«Pour assurer la sécurité de la star, McGregor embauche un ancien militaire à la retraite, Jean-Marie, rencontré quelques semaines plus tôt. Le garde du corps recrute à son tour huit agents de sécurité, loue une villa pour l’actrice, réserve un hôtel entier pour toute l’équipe du film… Pour couvrir ses dépenses, Alan McGregor lui remet un chèque de 30 500 euros.»
Le jour J, à 21 heures, Julia Roberts est attendue à l’aéroport par un impressionnant comité d’accueil, composé d’Alan McGregor, Jean-Marie et ses huit agents. Les heures défilent, aucun avion à l’horizon. Soudain, un coup de fil fait tout basculer. Au téléphone (dit Jollois-McGregor à l’équipe), l’agent de la star, qui s’excuse : «Désolé, elle ne viendra pas ce soir.» Ce n’est que partie remise, veut croire Jean-Marie.
Jusqu’au jour où lui aussi reçoit un coup de fil… de sa banque : le chèque de 30 500 euros était sans provision. Furieux, «écœuré», encore marqué par cet épisode vingt-cinq ans plus tard, Jean-Marie se confie anonymement : «C’est un gros mytho, c’est un arnaqueur, c’est un voleur. Moi, j’ai perdu de l’argent, plus ou moins mon honneur, plus ou moins ma capacité de vivre, de faire confiance aux gens.»
Interpellé, Alain Jollois comparaîtra en février 2005 devant le tribunal de Périgueux pour escroquerie. Il sera condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis. Cette affaire l’a fait sortir de l’anonymat. Comment continuer à mener grand train, tout en passant sous les radars ?
A suivre dans «Alain Jollois, profession imposteur», diffusé dans «Affaires sensibles», une coproduction France Télévisions, France Inter et l’INA, adaptée d’une émission de France Inter.
> Les replays des magazines d’info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo, rubrique «Les émissions».
«Alors là, mazette… réagit Boz. C’est pas du lourd, ça, dans le Périgord ?» Et ce n’est pas fini. Une star hollywoodienne serait en train de signer pour le rôle principal dans Le Fauteuil vert : Julia Roberts. Et elle allait bientôt atterrir en personne dans la région…
Pour assurer la sécurité de la star, McGregor embauche un ancien militaire à la retraite, Jean-Marie, rencontré quelques semaines plus tôt. Le garde du corps recrute à son tour huit agents de sécurité, loue une villa pour l’actrice, réserve un hôtel entier pour toute l’équipe du film… Pour couvrir ses dépenses, Alan McGregor lui remet un chèque de 30 500 euros.
Le jour J, à 21 heures, Julia Roberts est attendue à l’aéroport par un impressionnant comité d’accueil, composé d’Alan McGregor, Jean-Marie et ses huit agents. Les heures défilent, aucun avion à l’horizon. Soudain, un coup de fil fait tout basculer. Au téléphone (dit Jollois-McGregor à l’équipe), l’agent de la star, qui s’excuse : «Désolé, elle ne viendra pas ce soir.» Ce n’est que partie remise, veut croire Jean-Marie.
Jusqu’au jour où lui aussi reçoit un coup de fil… de sa banque : le chèque de 30 500 euros était sans provision. Furieux, «écœuré», encore marqué par cet épisode vingt-cinq ans plus tard, Jean-Marie se confie anonymement : «C’est un gros mytho, c’est un arnaqueur, c’est un voleur. Moi, j’ai perdu de l’argent, plus ou moins mon honneur, plus ou moins ma capacité de vivre, de faire confiance aux gens.»
Interpellé, Alain Jollois comparaîtra en février 2005 devant le tribunal de Périgueux pour escroquerie. Il sera condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis. Cette affaire l’a fait sortir de l’anonymat. Comment continuer à mener grand train, tout en passant sous les radars ?
A suivre dans «Alain Jollois, profession imposteur», diffusé dans «Affaires sensibles», une coproduction France Télévisions, France Inter et l’INA, adaptée d’une émission de France Inter.
> Les replays des magazines d’info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo, rubrique «Les émissions«.














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