L’ONG Solidarités International continue à fournir des vivres aux villages du sud du Liban, malgré les risques encourus. L’ONG Solidarités International approvisionne les villages du sud du Liban malgré les risques

Les frappes israéliennes se poursuivent au Liban, malgré la décision de Beyrouth et Tel-Aviv d’entamer des négociations directes en vue d’une paix durable. Dans ce contexte, l’ONG Solidarités International essaie d’aider les populations sinistrées.


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Vêtements, nourriture, l’ONG Solidarités internationale ravitaille les villages ciblés du sud du Liban, en avril 2026. (FARIDA NOUAR / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Le convoi est en route dans le sud du Liban, mais les opérations peuvent s’interrompre ou être modifiées à tout moment. «On devait aller dans un village mais on a annulé ce matin parce qu’il a été durement frappé hier», explique Mahdi Jaafar, coordinateur de terrain pour l’ONG Solidarités International. Ce ne sont donc plus quatre mais trois villages qu’il faut ravitailler, en limitant les risques sur place. Dans ces localités, les habitants vivent depuis des semaines au rythme des frappes israéliennes et des alertes. Ils subissent aussi des pénuries. Des organisations humanitaires tentent alors de maintenir des convois d’aide, malgré les risques.




Mahdi Jaafar (à gauche), coordinateur de terrain avec l'équipe de Solidarités international, en avril 2026, dans le sud du Liban. (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)
Mahdi Jaafar (à gauche), coordinateur de terrain avec l’équipe de Solidarités international, en avril 2026, dans le sud du Liban.
(GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)

«On ne veut pas que les habitants se mettent en danger», explique Mahdi Jaafar, «alors on dépose tout et ensuite la mairie organise la distribution». Le camion transporte des couvertures mais aussi de la nourriture comme du riz, des lentilles ou de l’huile. Le déchargement ne doit pas durer plus de quinze minutes.

Morkada, un habitant, est venu aider à décharger les cartons. «On manque de nourriture, de médicaments», décrit-il. «Il n’y a plus de travail. Tout a augmenté parce que le prix de l’essence a augmenté. La qualité de vie s’est complètement dégradée», assure le Libanais.

Le convoi repart. «On conduit depuis une quinzaine de minutes et il n’y a personne dans la rue, tout est fermé», déplore Mahdi Jaafar. Le camion ravitaille ensuite un deuxième village. Il décharge vite dans la salle de prière. Ali, employé municipal, raconte la peur permanente : «il y a peu de temps, on entendait des drones, des avions de chasse, de l’artillerie. Il y a des frappes continuellement, dans les villages à côté, il y a beaucoup de massacres».

Ala, membre de l’ONG, connaît chaque rue de son village. «Revenir dans un village fantôme où il n’y a plus mes parents, la même vie qu’avant, c’est un peu triste, déplore-t-il. Les gens sont partis dès le premier jour de la guerre. Ils sont traumatisés mais au moins ils sont dans un endroit plus sûr.»

A Khartoum, dernière étape de l’opération, le décor est le même : routes vides, maisons fermées, quelques chiens errants. Mustapha fait partie des rares habitants à être restés. «On ne va pas partir d’ici, on résiste, on a grandi et on a vécu ici. Même si ça empire, on reste», assure-t-il. Il explique d’ailleurs ne pas savoir où il pourrait aller.

Pour le moment, les convois d’aide arrivent encore, mais l’ONG s’inquiète de ne plus avoir suffisamment de nourriture pour continuer ses convois.

L’ONG Solidarités international ravitaille les villages ciblés du sud du Liban, malgré les risques. Reportage de Farida Nouar et Gilles Gallinaro

Solidarités International, une ONG, s’efforce d’apporter son aide aux populations sinistrées dans ce contexte. Le déchargement ne doit pas excéder quinze minutes. Morkada, un résident, est venu prêter main-forte pour décharger les cartons. Il décrit la situation en disant : «On manque de nourriture, de médicaments. Il n’y a plus de travail. Tout a augmenté en raison de l’augmentation du prix de l’essence. La qualité de vie s’est considérablement détériorée», affirme le Libanais.

Le convoi repart. Mahdi Jaafar déplore le vide des rues après avoir conduit pendant une quinzaine de minutes. Le camion se dirige ensuite vers un deuxième village où il décharge rapidement dans la salle de prière. Ali, employé municipal, partage son expérience de la peur constante : «il y a peu de temps, on entendait des drones, des avions de chasse, de l’artillerie. Il y a des frappes continuelles, dans les villages à côté, il y a beaucoup de massacres».

Ala, membre de l’ONG, est familier avec chaque rue de son village. Il exprime sa tristesse en disant : «Revenir dans un village fantôme où il n’y a plus mes parents, la même vie qu’avant, c’est un peu triste». Il souligne que les gens sont partis dès le premier jour de la guerre, traumatisés mais au moins dans un endroit plus sûr.

À Khartoum, dernière étape de l’opération, le paysage est le même : routes vides, maisons fermées, quelques chiens errants. Mustapha fait partie des rares habitants à être restés. Il affirme : «On ne va pas partir d’ici, on résiste, on a grandi et on a vécu ici. Même si ça empire, on reste». Il avoue ne pas savoir où il pourrait aller.

Actuellement, les convois d’aide continuent d’arriver, mais l’ONG s’inquiète de ne plus avoir suffisamment de nourriture pour maintenir ses opérations.

Les frappes israéliennes se poursuivent au Liban malgré la décision de Beyrouth et Tel-Aviv d’entamer des négociations directes en vue d’une paix durable. Dans cette situation, l’ONG Solidarités International s’efforce d’apporter de l’aide aux populations sinistrées.

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