Le modèle éclaté des JO de Milan Cortina convaincant pour Alpes 2030 ?

Les JO-2026 de Milan Cortina ont été un véritable laboratoire pour les organisateurs des Jeux 2030 dans les Alpes françaises, qui vont être confrontés aux mêmes défis logistiques entre des sites olympiques distants de centaines de kilomètres.

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Alors que les Jeux olympiques de Milan Cortina se sont refermés dans les arènes de Vérone, ce dimanche 22 février, tous les yeux sont maintenant tournés vers ceux qui se tiendront en France en 2030.

Une partie de la cérémonie finale a été consacrée à la passation de relais entre le pays organisateur et son successeur. Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes étaient sur la scène, visiblement très heureux pour récupérer le drapeau aux anneaux.

À eux maintenant de jouer.


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C’était l’une des traditions attendues de la soirée : en représentant la France, Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur ont symboliquement reçu le drapeau olympique en vue des JO de 2030, organisés en France.

Les Jeux olympiques 2026 de Milan Cortina ont été un véritable laboratoire pour les organisateurs des Jeux 2030 dans les Alpes françaises, qui vont être confrontés aux mêmes défis logistiques entre des sites olympiques distants de centaines de kilomètres.

Parmi les tests de cette olympiade, le modèle «éclaté» a-t-il globalement convaincu ? On le sait, les JO des Alpes françaises seront eux aussi «éclatés» entre les Alpes du Nord et celle du Sud.

Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a «complètement ressenti l’esprit olympique» lors de ces Jeux italiens répartis sur sept sites et 22.000 km2.

Elle considère que ce modèle en «clusters» a été validé, tout comme la cérémonie d’ouverture «en simultané» à Milan et dans trois autres sites (Cortina, Livigno et Predazzo). Cette quinzaine olympique, selon elle, «nous rend ultra enthousiastes dans la perspective de 2030».

«L’Italie a bien géré, et il faut qu’on en tire des enseignements pour nous», résume la ministre des Sports, Marina Ferrari, alors que les Jeux de 2030 seront également répartis sur plusieurs zones.

À la Ice Skating Arena de Milan ou sur le site de biathlon d’Anterselva, «on a pu voir comment on réutilisait les infrastructures existantes avec des installations provisoires pour les faire monter en capacité, car c’est une similitude avec Alpes 2030», ajoute la ministre, qui dit aussi avoir été «rassurée en termes de copie budgétaire».

Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’une des deux régions hôtes en 2030, a expliqué à l’AFP «n’avoir fait que poser des questions, s’imbiber, regarder, essayer de comprendre». Une des leçons à retenir, observe-t-il, c’est «l’obligation de décentraliser par sites sinon ça prend trop de temps pour les décisions».

«Le modèle éclaté, c’est l’avenir», juge Ludovic Royé, président de l’Association des Directeurs techniques nationaux (DTN). «À la rigueur, poursuit-il, ça peut être une problématique pour les officiels qui doivent aller sur tous les sites, mais pas pour les athlètes, les staffs, ni pour le public qui va seulement voir une ou deux disciplines vu le prix des places.»

«On l’avait déjà dans notre ‘scope’, mais on a bien pris la mesure de l’enjeu important du déplacement et de l’organisation des mobilités et des flux de spectateurs», souligne à l’AFP la ministre des Sports, qui indique par exemple avoir eu «quelques kilomètres de bouchons en montant à Anterselva».

Pour les opposants aux JO 2030, la formule serait trop «Antidémocratiques, trop coûteux pour nous et pour l’environnement». Les militants «NO-JO» craignent un désastre écologique dans les Alpes.

Neige artificielle et «millions de touristes et supporters qui prennent des avions pour se rendre sur les compétitions» sont régulièrement dénoncés. Image: Tetsu Joko / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP

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Les JO-2026 de Milan Cortina ont été un véritable laboratoire pour les organisateurs des Jeux 2030 dans les Alpes françaises, qui vont être confrontés aux mêmes défis logistiques entre des sites olympiques distants de centaines de kilomètres.

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Alors que les Jeux olympiques de Milan Cortina se sont refermés dans les arènes de Vérone, ce dimanche 22 février, tous les yeux sont maintenant tournés vers ceux qui se tiendront en France en 2030.

Une partie de la cérémonie finale a été consacrée à la passation de relais entre le pays organisateur et son successeur. Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, se sont retrouvés sur la scène, manifestement très heureux de récupérer le drapeau olympique.

Leur tour est maintenant venu.

C’était l’un des moments traditionnels attendus de la soirée : Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, représentant la France en tant que présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, ont symboliquement reçu le drapeau olympique en vue des Jeux Olympiques de 2030, qui se dérouleront en France.

Les Jeux olympiques de 2026 à Milan Cortina ont été un véritable laboratoire pour les organisateurs des Jeux de 2030 dans les Alpes françaises, confrontés aux mêmes défis logistiques avec des sites olympiques éloignés de centaines de kilomètres.

Le modèle «éclaté» testé lors de cette olympiade a-t-il convaincu en général ? Comme on le sait, les Jeux olympiques des Alpes françaises seront également «éclatés» entre les Alpes du Nord et du Sud.

Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a déclaré avoir «complètement ressenti l’esprit olympique» lors de ces Jeux italiens répartis sur sept sites et 22 000 km2. Elle estime que ce modèle basé sur des «clusters» a été validé, de même que la cérémonie d’ouverture simultanée à Milan et dans trois autres sites (Cortina, Livigno et Predazzo). Cette quinzaine olympique, selon elle, «nous rend extrêmement enthousiastes en vue de 2030».

«L’Italie a bien géré, et il est important que nous tirions des enseignements de cela», résume la ministre des Sports, Marina Ferrari, alors que les Jeux de 2030 seront également répartis sur plusieurs zones.

Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’une des deux régions hôtes en 2030, a expliqué à l’AFP qu’il n’avait fait que poser des questions, s’imbiber, regarder et essayer de comprendre. Une des leçons à retenir, selon lui, est l’obligation de décentraliser par sites pour éviter les retards dans les prises de décision.

Le modèle «éclaté» est l’avenir, estime Ludovic Royé, président de l’Association des Directeurs techniques nationaux (DTN). Selon lui, cela peut poser des problèmes pour les officiels qui doivent se déplacer sur tous les sites, mais pas pour les athlètes, les équipes techniques ni pour le public, qui ne verront qu’une ou deux disciplines en raison du prix des billets.

La ministre des Sports souligne l’importance de l’organisation des déplacements et des flux de spectateurs pour les Jeux de 2030, en témoignant de quelques kilomètres de bouchons en montant à Anterselva.

Pour les opposants aux Jeux Olympiques de 2030, la formule serait trop antidémocratique, trop coûteuse pour l’environnement. Les militants «NO-JO» expriment leur inquiétude quant à un potentiel désastre écologique dans les Alpes. Parmi les principales préoccupations figurent l’utilisation de neige artificielle et le grand nombre de touristes et supporters qui prennent des avions pour assister aux compétitions.

Voici les principaux sites des Jeux Olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises :
– Pôle Haute-Savoie : La Clusaz (ski de fond) et Le Grand-Bornand (biathlon)
– Pôle Savoie : La Plagne (bobsleigh, luge, skeleton) et Courchevel & Val-d’Isère (ski alpin)
– Pôle Briançonnais : Serre Chevalier et Montgenèvre (snowboard, freestyle)
– Pôle Nice Côte d’Azur : les sports de glace comme le patinage artistique et le patinage de vitesse sur piste courte se dérouleront à Nice Côte d’Azur. Le centre de presse et la cérémonie de clôture sont prévus à Nice.

Le siège du comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (COJOP) des Alpes françaises 2030 est situé à Décines, dans la banlieue de Lyon. Des villages olympiques sont également prévus dans ces zones, notamment à Saint-Jean-de-Sixt et Bozel.

En parallèle, les Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 se dérouleront du 6 au 22 février en Italie. Plus de 100 épreuves seront disputées dans six villes, accueillant des milliers d’athlètes du monde entier pour rivaliser dans 16 disciplines de sports d’hiver.

Les deux événements promettent des moments intenses de compétition et de célébration, mais soulèvent également des questions importantes concernant l’impact écologique et la durabilité de telles manifestations sportives internationales. Les défenseurs de l’environnement mettent en garde contre les conséquences potentielles sur les écosystèmes fragiles des Alpes, notamment en raison de l’affluence touristique et de l’utilisation de ressources naturelles telles que la neige artificielle.

Il est essentiel que les organisateurs et les parties prenantes des Jeux Olympiques d’hiver prennent en compte ces préoccupations et cherchent des solutions durables pour minimiser l’impact environnemental de ces événements. La préservation des montagnes alpines et de leur biodiversité doit être une priorité absolue pour assurer un avenir sain et durable à ces régions emblématiques.

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