Alors que les proches du jeune militant identitaire accusent des membres de la Jeune Garde d’avoir participé à son agression jeudi soir, les liens entre ce collectif antifasciste et LFI sont mis en avant.
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La France insoumise sur la défensive. La mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans agressé jeudi à Lyon en marge d’une conférence de la députée européenne LFI Rima Hassan, contre lequel protestait le collectif identitaire Némésis, a suscité de très nombreuses réactions. Si la classe politique a unanimement condamné cette agression mortelle, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon se retrouve sous le feu des critiques, accusé de complaisance avec la violence politique véhiculée par des groupuscules d’extrême gauche.
«C’est l’ultragauche qui manifestement a tué», a déclaré Gérald Darmanin dimanche 15 février, au lendemain de la mort du jeune homme, pointant «une complaisance de La France insoumise pour la violence». «Ce n’est pas la police qui tue en France mais l’extrême gauche», a tweeté Bruno Retailleau en commentaire d’un post de Jean-Luc Mélenchon. Sur le même réseau X, Marine Le Pen a évoqué «des milices d’extrême gauche (…) s’appuyant sur la complaisance et le soutien de partis tels que La France insoumise».
Invité du «8h30» de franceinfo dimanche, Othman Nasrou, secrétaire général de LR a estimé que «La France insoumise cré[ait] le terreau fertile à cette ultraviolence». «Oui, la France insoumise porte une très lourde responsabilité, charrie autour d’elle des groupuscules d’ultragauche qui sont capables de se rendre coupable d’actes aussi ignobles que cela», a ajouté ce proche de Bruno Retailleau.
Sur quoi ces commentaires s’appuient-ils, alors que pour l’heure la justice n’évoque pas l’identité des agresseurs et laisse le soin à l’enquête de déterminer les circonstances de ce drame ? Pour les adversaires de La France insoumise, il s’agit d’établir un lien entre la Jeune Garde, collectif antifasciste dont Nemésis accuse des membres d’avoir participé aux violences perpétrées contre Quentin Deranque, et le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Némésis cible notamment Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Par la voix de son avocat, l’intéressé «dément formellement être responsable» de la mort de Quentin Deranque. Se disant «menacé de mort par l’extrême droite» et dans l’incapacité d'»assurer ses fonctions correctement», il a annoncé dimanche se retirer de ses fonctions d’assistant parlementaire «le temps de l’enquête».
Car le fondateur de ce collectif antifasciste, Raphaël Arnault, a été élu député du Vaucluse en 2024 sous l’étiquette LFI. Sa candidature avait créé la polémique car il était fiché S en raison de ses engagements politiques à l’ultragauche. Depuis, il était régulièrement ciblé par les adversaires politiques de LFI comme un des éléments participant à la violence du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Sa condamnation à quatre mois de prison avec sursis pour des faits de violences volontaires en réunion a été confirmée en décembre 2025, pour des faits remontant à 2021 lors d’une action à Lyon contre un rassemblement d’identitaires.
L’organisation la Jeune Garde a été créée en 2018 à Lyon pour lutter contre le «Bastion social», mouvement identitaire d’extrême droite dissous en 2019. Elle revendique un combat actif contre l’extrême droite dans l’espace public.
Raphaël Arnault a réagi samedi soir sur X, exprimant son profond choc et dégoût suite à la mort de Quentin. Le président du RN, Jordan Bardella, a également demandé la dissolution du groupuscule en question. La Jeune Garde avait contesté cette dissolution, soutenue par le groupe LFI à l’Assemblée nationale. Jean-Luc Mélenchon avait également exprimé son soutien à l’organisation. Les élus LFI ont pris leurs distances avec les agresseurs de Quentin et ont rejeté tout lien avec leur mouvement. En meeting à Montpellier, Mélenchon a dénoncé l’usage de la violence en politique et a réagi vivement aux accusations portées contre son parti. Plusieurs permanences LFI ont été vandalisées depuis l’incident. La permanence du député LFI Aurélien Le Coq à Lille a subi des dégradations dans la nuit de vendredi à samedi. La condamnation à quatre mois de prison avec sursis pour des faits de violences volontaires en réunion a été confirmée en décembre 2025, pour des événements survenus en 2021 lors d’une action à Lyon contre un rassemblement d’identitaires.
La Jeune Garde, une organisation créée en 2018 à Lyon pour lutter contre le mouvement identitaire d’extrême droite dissous «Bastion social» en 2019, a revendiqué un engagement actif contre l’extrême droite dans l’espace public. Sa stratégie repose sur une présence offensive sur le terrain. Raphaël Arnault a réagi samedi soir sur X, exprimant son «horreur» et son «dégoût» après la mort de Quentin.
Le président du RN, Jordan Bardella, a demandé sur X que la dissolution de la Jeune Garde soit enfin effectuée. Lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau avait lancé une procédure de dissolution contre l’organisation en juin 2025, motivée par des agissements violents contre les personnes en vue d’affrontements avec des groupes d’extrême droite adverses.
La Jeune Garde avait contesté cette dissolution auprès du Conseil d’Etat. Une audience prévue pour le 11 février a été reportée. Le groupe LFI à l’Assemblée nationale a exprimé son soutien au collectif créé par Raphaël Arnault, soulignant son rôle essentiel dans la lutte contre l’extrême droite violente en France.
Jean-Luc Mélenchon avait également exprimé son soutien à la Jeune Garde avant même que la menace de dissolution ne soit évoquée. Les élus LFI ont présenté leurs condoléances à la famille du militant identitaire décédé et ont rejeté tout lien entre leur mouvement et les événements à Lyon.
En meeting à Montpellier, Jean Luc Mélenchon a condamné l’usage de la violence en politique et exprimé son empathie pour la famille de la victime. Il a également critiqué les prises de parole visant à lier son mouvement aux événements à Lyon, dénonçant un matraquage médiatique appelant à la haine contre eux.
Plusieurs permanences LFI ont été vandalisées depuis jeudi, avec des actes de violence et de dégradation. Les élus LFI ont condamné ces actes et ont souligné qu’ils n’avaient aucun lien avec les événements survenus à Lyon.
Alors que les proches du jeune militant identitaire accusent des membres de la Jeune Garde d’avoir participé à son agression jeudi soir, les liens entre ce collectif antifasciste et LFI sont mis en avant.
Sa stratégie repose sur une présence offensive sur le terrain. Raphaël Arnault a réagi samedi soir sur X, exprimant son profond choc et dégoût après la mort de Quentin.
Dans un post sur le réseau X, le président du RN, Jordan Bardella, a demandé que la dissolution de ce groupuscule soit enfin réalisée. Lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau avait initié une procédure de dissolution contre la Jeune Garde en juin 2025, invoquant des actions violentes contre des individus pour provoquer des affrontements avec des groupes d’ultradroite.
La Jeune Garde avait contesté cette dissolution devant le Conseil d’État. Les députés LFI ont exprimé leur soutien au collectif créé par Raphaël Arnault, soulignant son rôle crucial dans la lutte contre l’extrême droite en France.
Jean-Luc Mélenchon avait également exprimé son soutien à cette organisation avant même que la menace de dissolution ne se concrétise. Les élus LFI ont exprimé leurs condoléances à la famille du militant identitaire et rejeté tout lien entre leur mouvement et les événements à Lyon.
En meeting à Montpellier, Jean Luc Mélenchon a dénoncé la violence en politique et a affirmé que son mouvement était injustement accusé. Plusieurs permanences LFI ont été vandalisées depuis jeudi, suscitant des réactions indignées de la part des membres du parti.
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