La controverse autour du demi-poulet à 40 dollars dans un restaurant de New York illustre parfaitement les défis auxquels sont confrontés les habitants de la ville en termes de coût de la vie. Alors que le maire de la ville a fait de cette question une priorité, ce plat symbolise la réalité de manger au restaurant dans une ville réputée pour ses prix élevés. Le restaurateur, confronté aux critiques, se défend en expliquant les coûts réels qui justifient le prix élevé du plat. Cependant, pour de nombreux habitants et experts du secteur, cette situation met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les restaurants locaux pour simplement survivre dans un environnement économique exigeant et coûteux. Le prix élevé d’un demi-poulet à 40 dollars à New York crée une controverse sur le coût de la vie.

Le coût de la vie est l’un des problèmes majeurs à New York. C’était l’un des enjeux clés de la campagne de Zohran Mamdani, le nouveau maire de la ville.


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Temps de lecture : 3min



Ce demi-poulet cristallise de nombreuses critiques. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

C’est une polémique dont le propriétaire du Gigi’s se serait bien passé. Quelques jours après son ouverture dans un quartier branché de Brooklyn, l’établissement tenu par le Français Hugo Hivernat fait face à de nombreuses critiques en raison du prix de son demi-poulet rôti : 40 dollars. Pour certains, ce tarif exorbitant met en évidence à quel point manger au restaurant dans une des villes les plus chères du pays est devenu hors de prix. «Nous sommes à la merci de la crise du pouvoir d’achat» à New York, se justifie Hugo Hivernat.

Le coût de la vie à New York est au cœur des discussions, et c’était l’un des sujets majeurs de la campagne de Zohran Mamdani, élu depuis maire de la ville. «Peut-être que les gens croient qu’avec nos poulets à 40 dollars, nous conduisons une Porsche le week-end, mais nous sommes comme tout le monde,» ajoute Hugo Hivernat. Les gens se font une idée très précise du prix que devraient coûter les choses dans la restauration, mais ils n’ont aucune idée du coût réel.» Alors qu’en France, le maire de Saint-Ouen est en guerre avec la marque Master poulet, au nom de la lutte contre la malbouffe, aux Etats-Unis, ce poulet à 40 dollars est devenu le symbole de l’inflation galopante qui gagne le pays. La polémique est partie d’un post sur Instagram de Chi Ossé, un élu de Brooklyn qui pointait du doigt le prix de ce demi-poulet.

Le restaurateur français a joué la carte de la transparence pour justifier ces prix. «On est obligé d’afficher ce prix-là. Le poulet nous coûte 14 dollars, les sauces, c’est 1 dollar. On est à 2 dollars de pommes de terre.» Le reste sert à couvrir le loyer, les factures, les salaires et autres dépenses, notamment le remboursement du demi-million de dollars emprunté pour l’ouverture du restaurant. «Si on arrive à se faire deux, trois dollars par poulet, on est heureux,» soupire le chef d’entreprise.

«De nombreux restaurants ne font même pas de bénéfices, ils arrivent tout juste à joindre les deux bouts,» confirme Andrew Rigie de la New York City Hospitality Alliance, un syndicat patronal. Selon lui, la hausse des prix s’explique par les prix des assurances, la lente reprise économique depuis le Covid-19 ou encore par l’augmentation du prix des aliments, dopée par les droits de douane imposés par Donald Trump. Environ 46% des plus de 200 restaurants interrogés par l’association ont assuré avoir enregistré un chiffre d’affaires inférieur aux prévisions fin 2025.

«Gérer une petite entreprise à New York coûte tellement cher que nos restaurants locaux bien-aimés sont contraints de pratiquer ces prix simplement pour survivre, sans même pouvoir prospérer.»

Andrew Rigie de la New York City Hospitality Alliance, un syndicat patronal

à franceinfo

Manuel, qui gère une boutique en face du restaurant Gigi’s, vole lui aussi au secours du patron français. «Ce n’est pas si cher, 40 dollars. Le coût de la vie à New York varie énormément, mais j’ai l’impression qu’il y en a pour tous les budgets.» Pour Amelia, «c’est bien trop cher,» surtout qu’elle peut le «cuisiner à la maison.» Pour autant, elle aussi l’affirme : «Ce n’est pas forcément cher pour New York, mais je ne peux pas me le permettre.»

Je vous assure que vous pouvez en trouver à 20 dollars maximum.»

Le chef du restaurant Gigi’s, Thomas Knodell, a également réagi à la controverse : «Je comprends que c’est cher. Nous sommes d’accord, mais c’est la réalité à laquelle nous sommes confrontés, malheureusement». Il estime que des réformes sont nécessaires, comme l’instauration d’un plafond sur les prix pratiqués par les grossistes alimentaires.

Un rapport publié en février indique que les prix des menus dans les restaurants de New York ont augmenté de 43,6% au cours de la décennie précédant 2023, contre une moyenne nationale de 42,8%.

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Le coût de la vie est l’un des problèmes majeurs dans la ville américaine. C’était d’ailleurs l’un des sujets clés de la campagne de Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York.


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Ce demi-poulet cristallise de nombreuses critiques. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Ce demi-poulet cristallise de nombreuses critiques. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

C’est une controverse à laquelle le propriétaire de Gigi’s aurait préféré échapper. Quelques jours après l’ouverture de son restaurant dans un quartier branché de Brooklyn, l’établissement dirigé par le Français Hugo Hivernat est critiqué pour le prix élevé de son demi-poulet rôti : 40 dollars. Pour certains, ce tarif exorbitant souligne à quel point manger au restaurant dans l’une des villes les plus chères du pays est devenu prohibitif. «Nous sommes pris au piège de la crise du pouvoir d’achat» à New York, se défend Hugo Hivernat.

Le coût de la vie à New York est au cœur des débats, et c’était l’un des thèmes majeurs de la campagne du maire nouvellement élu, Zohran Mamdani.

«Peut-être que les gens pensent que, avec nos poulets à 40 dollars, nous roulons en Porsche le week-end, mais nous sommes comme tout le monde», ajoute Hugo Hivernat. Les gens ont une idée bien précise du prix qu’ils devraient payer pour manger au restaurant, mais ils n’ont aucune idée des coûts réels.» Alors qu’en France, le maire de Saint-Ouen est en guerre contre la marque Master Poulet au nom de la lutte contre la malbouffe, aux Etats-Unis, ce poulet à 40 dollars est devenu le symbole de l’inflation galopante qui touche le pays. La polémique a éclaté suite à une publication sur Instagram de Chi Ossé, un élu de Brooklyn, dénonçant le prix de ce demi-poulet.

Le restaurateur français a opté pour la transparence pour justifier ces tarifs. «Nous sommes obligés d’afficher ce prix. Le poulet nous coûte 14 dollars, les sauces 1 dollar. Les pommes de terre reviennent à 2 dollars.» Le reste sert à couvrir le loyer, les factures, les salaires et autres dépenses, notamment le remboursement d’un demi-million de dollars emprunté pour ouvrir le restaurant. «Si nous pouvons gagner deux ou trois dollars par poulet, nous sommes contents», souffle le chef d’entreprise.

«De nombreux restaurants ne réalisent même pas de bénéfices, ils peinent à joindre les deux bouts», confirme Andrew Rigie de la New York City Hospitality Alliance, un syndicat patronal. Selon lui, la hausse des prix s’explique par le coût des assurances, la lente reprise économique post-Covid-19 et l’augmentation du prix des aliments, stimulée par les droits de douane imposés par Donald Trump. Seulement, la réalité des coûts de gestion d’une petite entreprise à New York est très contraignante, comme le souligne Andrew Rigie de la New York City Hospitality Alliance. En effet, près de la moitié des plus de 200 restaurants interrogés par l’association ont déclaré avoir enregistré un chiffre d’affaires inférieur aux prévisions à la fin de 2025.

Pour certains habitants comme Manuel, qui gère une boutique en face du restaurant Gigi’s, le prix de 40 dollars pour un demi-poulet rôti n’est pas si élevé. Il estime que le coût de la vie varie énormément à New York, mais qu’il y a des options pour tous les budgets. En revanche, Amelia considère ce tarif comme excessif, affirmant qu’elle pourrait cuisiner un tel plat chez elle pour beaucoup moins cher. Elle mentionne également qu’elle en trouverait à 20 dollars maximum ailleurs.

Le chef du restaurant Gigi’s, Thomas Knodell, reconnaît que les prix pratiqués sont élevés, mais il explique que c’est la réalité économique à laquelle ils sont confrontés. Il estime toutefois que des réformes sont nécessaires, notamment la mise en place d’un plafond sur les prix des grossistes alimentaires pour aider les restaurateurs.

Un rapport publié en février révèle une augmentation de 43,6% des prix des menus dans les restaurants new-yorkais au cours de la décennie précédant 2023, contre une augmentation moyenne de 42,8% au niveau national. Cette tendance souligne les défis économiques auxquels sont confrontés les restaurants de la ville.

La polémique autour du prix du demi-poulet rôti au Gigi’s met en lumière les difficultés des restaurateurs à New York pour concilier des coûts de fonctionnement élevés et des attentes de prix abordables pour les clients. Cette situation illustre les enjeux économiques et sociaux auxquels sont confrontés les acteurs de la restauration dans une ville aussi chère que New York. Les gens ont une idée précise des prix dans la restauration, mais ignorent les coûts réels. En France, le maire de Saint-Ouen s’oppose à la marque Master Poulet pour lutter contre la malbouffe. Aux États-Unis, un poulet à 40 dollars est devenu le symbole de l’inflation croissante. Le restaurateur français explique que le coût du poulet est de 14 dollars, et les sauces et pommes de terre ajoutent 3 dollars. Les dépenses supplémentaires incluent le loyer, les factures et les salaires. Andrew Rigie de la New York City Hospitality Alliance souligne que de nombreux restaurants peinent à réaliser des bénéfices en raison des coûts élevés. La hausse des prix s’explique par divers facteurs, notamment les prix des assurances et des aliments. Certains habitants estiment que le poulet est trop cher, tandis que d’autres estiment que c’est raisonnable pour New York. Le chef du restaurant admet que les prix sont élevés mais nécessaires pour survivre. Un rapport montre une augmentation des prix des menus à New York au cours de la dernière décennie.

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