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Le détroit d’Ormuz est toujours bloqué et les pays producteurs cherchent des alternatives pour transporter le pétrole. Une toute nouvelle route a été ouverte par la Syrie. C’est ainsi que des camions-citernes irakiens arrivent à faire sortir leurs barils.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
À travers l’Irak et la Syrie, d’interminables files de camions-citernes. Il y en a des milliers, pleins à ras bords de pétrole irakien. Pour contourner le blocage du détroit d’Ormuz, voici la nouvelle route au cœur du Moyen-Orient. 12 jours d’un voyage éreintant dans la chaleur, comme le confie un camionneur irakien à France Télévisions, mercredi 29 avril : «C’est vraiment dur, on n’a nulle part où dormir, pas d’hôtel, même pas de parking où s’arrêter.»
Depuis deux mois, la crise du détroit d’Ormuz ébranle le commerce mondial et fragilise plus encore les pays de la région. L’Irak notamment, dont l’économie dépend à 90 % du pétrole. Dans l’incapacité d’exporter par la mer les 4 millions de barils qu’elles produisent chaque jour, les compagnies irakiennes ont dû trouver dans l’urgence une autre route, terrestre cette fois-ci. Sur les réseaux sociaux, des chauffeurs irakiens montrent leur nouvelle feuille de route. Cargaison : pétrole; destination : Syrie. D’après les recherches de France Télévisions, les convois chargent leurs cargaisons dans les champs de pétrole de Kirkouk au nord, ou Bassorah au sud. Les camions sont si nombreux qu’au poste frontière syrien d’Al-Tanf, l’attente peut durer des jours avant de rejoindre, après 1 200 km de périple, le terminal pétrolier syrien de Banias, sur la Méditerranée.
Une nouvelle route du pétrole synonyme pour la Syrie de contrats avantageux. Le directeur général adjoint de la Syrian Petroleum Company, Ahmed Qubaji, a révélé que la Syrie utilise une partie du pétrole irakien pour ses propres besoins et exporte le reste. Cela est confirmé par le voyage du pétrolier Asahi Princess, qui transporte du pétrole irakien vers le port espagnol de Tarragone, marquant ainsi le début de l’exportation terrestre de pétrole irakien.
Cependant, selon Sylvain Domergue, géographe et enseignant à Sciences Po Bordeaux, la solution de transporter du pétrole par des milliers de camions-citernes à travers le Moyen-Orient ne peut résoudre la crise du détroit d’Ormuz. Il explique qu’il faudrait un nombre considérable de camions pour remplir un seul tanker standard, une quantité que l’Irak et la Syrie ne semblent pas pouvoir fournir.
Face au blocage du détroit d’Ormuz, les pays exportateurs de pétrole de la région se retrouvent dans une impasse. Les oléoducs, qui sont un autre moyen de transporter des hydrocarbures, sont déjà utilisés à pleine capacité. Malgré l’ouverture d’une nouvelle route par la Syrie pour permettre aux camions-citernes irakiens de sortir leur pétrole, la crise persiste.
Les camionneurs irakiens font face à des conditions difficiles lors de leur voyage à travers l’Irak et la Syrie, transportant des barils de pétrole sur une route terrestre éreintante. La crise du détroit d’Ormuz a gravement perturbé le commerce mondial et mis en péril l’économie de pays comme l’Irak, qui dépend fortement du pétrole pour ses revenus.
Cette nouvelle route du pétrole est une aubaine pour la Syrie, qui bénéficie de contrats avantageux grâce à l’utilisation du pétrole irakien pour ses besoins internes. Cependant, les défis logistiques et la capacité limitée des camions-citernes soulignent les limites de cette solution pour contourner le blocage du détroit d’Ormuz.
En conclusion, malgré les efforts des pays exportateurs de pétrole de la région pour trouver des alternatives au transport maritime via le détroit d’Ormuz, il semble que les défis logistiques et les limitations des moyens de transport disponibles rendent la résolution de la crise difficile.
SOURCE
Camille Dupont
Je suis Camille Dupont, professionnelle junior en communication digitale. Je crée et gère du contenu pour les réseaux sociaux et les médias en ligne, en combinant copywriting, narration visuelle et montage de base. Formée en communication audiovisuelle et titulaire d’un master en contenus digitaux, je suis motivée par le storytelling et par la connexion avec les jeunes audiences à travers du contenu créatif.














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