Nouvel exode massif d’Ukrainiens face à l’avancée des troupes russes

Les centres d’accueil à l’arrière de la ligne de front voient de plus en plus de réfugiés affluer.


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Le centre de réfugiés de Lozova accueille de plus en plus de déplacés face à l’avancée des troupes russes. (ED JONES / AFP)

«La ligne de front se rapproche«. En Ukraine, l’étau russe se resserre autour des villes Kramatorsk et Sloviansk. Après la chute de Pokrovsk en janvier dernier, les Ukrainiens se préparent à la défense de l’ultime verrou stratégique du Donbass, une aire urbaine dans laquelle résident toujours 100 000 civils désormais exposés aux drones kamikazes et à l’intensification des bombardements. Dans la région, les minibus se suivent. À bord, on retrouve des familles, de nombreuses personnes âgées. Tous ont les bras chargés de sacs dans lesquels a été enfoui à la va-vite le nécessaire pour quelques jours.

Tous finissent leur voyage au centre d’accueil de Lozova, ville à 90 kilomètres en retrait du front. «Depuis un mois, 250 personnes arrivent tous les jours, note Alyssa, la responsable du centre humanitaire. C’est à cause de l’intensification des bombardements. Les gens évacuent des zones dangereuses.» Déjà, la responsable du centre s’attend à voir ces flux augmenter avec quotidiennement «400 à 500 personnes». «Nous nous y préparons. Mais nous ne pouvons pas dire comment la situation évoluera.»

Parmi ces personnes évacuées, on retrouve Oksanna, la trentaine. Elle s’enregistre auprès d’un travailleur du centre sous l’œil désorienté de ses deux fils de 8 et 16 ans. «On a pris les documents, ainsi que quelques affaires pour les premiers temps, et ensuite, on verra. Nous avons trouvé une maison dans la région de Poltava, nous allons chercher du travail. Là-bas, il y a des fermiers. On pense que ça devrait marcher.»

À l’étage, Dimitri, 21 ans, accommode un lit de camp pour la nuit. Il a suivi sa famille et laissé derrière lui sa bande de copains et ses rêves de musique. «C’est triste. Mais ce n’est pas la première fois que nous partons : c’est déjà la deuxième, donc je le vis autrement. En 2022, la première fois, tout le monde espérait encore que la paix reviendrait vite. Ce n’est malheureusement pas le cas. Là, c’est angoissant, parce qu’on ne sait pas vraiment où on va. Mais c’est pire pour ma grand-mère, elle, a vécu toute sa vie à Kramatorsk. Pour elle, c’est beaucoup plus lourd en émotions…»

«Ils ont eu peur de me laisser seul», soupire la grand-mère, Valeria. Elle l’assure, elle s’était habituée aux fracas quotidiens des explosions. «Ils m’ont entraînée avec eux, vous comprenez ? Chez eux, ça tombait tout près, vraiment juste à côté, dans la cour, et ils ont eu peur donc j’ai dû partir.

Mais moi, je ne voulais pas.» Valeria qui ne perd pas espoir : «Nous reviendrons, et nous trinquerons à la victoire».

Les centres d’accueil à l’arrière de la ligne de front voient affluer de plus en plus de réfugiés.

Publié le 27/04/2026 12:59 Mis à jour le 27/04/2026 14:59 Temps de lecture : 2min

Le centre de réfugiés de Lozova accueille de plus en plus de déplacés face à l’avancée des troupes russes. (ED JONES / AFP)

«La ligne de front se rapproche». En Ukraine, l’étau russe se resserre autour des villes Kramatorsk et Sloviansk. Après la chute de Pokrovsk en janvier dernier, les Ukrainiens se préparent à la défense de l’ultime verrou stratégique du Donbass, une aire urbaine dans laquelle résident toujours 100 000 civils désormais exposés aux drones kamikazes et à l’intensification des bombardements. Dans la région, les minibus se suivent. À bord, on retrouve des familles, de nombreuses personnes âgées. Tous ont les bras chargés de sacs dans lesquels a été enfoui à la va-vite le nécessaire pour quelques jours.

Tous finissent leur voyage au centre d’accueil de Lozova, ville à 90 kilomètres en retrait du front. «Depuis un mois, 250 personnes arrivent tous les jours, note Alyssa, la responsable du centre humanitaire. C’est à cause de l’intensification des bombardements. Les gens évacuent des zones dangereuses.» Déjà, la responsable du centre s’attend à voir ces flux augmenter avec quotidiennement «400 à 500 personnes». «Nous nous y préparons. Mais nous ne pouvons pas dire comment la situation évoluera.»

Parmi ces personnes évacuées, on retrouve Oksanna, la trentaine. Elle s’enregistre auprès d’un travailleur du centre sous l’œil désorienté de ses deux fils de 8 et 16 ans. «On a pris les documents, ainsi que quelques affaires pour les premiers temps, et ensuite, on verra. Nous avons trouvé une maison dans la région de Poltava, nous allons chercher du travail. Là-bas, il y a des fermiers. On pense que ça devrait marcher.»

À l’étage, Dimitri, 21 ans, accommode un lit de camp pour la nuit. Il a suivi sa famille et laissé derrière lui sa bande de copains et ses rêves de musique. «C’est triste. Mais ce n’est pas la première fois que nous partons : c’est déjà la deuxième, donc je le vis autrement. En 2022, la première fois, tout le monde espérait encore que la paix reviendrait vite. Ce n’est malheureusement pas le cas. Là, c’est angoissant, parce qu’on ne sait pas vraiment où on va. Mais c’est pire pour ma grand-mère, elle, a vécu toute sa vie à Kramatorsk. Pour elle, c’est beaucoup plus lourd en émotions…»

«Ils ont eu peur de me laisser seul», soupire la grand-mère, Valeria. Elle l’assure, elle s’était habituée aux fracas quotidiens des explosions. «Ils m’ont entraînée avec eux, vous comprenez ? Chez eux, ça tombait tout près, vraiment juste à côté, dans la cour, et ils ont eu peur donc j’ai dû partir. Valeria insiste, «Mais moi, je ne voulais pas abandonner.» Malgré les circonstances difficiles, elle garde espoir et déclare avec détermination, «Nous reviendrons, et nous trinquerons à la victoire.»

Les centres d’accueil situés à l’arrière de la ligne de front sont de plus en plus submergés par l’arrivée massive de réfugiés fuyant les zones de conflit. La situation se détériore en Ukraine, avec l’avancée des troupes russes vers les villes de Kramatorsk et Sloviansk. Les Ukrainiens se préparent à défendre le dernier bastion du Donbass, où résident encore 100 000 civils exposés aux attaques aériennes et aux bombardements.

Les déplacements massifs de populations vers des zones plus sûres sont devenus monnaie courante. Les familles, souvent accompagnées de personnes âgées, arrivent au centre d’accueil de Lozova, épuisées mais soulagées d’être en sécurité pour le moment. Alyssa, responsable du centre, témoigne de l’augmentation constante du nombre de réfugiés, due à l’intensification des attaques. Elle se prépare à accueillir jusqu’à 500 personnes par jour, sans savoir comment la situation évoluera.

Parmi les déplacés se trouve Oksanna, qui espère trouver du travail dans la région de Poltava pour reconstruire sa vie. Dimitri, lui, laisse derrière lui ses rêves de musique pour suivre sa famille en quête de sécurité. La grand-mère de Dimitri, Valeria, exprime sa tristesse face à cet exode forcé, mais reste déterminée à ne pas abandonner. Malgré les difficultés, elle garde espoir en un retour triomphant et à la victoire.

La guerre en Ukraine continue de causer des souffrances et des déplacements massifs de population. Les civils, pris au piège de la violence, cherchent désespérément un refuge, comme le centre d’accueil de Lozova. Dans l’incertitude et la peur, ces personnes gardent espoir en un avenir meilleur, où la paix et la victoire seront au rendez-vous.

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