infirmiers militaires ont été parachutés sur Tristan da Cunha. Des réserves d’oxygène et du matériel médical ont également été largués. Selon le gouvernement britannique, il s’agit d’une première pour l’armée britannique dans le cadre d’une mission humanitaire de ce type.














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