Frédéric Beigbeder partage le calvaire d’anciens élèves de Sorèze, victimes de violences, dans son dernier livre intitulé «Un homme seul», paru début janvier 2025

«Un homme seul», c’est le titre du dernier livre de Frédéric Beigbeder, paru début janvier 2025. L’écrivain y lève le voile sur son père, passé par l’école de Sorèze dans le Tarn. Dans la foulée des révélations sur Bétharram et autres, d’anciens élèves témoignent de violences. Terrifiant, nous dit l’écrivain.

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Le père de Frédéric Beigbeder est décédé en septembre 2024. Trois mois plus tard, l’écrivain retrace son parcours dans un livre intitulé «Un homme seul». Un homme qui a connu le pensionnat de l’école de Sorèze, à l’âge de huit ans. Un établissement, comme beaucoup d’autres à l’image de Bétharram, où «les violences physiques étaient monnaie courante«. Une école militaire à l’époque qui laisse de bien mauvais souvenirs chez d’anciens élèves. Le récit de Frédéric Beigbeder fait écho et la parole se libère.

Frédéric Beigbeder s’est heurté à une sorte de mur de silence dès qu’il a cherché à savoir ce qui se passait derrière les murs de l’école et du pensionnat de Sorèze. Son père ne s’épanchait guère sur le sujet. «J’ai commencé par recevoir des courriers disant que je me trompais, que j’exagérais, que j’étais mythomane, que je voulais faire du sensationnel, raconte Frédéric Beigbeder. Et puis, après j’ai commencé à recevoir d’autres types de lettre d’anciens élèves complètement traumatisés par le souvenir de Sorèze. Ils ont visiblement subi de très mauvais traitements dans cette école. C’est ce que je soupçonnais pour mon père qui n’en parlait pas, mais je le devinais. Et ça se confirme en ce moment.«

Le père de l’écrivain est envoyé à Sorèze à l’âge de 8 ans, en 1946. L’abbaye-école abrite un cachot.»Il était officiel, ça s’appelait le séquestre. C’est une pièce très étroite, très froide où l’on enfermait les élèves turbulents. Ils étaient tout seuls à l’isolement. On leur parlait à travers une grille. Et pour seul meuble, il y avait une bûche collée au sol, nous raconte l’écrivain. Tout cela n’est même pas caché, c’est ça qui est dingue. Tous les anciens élèves le connaissent. Ils n’y sont pas tous allés, mais ils savaient que cela existait

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As in many institutions at the time, physical violence was common. «Sorèze being a military boarding school, it was even tougher. You had to march for hours. You had to stand at attention for hours, in the blazing sun or in the middle of the night, at 2 am, in the rain.» And then there were the hazing rituals among students.

«Imagine my father, at the age of 8, in 1946, in a place like that, for me, it explains his whole life actually,» the writer tells us. For Frédéric Beigbeder, this newfound voice can help understand the journeys of generations of men.

Jean-Michel Beigbeder only left his boarding school in Tarn twice a year to go home. At Christmas and for the summer holidays. «Just that, it’s a great pain,» his son believes today. «And if on top of that you are humiliated, beaten, or worse, your life is altered. In fact, a testimony I received later on speaks of three suicides in his class. These are shattered lives. These are broken men.«

While the acts of violence are far too distant to be judged, and even though the Sorèze school closed its doors over thirty years ago in 1991, it is still important for this voice to be heard. «It’s for memory, to better understand these men of the post-war and 60s era. It’s to analyze our society and perhaps also our masculinity,» Frédéric Beigbeder suggests.

«Perhaps this is the explanation for several generations of men who sometimes had lives in search of pleasure or comfort. People incapable of communicating, like my father, a bit locked in themselves. Very secretive, very reserved, unable to express their love. When you’ve been deprived of it at an early age, when you’ve been mistreated early on, it’s also something you pass on to the next generations,» he adds.

For the writer, it is healthy that voices are being heard and testimonies are coming out. And we should not be afraid to analyze what happened. Along with his partner, Frédéric Beigbeder is calling for more testimonies through a Facebook group of former Sorèze students who were victims of violence.

in the letters I receive, it’s terrifying» – Frédéric Beigbeder recounts the ordeal of former Sorèze students who were victims of violence. L’écrivain nous dit que c’est terrifiant. Frédéric Beigbeder, accompagné de sa compagne, a lancé un appel à d’autres témoignages via un groupe Facebook regroupant d’anciens élèves de Sorèze qui ont été victimes de violences. Leur initiative vise à donner la parole à ceux qui ont souffert de traitements inappropriés dans cet établissement.

Le dernier livre de Frédéric Beigbeder, intitulé «Un homme seul» et publié en janvier 2025, met en lumière l’histoire de son père qui a fréquenté l’école de Sorèze, située dans le Tarn. Suite aux révélations sur les abus à Bétharram et dans d’autres établissements, d’anciens élèves ont décidé de partager leurs expériences de violences. L’écrivain décrit ces témoignages comme étant terrifiants.

Le père de Frédéric Beigbeder est décédé en septembre 2024, et son livre explore les souvenirs de ce dernier lors de son passage à Sorèze à l’âge de huit ans. Il évoque les violences physiques qui étaient monnaie courante dans cet établissement, qui était similaire à d’autres écoles comme Bétharram. Ces expériences douloureuses ont laissé des séquelles chez de nombreux anciens élèves, et le récit de Frédéric Beigbeder a encouragé d’autres personnes à briser le silence.

Frédéric Beigbeder a rencontré de la résistance lorsqu’il a tenté d’en savoir plus sur les abus qui se déroulaient à Sorèze. Son père n’abordait pas ce sujet, ce qui l’a poussé à enquêter davantage. Il a reçu initialement des courriers niant les allégations et remettant en question sa démarche. Cependant, d’anciens élèves traumatisés ont commencé à lui écrire pour partager leurs propres histoires de maltraitance à Sorèze. Ces récits ont confirmé les soupçons de l’écrivain quant aux mauvais traitements subis par son père et d’autres élèves dans cet établissement.

L’époque où les garçons étaient considérés comme des animaux à dresser justifiait, selon Frédéric Beigbeder, l’utilisation de la force physique pour les discipliner. Cette culture de la violence a laissé des cicatrices profondes chez de nombreux anciens élèves, qui cherchent désormais à partager leurs témoignages pour briser le silence et obtenir justice. Parfois, la situation était encore plus grave que cela.

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