Le procès commence, «c’est très difficile pour la famille», dit la sœur du professeur décapité.

Gaëlle Paty, la sœur de Samuel Paty, était présente, dimanche 25 janvier, au festival de la biographie de Nîmes pour dédicacer son livre «Samuel Paty : un procès pour l’avenir». Une rencontre organisée à la veille de l’ouverture du procès en appel de quatre des huit personnes condamnées pour leur rôle dans l’assassinat du professeur d’histoire-géographie, décapité le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine.

«Le hall de la laïcité a été inauguré il y a un an avec trois fresques pour rappeler ce qu’est la laïcité, notamment le portrait de Samuel Paty au sein de notre établissement», explique-t-elle.


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La soeur de Samuel Paty, Gaëlle Paty, était présente au salon de la biographie de Nîmes, ce dimanche 25 janvier.



©FTV.

Sur le terrain, cinq ans après le drame, les enseignants restent profondément marqués. «C’est pour ça que c’est important pour eux aussi de dépasser cette émotion initiale pour pouvoir agir sur le terrain, parce que quelque part, on a besoin d’eux pour qu’il se passe quelque chose auprès de nos jeunes dans les établissements scolaires», souligne Gaëlle Paty.

Libraire de profession, elle revient aussi sur l’épreuve que représente ce nouveau procès en appel.

«Un procès en assises «terroriste», c’est violent par les faits, mais aussi par les hommes qui sont présents dans cette cour, qui vont se défendre parfois avec beaucoup de malhonnêteté ou d’agressivité, voire avec une stratégie de défense qui consiste à dire que le cours de mon frère aurait été discriminatoire et islamophobe, et qu’il l’aurait entre guillemets «mérité».

C’est violent pour la famille, c’est violent pour les parties civiles en général.

Gaëlle Paty, auteure du livre «Samuel Paty : un procès pour l’avenir».

Après ce second procès, Gaëlle Paty espère voir son frère honoré pour son engagement d’enseignant. Elle demande sa panthéonisation, comme symbole pour l’ensemble des professeurs en France.

at the festival. Elle évoque le combat qu’elle mène pour honorer la mémoire de son frère. Elle explique que le hall de la laïcité a été inauguré il y a un an avec trois fresques, dont le portrait de Samuel Paty, pour rappeler les valeurs de la laïcité au sein de leur établissement.

Sur le terrain, cinq ans après le drame, les enseignants restent profondément marqués. Gaëlle Paty souligne l’importance pour eux de dépasser l’émotion initiale afin d’agir efficacement auprès des jeunes dans les établissements scolaires. En tant que libraire, elle évoque également l’épreuve que représente le nouveau procès en appel, qualifié de «violent» par les faits et les hommes présents dans la cour de justice.

Elle dénonce la stratégie de défense consistant à discréditer le cours de son frère en le qualifiant d’islamophobe, une accusation qu’elle juge malhonnête et agressive. Gaëlle Paty, auteure du livre «Samuel Paty : un procès pour l’avenir», souligne la violence que ce procès représente pour sa famille et pour les parties civiles en général.

Après ce second procès, Gaëlle Paty espère que son frère sera honoré pour son engagement en tant qu’enseignant. Elle plaide pour sa panthéonisation en tant que symbole pour l’ensemble des professeurs en France.

À la veille de l’ouverture du procès en appel de quatre des condamnés pour l’assassinat de Samuel Paty, sa sœur Gaëlle Paty était présente au festival de la biographie de Nîmes pour dédicacer son livre.

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