Cet homme de 51 ans avait renversé, en 2011, Lee Zeitouni, une professeure de yoga israélienne de 25 ans, dans une rue de Tel-Aviv. L’affaire avait créé un imbroglio diplomatique.
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Les faits sont survenus jeudi 16 avril vers 9h20. L’homme d’affaires Eric Robic a été visé par des tirs au niveau de la tête, en pleine rue, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), ont appris France Télévisions et franceinfo de sources concordantes, confirmant une information du Parisien. Un massage cardiaque lui a été prodigué en attendant les secours, mais il n’a pas pu être réanimé, selon une source policière. Une source proche de l’enquête précise que les deux hommes suspectés d’avoir tiré sur lui ont pris la fuite en scooter. La Juridiction inter-régionale spécialisée de Paris a pris la suite des investigations, a précisé le parquet de Paris à franceinfo.
Eric Robic était «très défavorablement connu» des services de police, après plusieurs condamnations, notamment pour escroqueries, association de malfaiteurs et homicide involontaire. Il avait été condamné à Paris en décembre 2014 à cinq ans de prison ferme pour avoir provoqué un accident mortel à Tel-Aviv (Israël) trois ans plus tôt. Il avait renversé Lee Zeitouni, une professeure de yoga israélienne de 25 ans, en 2011, alors qu’il conduisait un puissant 4×4. Plusieurs circonstances aggravantes ont été retenues contre lui : la vitesse, le délit de fuite et le passage à un feu rouge.
Lors de son procès, Eric Robic avait reconnu avoir bu, niant toutefois avoir été saoul au moment des faits, avant de présenter ses excuses aux parents de la jeune femme. Son passager, Claude Khayar, avait écopé de 15 mois de prison ferme. Cette affaire avait suscité une vive émotion et créé un imbroglio diplomatique. L’épouse de Nicolas Sarkozy, président de la République à l’époque, avait écrit en décembre 2011 aux parents de Lee Zeitouni pour leur assurer que les autorités judiciaires françaises feraient «le maximum» dans cette affaire.
Eric Robic avait également été reconnu coupable, en janvier 2024, d’être l’un des instigateurs d’une vaste escroquerie internationale d’un million d’euros entre 2013 et 2014. Le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) l’avait alors condamné à 18 mois de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans avec l’obligation de travailler, de payer les sommes dues à l’Etat et d’indemniser les victimes. L’arnaque consistait à acheter des voitures à crédit via des sociétés écrans et de faux bilans comptables, selon l’AFP. Les véhicules étaient revendus à bas prix à des garages peu regardants. Il avait justifié cette escroquerie par une dette de 200 000 euros contractée pour payer sa caution après son accident qui a coûté la vie à Lee Zeitouni.















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