Publié
Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min
Le parti travailliste de Keir Starmer a subi un lourd revers aux élections locales, au bénéfice du parti anti-immigration, Reform UK, qui a fortement progressé. Ces résultats confirment la fragmentation du paysage politique au Royaume-Uni.
Tameside, un bastion de la gauche travailliste dans le nord de l’Angleterre. Mais dans ses maisons de briques rouges, une partie de la population a retourné sa veste. Cette retraitée nous confie que pour la première fois de sa vie, elle n’a pas voté à gauche pour le Labour. Cette fois, comme son mari pour ses élections locales, elle a choisi le parti anti-immigration Reform UK, classé à l’extrême droite, «pour contrôler l’immigration, c’est la raison essentielle. Trop de gens arrivent ici sur des bateaux».
Ce commerçant, lui aussi déçu par la gauche, évoque l’immigration, mais aussi le coût de la vie. «Pour nous, les personnes âgées, ça va mal. La retraite, trop juste. Le coût du chauffage qui augmente, les aides sociales qui baissent. Tout ça, ce n’est pas juste», explique-t-il.
Dans les kiosques de la ville, en une des journaux, Nigel Farage, c’est le leader populiste de ce parti. Il surfe sur le sentiment anti-immigration, c’est le grand gagnant de ces élections. Ce propriétaire d’un pub a justement voté pour Reform UK, et cet homme est un élu local de ce parti.
Il insiste sur le fait que 200 000 migrants ont traversé illégalement la Manche depuis 2018. C’est, dit-il, le grand échec des deux partis traditionnels : travaillistes comme conservateurs. «Les gens sont fatigués du statu quo et des politiques menées par les deux partis traditionnels. Ça ne marche pas, peu importe pour qui vous votez, rien ne change, rien n’est fait», dénonce-t-il.
Une population révoltée aussi de voir que 15 % des commerces ont fermé ces dernières années. Ces dizaines de commerces fermés sont aux yeux des habitants le symbole de leur déclassement et de celui de leur ville. Une classe populaire blanche qui a le sentiment d’avoir été abandonnée par la gauche travailliste au profit des minorités.
Publié
Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min
Le parti travailliste de Keir Starmer a subi un lourd revers aux élections locales, au bénéfice du parti anti-immigration, Reform UK, qui a fortement progressé. Ces résultats confirment la fragmentation du paysage politique au Royaume-Uni.
Tameside, un bastion de la gauche travailliste dans le nord de l’Angleterre. Mais dans ses maisons de briques rouges, une partie de la population a retourné sa veste. Cette retraitée nous confie que pour la première fois de sa vie, elle n’a pas voté à gauche pour le Labour. Cette fois, comme son mari pour ses élections locales, elle a choisi le parti anti-immigration Reform UK, classé à l’extrême droite, «pour contrôler l’immigration, c’est la raison essentielle. Trop de gens arrivent ici sur des bateaux«.
Ce commerçant, lui aussi déçu par la gauche, évoque l’immigration, mais aussi le coût de la vie. «Pour nous, les personnes âgées, ça va mal. La retraite, trop juste. Le coût du chauffage qui augmente, les aides sociales qui baissent. Tout ça, ce n’est pas juste«, explique-t-il.
Dans les kiosques de la ville, en une des journaux, Nigel Farage, c’est le leader populiste de ce parti. Il surfe sur le sentiment anti-immigration, c’est le grand gagnant de ces élections. Ce propriétaire d’un pub a justement voté pour Reform UK, et cet homme est un élu local de ce parti.
Il insiste sur le fait que 200 000 migrants ont traversé illégalement la Manche depuis 2018. C’est, dit-il, le grand échec des deux partis traditionnels : travaillistes comme conservateurs. «Les gens sont fatigués du statu quo et des politiques menées par les deux partis traditionnels. Ça ne marche pas, peu importe pour qui vous votez, rien ne change, rien n’est fait«, dénonce-t-il.
Une population révoltée aussi de voir que 15 % des commerces ont fermé ces dernières années. Ces dizaines de commerces fermés sont aux yeux des habitants le symbole de leur déclassement et de celui de leur ville. Une classe populaire blanche qui a le sentiment d’avoir été abandonnée par la gauche travailliste au profit des minorités.
, don’t translate or change.
SOURCE














Deja una respuesta