Dans son appartement arcueillais, bien au chaud sous son plaid, Lou, alias Palarune, ressuscite le métier de fileuse au cœur d’un univers enchanteur. Sur commande ou inspirée par ses rêveries, elle compose, au grès du rouet, pelotes et écheveaux de laine.
Lou : Les fileuses sont tout simplement les personnes qui transforment des fibres en fil, de façon manuelle ou à l’aide de machines. Moi je fais ça avec un rouet. J’ai appris à la main, avec un fuseau et, j’ai eu un rouet ensuite, une technologie qui date du Moyen-Âge, le rouet étant arrivé en France autour du XIIIe siècle. Le fuseau, c’est beaucoup plus long. Faire une pelote demande plusieurs heures et je trouve le rouet plus agréable.
Le rouet manuel, muni de pédales, permet à Lou d’enrouler sa fibre et d’en faire un fil
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© France 3 PIDF
Pour l’instant, je ne fais que de la laine et que du mérinos. Je me fournis dans une boutiques qui regroupe plein de fibres du monde entier. Mon mérinos, par exemple, vient de Nouvelle-Zélande et est teint en Italie. C’est important de sourcer ses laines car il y a des pays, comme l’Australie, qui autorisent encore des actes de cruauté animale en coupant la queue des moutons par exemple. Si on peut éviter ça, c’est quand même mieux.
Lou possède une variété infinie de couleurs, lui permettant de créer des pelotes thématiques autour de sujets de son choix
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© France 3 PIDF
J’ai découvert le filage par hasard sur YouTube. Je cherchais des tutos de crochet et je suis tombée sur une vidéo incroyable. Pendant trois, quatre jours, je ne regardais que des vidéos de filage et j’ai craqué.
J’ai acquis un fuseau, des fibres et j’ai expérimenté. J’ai embrassé ce métier un peu par hasard. Ce n’était pas du tout ce à quoi je me destinais, ayant suivi des études de théâtre et de spectacle vivant au Conservatoire. J’ai dû arrêter en raison de problèmes de santé mentale. Je faisais déjà des vidéos avec ma sœur, une couturière, qui vendait ses créations dans des salons. J’ai décidé de créer ma propre boutique pour pouvoir travailler de chez moi. Aujourd’hui, c’est mon métier à temps plein, même si je n’arrive pas encore à dégager un SMIC chaque mois.
Beaucoup de personnes se tournent vers l’artisanat, même si ce n’était pas leur domaine initial, car cela permet de prendre du temps pour soi, d’être seul. Il y a un aspect d’expression de soi important, même s’il est moins visible que dans les pratiques artistiques traditionnelles. On peut apporter une identité unique à nos créations.
Lou : Les fileuses sont celles qui transforment des fibres en fil, à la main ou avec des machines. Personnellement, j’utilise un rouet, une technique datant du Moyen-Âge introduite en France au XIIIe siècle. J’ai appris à filer à la main avec un fuseau avant de passer au rouet, que je trouve plus agréable.
Actuellement, je travaille uniquement avec de la laine mérinos provenant de Nouvelle-Zélande et teinte en Italie. Il est essentiel de sourcer ses fibres, car certains pays, comme l’Australie, pratiquent encore la cruauté animale, comme couper la queue des moutons. Si possible, il est préférable d’éviter cette situation.
Dans son appartement à Arcueil, bien au chaud sous son plaid, Lou, alias Palarune, ressuscite le métier de fileuse au cœur d’un univers enchanteur. Sur commande ou inspirée par ses rêveries, elle compose, au gré du rouet, pelotes et écheveaux de laine.
Lou : Les fileuses sont tout simplement les personnes qui transforment des fibres en fil, de façon manuelle ou à l’aide de machines. Moi je fais ça avec un rouet. J’ai appris à la main, avec un fuseau et, j’ai eu un rouet ensuite, une technologie qui date du Moyen-Âge, le rouet étant arrivé en France autour du XIIIe siècle. Le fuseau, c’est beaucoup plus long.
J’ai découvert le filage par hasard sur YouTube. Je cherchais des tutos de crochet et je suis tombée sur une vidéo incroyable. Pendant trois, quatre jours, je ne regardais que des vidéos de filage et j’ai craqué. J’ai acheté un fuseau, des fibres et j’ai essayé.
J’ai fait ce métier, encore une fois, un peu par hasard. Ce n’est pas du tout ce à quoi je me destinais. De base, j’ai fait des études de théâtre, de spectacle vivant, je suis passée par le Conservatoire. J’ai dû arrêter parce que niveau santé mentale, ça n’allait pas du tout. Je faisais déjà des vidéos, notamment avec ma sœur, qui, elle est couturière et vendait ses créations dans des salons. Je me suis dit que j’allais faire ma propre boutique et vendre pour pouvoir travailler de chez moi. C’est aujourd’hui mon métier à plein temps mais je n’arrive pas encore à m’en dégager un SMIC tous les mois.
Beaucoup de gens se dirigent vers l’artisanat alors que ce n’était pas du tout leur domaine parce que ça permet de prendre du temps pour soi, d’être seul. Il y a un côté «expression de soi» important même si c’est moins visible que dans des pratiques artistiques mais on peut apporter une identité à nos créations.
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