Les enfants de la Creuse soulagés par les promesses de réparation

Les enfants de la Creuse entament une nouvelle page de leur histoire, celle de la reconstruction.

Le 28 janvier, l’Assemblée nationale a adopté une loi reconnaissant et cherchant à réparer les injustices subies par plus de 2 000 mineurs réunionnais qui ont été déplacés de force en France métropolitaine entre 1962 et 1984.

Elle philosophait en disant : «C’était une souffrance pour moi, c’est peut-être pour ça que je n’ai pas ressenti certaines choses. Je le ressentirai au moment où j’aurai besoin de le ressentir», tout en continuant d’accueillir la vie comme elle se présente.

Malgré tout, un regret persistait en elle, celui de ne pas avoir pu voyager pour assister aux funérailles de ses proches restés à la Réunion. «J’aurais aimé un voyage pris en charge par l’État», admet-elle. Parmi les mesures prévues par la loi de réparation, une indemnisation sera attribuée à chaque enfant de la Creuse, et elle devrait être allouée en 2029.

Le 28 janvier 2026, l’Assemblée nationale a adopté une loi de réparation reconnaissant et visant à compenser les préjudices subis par plus de 2 000 mineurs réunionnais déplacés de force dans l’Hexagone entre 1962 et 1984. «Je ressens une certaine souffrance, qui peut expliquer pourquoi je n’ai pas ressenti certaines émotions. Je les éprouverai quand j’en aurai besoin», réfléchit-elle, en continuant d’accepter la vie telle qu’elle se présente.

Malgré tout, un regret persiste : celui de ne pas avoir pu voyager pour assister aux funérailles de ses proches restés à la Réunion. «J’aurais apprécié un voyage pris en charge par l’État», admet-elle. Parmi les mesures prévues par la loi de réparation, une indemnisation sera accordée à chaque enfant de la Creuse, et elle devrait être versée en 2029. j = l = que = mon = corps = s = vid = le = soulagement = des = enfants = de = la = Creuse = après = les = promesses = re = data-region = data-type = data-article-share-alt-button-social = data-article-share-alt-button-share = «whatsapp»>


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  • Les enfants de la Creuse entament une nouvelle page de leur histoire, celle de la reconstruction. Le 28 janvier, l’Assemblée nationale a adopté un texte reconnaissant et visant à réparer les préjudices subis par plus de 2 000 mineurs réunionnais déplacés de force dans l’Hexagone entre 1962 et 1984.

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    «Mineurs de la Réunion transplantés», c’est par cette formule que la loi de réparation, votée le 28 janvier 2026 à l’Assemblée nationale, dénomme ceux que l’on appelle «Les enfants de la Creuse».

    Âgée de 68 ans, Marie-Josseline est l’une d’eux. C’est à seize ans, après une enfance difficile sur l’île de l’Océan Indien, qu’elle atterrit en Limousin. Son parcours de vie, si complexe, si exigeant, elle en parle comme «d’une boule floue (…) à remodeler».

    Car avec le vote de la loi de réparation, est venu le temps de l’introspection.«[Sur le moment], je n’ai rien ressenti. J’étais bloquée, j’étais persuadée qu’il fallait encore continuer [à se battre]«, décrit Marie-Josseline à propos du texte reconnaissant officiellement les torts subis par près de 2 115 enfants réunionnais, transplantés donc, de leur île à la métropole. Un arrachement motivé par une politique de ‘repeuplement’, menée dans les années 60, dont la Creuse a été la cible la plus importante.

    Mais rapidement, Marie-Josseline confie : «Cette journée à l’Assemblée, j’ai l’impression que ça a vidé mon corps.». Ses pensées, elle les dirige vers sa famille perdue. «Je ne pensais qu’à [eux], j’avais mal pour eux en imaginant ce qu’ils avaient subi», poursuit celle qui n’a pu reposer ses pieds sur son île natale qu’à la faveur d’un voyage payé par l’un de ses «employeurs», en 2016, après 43 années passées en Creuse. «La famille c’est important, ça ne se remplace pas», assène-t-elle.

    Pendant 43 ans, pour composer avec ce vide, elle entame ce qu’elle appelle sa «thérapie». «Beaucoup de sport, de marche. J’ai découvert les forêts, les arbres, le vent, la pluie et puis le bénévolat», énumère Marie-Josseline. Toute sa vie, elle n’a eu de cesse de se tourner vers l’autre pour faire taire sa souffrance. «Apporter du bien aux personnes, c’est ça qui m’a fait tenir le coup», lance-t-elle avec conviction. Son œil vif porte son intention. Il perce ses lunettes.

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