Le secrétaire à la Défense du Pentagone, Pete Hegseth, est sous le feu des critiques des députés démocrates. Au cours de cette audition parlementaire, le Pentagone a également précisé que la guerre au Moyen-Orient avait déjà coûté 25 milliards de dollars. Critiques des députés démocrates contre le chef du Pentagone, Pete Hegseth.

Dans le cadre de cette audition parlementaire, le Pentagone a par ailleurs précisé que la guerre au Moyen-Orient avait déjà coûté 25 milliards de dollars.


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Le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, lors de son audition devant les députés, le 29 avril 2026 à Washington (Etats-Unis). (KEVIN DIETSCH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Où vont les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran ? Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent que l’exécutif américain n’ait pas consulté davantage le Congrès, quand la Constitution américaine exige son accord pour formellement déclarer la guerre. Le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a ainsi été confronté aux critiques mordantes des députés démocrates, mercredi 29 avril, lors de sa première audition parlementaire depuis le début de la guerre en Iran.

Celle-ci portait officiellement sur la demande de l’exécutif américain d’augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1 500 milliards de dollars en 2027. Mais les questions ont rapidement tourné autour du conflit déclenché au Moyen-Orient. «Nous dépensons environ 25 milliards de dollars dans l’opération Fureur épique. La plupart en munitions«, a évalué Jules Hurst, responsable financier du Pentagone. Un ordre de grandeur réutilisé plus tard par Pete Hegseth. Interrogé sur les dépenses à venir, le ministre a botté en touche : «Quel est le prix à payer pour faire en sorte que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire ?«

Pete Hegseth, assis aux côtés du chef d’état-major de l’armée américaine Dan Caine, a fait face pendant de longues heures aux élus de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants. «Comment ces victoires tactiques vont-elles se traduire par une forme de succès stratégique ?«, s’est interrogé le député démocrate Adam Smith dans son propos introductif, en énumérant l’embrasement régional au Moyen-Orient, les 13 militaires américains morts dans ce conflit et les victimes civiles. John Garamendi, un autre élu démocrate, a accusé Pete Hegseth de «mentir aux Américains à propos de cette guerre depuis le premier jour, et le président [Donald Trump] aussi«, sur ses raisons comme son évolution.

«Vous et le président avez avancé des motifs sans cesse changeants pour justifier cette guerre [et] la stratégie s’est révélée d’une incompétence stupéfiante.»

Adam Smith, député démocrate

en audition parlementaire, face au secrétaire à la Défense Pete Hegseth

«Honte à vous de qualifier cela de bourbier au bout de deux mois», lui a répondu le ministre, après que le parlementaire californien a utilisé ce mot. Un cessez-le-feu – prolongé par Donald Trump sans date butoir – est en vigueur depuis trois semaines mais les négociations entre Washington et Téhéran visant à mettre durablement fin à la guerre sont au point mort.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l’opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d’y parvenir.

Mais l’opposition n’a pas mâché ses mots : «Nous sommes dans un bourbier, dans une guerre qui n’a pas été déclarée, qui n’a pas été approuvée par le Congrès», a insisté John Garamendi.

Les critiques des élus démocrates ont été rejointes par des voix républicaines, comme celle de Mac Thornberry, qui a également regretté le manque de consultation du Congrès avant le déclenchement de ce conflit. Les parlementaires ont ainsi exprimé leur mécontentement quant à l’absence de respect de la Constitution, qui exige que le Congrès approuve formellement toute déclaration de guerre. Cette question constitutionnelle est devenue un enjeu central dans les débats parlementaires sur la guerre en Iran.

Le cessez-le-feu prolongé par Donald Trump sans date butoir est en vigueur depuis trois semaines, mais les négociations entre Washington et Téhéran pour mettre fin durablement à la guerre stagnent. La conduite de la guerre par Pete Hegseth a irrité les élus de l’opposition démocrate dès le début, qui ont lancé six procédures pour le démettre de ses fonctions, sans grand espoir de réussite. Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent également que l’exécutif américain n’ait pas suffisamment consulté le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour «déclarer» formellement la guerre.

Dans le cadre d’une audition parlementaire, le Pentagone a précisé que la guerre au Moyen-Orient avait déjà coûté 25 milliards de dollars. Les parlementaires se questionnent sur la direction que prennent les États-Unis dans ce conflit avec l’Iran, regrettant le manque de consultation du Congrès, requis par la Constitution américaine pour déclarer la guerre. Lors de son audition parlementaire, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a dû répondre aux critiques des députés démocrates concernant le déclenchement de la guerre en Iran.

L’audition portait officiellement sur la demande de l’exécutif américain d’augmenter de 42% le budget de la défense pour le porter à 1 500 milliards de dollars en 2027, mais les députés ont rapidement abordé le conflit au Moyen-Orient. Les dépenses de l’opération «Fureur épique» ont été évaluées à environ 25 milliards de dollars, principalement en munitions. Pete Hegseth a été interrogé sur les dépenses futures, mais a éludé en posant la question du prix à payer pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.

Assis aux côtés du chef d’état-major de l’armée américaine, Dan Caine, Pete Hegseth a dû faire face aux critiques des élus démocrates de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants. Les députés se sont interrogés sur la traduction des victoires tactiques en succès stratégique, soulignant l’embrasement régional au Moyen-Orient, les pertes militaires américaines et les victimes civiles. Certains élus ont accusé Pete Hegseth de mentir aux Américains sur les raisons et l’évolution de la guerre en Iran, tout comme le président Donald Trump. Adam Smith, le député démocrate, a critiqué la justification changeante et l’incompétence de la stratégie de guerre lors d’une audition parlementaire avec le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. En réponse, Hegseth a reproché à Smith d’appeler la situation un bourbier après seulement deux mois. Malgré un cessez-le-feu en place depuis trois semaines, les pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin durablement à la guerre sont au point mort. Les élus démocrates, ainsi que certains républicains, sont mécontents de la gestion de la guerre par Hegseth et ont tenté à plusieurs reprises de le destituer de ses fonctions. De plus, de nombreux parlementaires regrettent le manque de consultation du Congrès avant le déclenchement du conflit, en violation de la Constitution américaine.

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