Cette semaine, une journaliste révèle que le film emblématique «Dirty Dancing» explore une facette sombre et actuelle de l’Amérique.
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Temps de lecture : 2min
Alors que le 79e festival de Cannes approche, un livre sur un film célèbre, mais sous-estimé pour son impact, est présenté. «Dirty Dancing» avait été présenté à Cannes en 1987 et avait remporté un Oscar pour l’une de ses chansons de la bande-son : (I’ve Had) The Time of My Life.
Sorti il y a bientôt 40 ans, le film culte «Dirty Dancing» est au cœur du livre «On ne laisse pas bébé dans un coin» aujourd’hui. Cette réplique emblématique du film résume bien son essence.
L’histoire se déroule dans les années 1960 aux États-Unis, où une adolescente s’ennuie pendant ses vacances jusqu’à sa rencontre avec un groupe de danseurs, dont Johnny, interprété par Patrick Swayze. La transformation de la jeune femme au contact de ces danseurs, assumant leurs désirs et leur liberté, est le cœur du film selon la journaliste Andrea Warner.
Au-delà de l’aspect romantique et d’émancipation, Andrea Warner met en lumière l’importance de l’avortement dans «Dirty Dancing». Cet événement, rarement représenté au cinéma, est la clé du film et souligne la sororité et la solidarité entre femmes.
Cette thématique résonne particulièrement aujourd’hui, alors que l’accès à l’IVG est de nouveau menacé aux États-Unis. L’ambition de la scénariste Eleanor Bergstein était de rappeler le sort des femmes avant la légalisation de l’avortement en 1973, une lutte toujours d’actualité.
Henceforth, as per the author, the message of Dirty Dancing must be heard with as much strength as its music.
This week, a journalist reveals that the iconic film «Dirty Dancing» delves into a very dark and current side of America.
As the 79th Cannes Film Festival is about to commence, a book dedicated to a very well-known film, the importance of which may not be fully grasped, is presented. «Dirty Dancing» premiered at Cannes in 1987 and went on to win an Oscar for one of the songs on its soundtrack: (I’ve Had) The Time of My Life.
The cult classic film «Dirty Dancing» was released almost 40 years ago. The book dedicated to it today is titled «On ne laisse pas bébé dans un coin» – one of the most famous lines from the film.
The story revolves around a teenage girl (played by Jennifer Grey) in the 1960s in the United States, who is bored on vacation with her parents at a hotel. Until she meets a group of dancers, including a certain Johnny, portrayed by the charismatic Patrick Swayze.
The transformation of the young woman in the company of these dancers, who embrace their desires and freedom, is a sight to behold. But «Dirty Dancing» is much more than that, it’s a film that has changed lives, according to Andrea Warner, the Canadian journalist and author of the book.
Beneath the romantic story, the story of emancipation, there is a major element highlighted by Andrea Warner: at the core of «Dirty Dancing» lies a story of abortion. An event that is rarely depicted in cinema, and is the key to the film.
This abortion sheds light on sisterhood, the solidarity among women, as the young heroine aids a dancer who needs an abortion. Without this solidarity, nothing else could exist, there would be no love story, no emancipation, in short, there would be no film.
This unique focus on abortion resonates particularly today, according to Andrea Warner, as access to abortion is once again threatened in the United States.
What’s quite staggering is that the screenwriter of «Dirty Dancing,» Eleanor Bergstein, aimed to showcase the plight of women who underwent abortions at that time (before abortion was legalized nationwide in 1973).
The idea was not to forget what happened in America before. However, this legalization was overturned in 2022 by the Supreme Court. So today’s America resembles the America of the past. Hence, according to the author, the message of «Dirty Dancing» must be heard with at least as much strength as its music.
Cette semaine, une journaliste montre que le film culte «Dirty Dancing» explore une face très sombre et actuelle de l’Amérique.
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Alors que va s’ouvrir le 79e festival de Cannes, voici un livre consacré à un fim très connu dont on ne mesure peut-être pas l’importance. «Dirty Dancing» avait été présenté à Cannes en 1987, et il avait ensuite remporté un Oscar pour l’une des chansons de sa bande-originale : (I’ve Had) The Time of My Life.
Le film culte Dirty Dancing est sorti, donc, il y a bientôt 40 ans. Le livre qui lui est consacré aujourd’hui s’appelle On ne laisse pas bébé dans un coin – c’est l’une des plus célèbres répliques du film.
On rappelle l’histoire : dans les années 1960, aux États-Unis, une adolescente (interprétée par Jennifer Grey) s’ennuie pendant ses vacances à l’hôtel avec ses parents. Jusqu’au jour où elle rencontre un groupe de danseurs parmi lesquels un certain Johnny, interprété par le charismatique Patrick Swayze.
Et l’on l’assiste à la métamorphose de la jeune femme au contact de ces danseurs, qui assument leurs désirs et leur liberté. Voilà pour le résumé, mais Dirty Dancing, c’est beaucoup plus que ça, c’est un film qui a changé des vies, d’après Andrea Warner, la journaliste canadienne auteure du livre.
Derrière l’histoire romantique, l’histoire d’émancipation, il y a un élément majeur mis en avant par Andrea Warner : au cœur de Dirty Dancing, se positionne une histoire d’avortement. Un événement qui n’est pratiquement jamais représenté au cinéma, et qui est ici la clé du film.
Cet avortement met en lumière la sororité, la solidarité entre femmes, puisque la jeune héroïne vient en aide à une danseuse qui doit avorter. Et sans cette solidarité, rien d’autre ne pourrait exister, il n’y aurait pas d’histoire d’amour, pas d’émancipation, bref, il n’y aurait pas de film.
Cette place singulière accordée à un avortement résonne particulièrement aujourd’hui, selon Andrea Warner, alors qu’aux États-Unis l’accès à l’IVG est de nouveau menacé.
Ce qui est assez vertigineux, c’est que l’ambition de la scénariste de Dirty Dancing, Eleanor Bergstein, était de montrer le sort des femmes qui avortaient à l’époque (avant la légalisation de l’avortement dans tout le pays, en 1973).
L’idée était de ne pas oublier ce qui se passait dans l’Amérique d’avant. Or, cette légalisation a été a annulée, en 2022, par la Cour suprême. L’Amérique d’aujourd’hui ressemble donc à l’Amérique d’avant. Voilà pourquoi, selon l’autrice, le message de Dirty Dancing doit être entendu avec au moins autant de force que sa musique.
, don’t translate or change.














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