La plus grande maison d’édition de Russie perquisitionnée pour «diffusion de littérature LGBT»

Moscou interdit toute «propagande LGBT» depuis 2022 et a durci sa rhétorique contre les minorités sexuelles depuis le début de la guerre en Ukraine.


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Des policiers russes montent la garde devant les bureaux du détaillant russe Wildberrie le 18 septembre 2024 à Moscou (Russie). (ALEXANDER NEMENOV / AFP)

Des perquisitions ont eu lieu mardi 21 avril au sein de la plus grande maison d’édition de Russie, Eksmo, dans le cadre d’une affaire pénale concernant la «diffusion de littérature LGBT», a rapporté l’agence de presse étatique TASS. Les forces de l’ordre ont effectué des perquisitions à plusieurs adresses de cette maison d’édition, fondée en 1991 et qui publie toutes sortes de livres pour adultes et pour enfants.

Le directeur général d’Eksmo, Evguéni Kapiev, était visé par ces investigations, selon une source au sein des forces de l’ordre citée par l’agence. En mai 2025, une dizaine d’employés d’Eksmo, dont le directeur de la distribution, avaient été arrêtés après des perquisitions dans le cadre d’une affaire de «propagande LGBT». L’affaire concernait, selon les médias, les livres d’une autre maison d’édition, Popcorn, travaillant sous le parapluie d’Eksmo et qui publiait notamment des ouvrages faisant référence aux personnes LGBT+. En janvier 2023, la maison d’édition était devenue la première maison d’édition russe à être poursuivie pour «propagande LGBT», après la plainte d’un député.

Le Kremlin a durci sa rhétorique conservatrice depuis le début de l’offensive russe contre l’Ukraine il y a plus de quatre ans, faisant du conflit une bataille contre l’Occident et ses valeurs jugées décadentes. Signe de la répression des minorités sexuelles en Russie, la Cour suprême avait banni fin 2023 le «mouvement international LGBT» pour «extrémisme», une formulation floue ouvrant la porte à de lourdes peines de prison. Dans la lignée d’un resserrement général dans la société suite à l’attaque contre l’Ukraine, la législation russe avait déjà été considérablement élargie fin 2022 pour interdire toute forme de «propagande» LGBT+ dans les médias, sur internet, dans les livres et les films.

Moscou interdit toute «propagande LGBT» depuis 2022 et a durci sa rhétorique contre les minorités sexuelles depuis le début de la guerre en Ukraine.

Des perquisitions ont eu lieu mardi 21 avril au sein de la plus grande maison d’édition de Russie, Eksmo, dans le cadre d’une affaire pénale concernant la «diffusion de littérature LGBT», a rapporté l’agence de presse étatique TASS. Les forces de l’ordre ont effectué des perquisitions à plusieurs adresses de cette maison d’édition, fondée en 1991 et qui publie toutes sortes de livres pour adultes et pour enfants. Le directeur général d’Eksmo, Evguéni Kapiev, était visé par ces investigations, selon une source au sein des forces de l’ordre citée par l’agence. En mai 2025, une dizaine d’employés d’Eksmo, dont le directeur de la distribution, avaient été arrêtés après des perquisitions dans le cadre d’une affaire de «propagande LGBT». L’affaire concernait, selon les médias, les livres d’une autre maison d’édition, Popcorn, travaillant sous le parapluie d’Eksmo et qui publiait notamment des ouvrages faisant référence aux personnes LGBT+. En janvier 2023, la maison d’édition était devenue la première maison d’édition russe à être poursuivie pour «propagande LGBT», après la plainte d’un député.

Le Kremlin a durci sa rhétorique conservatrice depuis le début de l’offensive russe contre l’Ukraine il y a plus de quatre ans, faisant du conflit une bataille contre l’Occident et ses valeurs jugées décadentes. Signe de la répression des minorités sexuelles en Russie, la Cour suprême avait banni fin 2023 le «mouvement international LGBT» pour «extrémisme», une formulation floue ouvrant la porte à de lourdes peines de prison. Dans la foulée d’un tour de vis général dans la société après l’assaut contre l’Ukraine, la législation russe avait déjà été considérablement élargie fin 2022 pour interdire toute forme de «propagande» LGBT+ dans les médias, sur internet, dans les livres et les films. Keep the exact anchor texts of the links on

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