Une femme âgée de 86 ans raconte son calvaire après avoir été détenue dans un centre pour migrants aux États-Unis. Octogénaire française raconte son calvaire aux Etats-Unis.

Marie-Thérèse Ross, 86 ans, a passé plus de deux semaines en détention car son visa n’était plus valable. De retour dans l’agglomération nantaise, elle s’est confiée auprès du quotidien «Ouest-France».


Publié



Temps de lecture : 2min



Des agents de la police anti-immigration américaine dans le couloir d’un tribunal new-yorkais, le 17 mars 2026. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

«Cinq policiers pour arrêter une grand-mère.» Marie-Thérèse Ross, 86 ans, a passé dix-sept jours en détention dans l’Etat de Louisiane, après avoir été arrêtée le 1er avril par la police de l’immigration aux Etats-Unis. Huit jours après son retour en France, elle est revenue sur cette expérience auprès du quotidien Ouest-France, samedi 25 avril. «Je ne veux pas faire parler de moi. Je veux être la porte-parole de mes codétenues», déclare-t-elle en préambule, expliquant leur avoir promis de médiatiser leurs conditions de détention réservées aux migrants dans le pays.

Cette Française, qui était mariée à un Américain décédé en janvier, a été interpellée le 1er avril à son domicile d’Anniston, dans l’Alabama. Elle raconte avoir été emmenée au saut du lit, vêtue d’une chemise de nuit et d’une robe de chambre, avec les mains menottées et des chaînes aux chevilles. Elle est ensuite placée dans une cellule occupée par quinze personnes – «J’étais terrorisée», confie-t-elle. Trois jours plus tard, elle est transférée dans un centre géré par un groupe privé, situé à 700 kilomètres de là, en Louisiane, qui accueille des migrants. «On était enchaînées les unes aux autres, au niveau des pieds», après l’arrivée sur l’aéroport local.

Marie-Thérèse Ross décrit ensuite une cellule grillagée, avec 58 détenues, dans de mauvaises conditions d’hygiène et du bruit en permanence. Elle dit avoir bénéficié du réconfort procuré par des codétenues sud-américaines. «L’une s’était fait arrêter au volant de sa voiture», explique-t-elle à Ouest-France. «Une autre sous les yeux de ses enfants, devant l’école, qui, depuis, sont gardés par l’une de ses voisines.» L’octogénaire dénonce «des arrestations arbitraires», et décrit les couleurs des uniformes – orange pour les migrants, vert pour les homosexuelles et rouge pour les criminelles. «Tout ça me rappelle le temps du nazisme.»

«Le pays de la liberté n’existe plus.»

Marie-Thérèse Ross, octogénaire emprisonné aux Etats-Unis

au quotidien «Ouest-France»

L’octogénaire était entrée aux Etats-Unis en juin 2025 avec un visa de tourisme lui permettant de rester «90 jours» sur le sol américain, avaient commenté les autorités américaines. Or elle se trouvait toujours aux Etats-Unis «sept mois plus tard». L’octogénaire accuse sa belle-famille américaine d’avoir tout fait pour la mettre à la porte, après la mort de son mari Billy. Elle pense avoir été dénoncée par son beau-fils, explique Ouest-France, comme le laisse entendre le jugement de la justice locale. Marie-Thérèse, désormais, espère être régularisée, afin de pouvoir retourner sur la tombe de son Billy, son défunt mari.

Les méthodes de la police de l’immigration américaine ne sont pas «nécessairement conformes (…) avec celles qui sont en vigueur et acceptables pour nous», avait commenté le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, alors que la Française était encore en détention. Il avait toutefois précisé qu’il s’exprimait d’une manière générale, sans faire référence à ce cas précis.

Le ministre avait ensuite exprimé sa «satisfaction» lors du retour de l’octogénaire en France.

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Marie-Thérèse Ross, 86 ans, a passé plus de deux semaines en détention car son visa n’était plus valable. De retour dans l’agglomération nantaise, elle s’est confiée auprès du quotidien «Ouest-France».


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Des agents de la police anti-immigration américaine dans le couloir d'un tribunal new-yorkais, le 17 mars 2026. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Des agents de la police anti-immigration américaine dans le couloir d’un tribunal new-yorkais, le 17 mars 2026. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

«Cinq policiers pour arrêter une grand-mère.» Marie-Thérèse Ross, 86 ans, a passé dix-sept jours en détention dans l’Etat de Louisiane, après avoir été arrêtée le 1er avril par la police de l’immigration aux Etats-Unis. Huit jours après son retour en France, elle est revenue sur cette expérience auprès du quotidien Ouest-France, samedi 25 avril. «Je ne veux pas faire parler de moi. Je veux être la porte-parole de mes codétenues», déclare-t-elle en préambule, expliquant leur avoir promis de médiatiser leurs conditions de détention réservées aux migrants dans le pays.

Cette Française, qui était mariée à un Américain décédé en janvier, a été interpellée le 1er avril à son domicile d’Anniston, dans l’Alabama. Elle raconte avoir été emmenée au saut du lit, vêtue d’une chemise de nuit et d’une robe de chambre, avec les mains menottées et des chaînes aux chevilles. Elle est ensuite placée dans une cellule occupée par quinze personnes – «J’étais terrorisée», confie-t-elle. Trois jours plus tard, elle est transférée dans un centre géré par un groupe privé, situé à 700 kilomètres de là, en Louisiane, qui accueille des migrants. «On était enchaînées les unes aux autres, au niveau des pieds», après l’arrivée sur l’aéroport local.

Marie-Thérèse Ross décrit ensuite une cellule grillagée, avec 58 détenues, dans de mauvaises conditions d’hygiène et du bruit en permanence. Elle dit avoir bénéficié du réconfort procuré par des codétenues sud-américaines. «L’une s’était fait arrêter au volant de sa voiture», explique-t-elle à Ouest-France. «Une autre sous les yeux de ses enfants, devant l’école, qui, depuis, sont gardés par l’une de ses voisines.» L’octogénaire dénonce «des arrestations arbitraires», et décrit les couleurs des uniformes – orange pour les migrants, vert pour les homosexuelles et rouge pour les criminelles. «Tout ça me rappelle le temps du nazisme.»

«Le pays de la liberté n’existe plus.»

Marie-Thérèse Ross, octogénaire emprisonné aux Etats-Unis

au quotidien «Ouest-France»

L’octogénaire était entrée aux Etats-Unis en juin 2025 avec un visa de tourisme lui permettant de rester «90 jours» sur le sol américain, avaient commenté les autorités américaines. Or elle se trouvait toujours aux Etats-Unis «sept mois plus tard». L’octogénaire accuse sa belle-famille américaine d’avoir tout fait pour la mettre à la porte, après la mort de son mari Billy. Elle pense avoir été dénoncée par son beau-fils, explique Ouest-France, comme le laisse entendre le jugement de la justice locale. Marie-Thérèse, désormais, espère être régularisée, afin de pouvoir retourner sur la tombe de son Billy, son défunt mari.

Les méthodes de la police de l’immigration américaine ne sont pas «nécessairement conformes (…) avec celles qui sont en vigueur et acceptables pour nous», avait commenté le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, alors que la Française était encore en détention. Il avait cependant précisé qu’il parlait de manière générale, sans se référer à ce cas spécifique. Le ministre avait ensuite exprimé sa «satisfaction» lors du retour de l’octogénaire en France.

Marie-Thérèse Ross, âgée de 86 ans, a passé plus de deux semaines en détention car son visa n’était plus valide. De retour dans l’agglomération nantaise, elle s’est confiée au quotidien «Ouest-France».

«Cinq policiers pour arrêter une grand-mère.» Marie-Thérèse Ross, âgée de 86 ans, a été détenue pendant dix-sept jours dans l’État de Louisiane, après avoir été arrêtée le 1er avril par la police de l’immigration aux États-Unis. Huit jours après son retour en France, elle a partagé son expérience avec le quotidien Ouest-France le samedi 25 avril. «Je ne veux pas attirer l’attention sur moi. Je veux être la voix de mes codétenues», a-t-elle déclaré, expliquant qu’elle avait promis de médiatiser les conditions de détention réservées aux migrants dans le pays.

Cette Française, veuve d’un Américain décédé en janvier, a été arrêtée le 1er avril à son domicile d’Anniston, dans l’Alabama. Elle raconte avoir été appréhendée au saut du lit, vêtue d’une chemise de nuit et d’une robe de chambre, les mains menottées et les chevilles entravées. Elle a ensuite été placée dans une cellule avec quinze autres personnes, se sentant terrorisée. Trois jours plus tard, elle a été transférée dans un centre géré par une entreprise privée en Louisiane, à 700 kilomètres de là, qui accueille des migrants. «On était enchaînées les unes aux autres, au niveau des pieds», se souvient-elle après son arrivée à l’aéroport local.

Marie-Thérèse Ross décrit ensuite une cellule grillagée avec 58 autres détenues, dans des conditions d’hygiène déplorables et un bruit constant. Elle a trouvé du réconfort auprès de codétenues sud-américaines. «L’une s’était fait arrêter au volant de sa voiture», raconte-t-elle à Ouest-France. «Une autre sous les yeux de ses enfants, devant l’école, qui, depuis, sont gardés par l’une de ses voisines.» L’octogénaire dénonce «des arrestations arbitraires» et décrit les couleurs des uniformes : orange pour les migrants, vert pour les homosexuelles et rouge pour les criminelles. «Tout ça me rappelle le temps du nazisme.»

«Le pays de la liberté n’existe plus.» – Marie-Thérèse Ross, octogénaire emprisonnée aux États-Unis, au quotidien «Ouest-France».

L’octogénaire était entrée aux États-Unis en juin 2025 avec un visa de tourisme lui permettant de rester «90 jours» sur le sol américain, selon les autorités américaines. Cependant, elle se trouvait toujours aux États-Unis «sept mois plus tard». L’octogénaire accuse sa belle-famille américaine d’avoir tout fait pour la mettre à la porte après le décès de son mari, Billy. Elle pense avoir été dénoncée par son beau-fils, comme le suggère le jugement de la justice locale. Marie-Thérèse now hopes to be regularized so that she can return to the grave of her late husband Billy. The methods of the American immigration police are not necessarily in line with those that are in force and acceptable to us, commented the Minister of Foreign Affairs, Jean-Noël Barrot, while the French woman was still in detention. He had, however, specified that he was speaking in general terms, without referring to this specific case. The minister had then expressed his satisfaction upon the return of the octogenarian to France.

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