Le rapport prémonitoire de l’auteur dans «Complément d’enquête» révèle sa consternation et son sentiment de gaspillage.


Publié



Mis à jour



Temps de lecture : 2min – vidéo : 5min

L’accès par la façade, la vulnérabilité de la galerie d’Apollon… tout y est, ou presque. Comme si le scénario du casse du Louvre avait été écrit à l’avance. L’auteur d’un rapport visionnaire remis au Louvre en 2019 a accepté de le commenter pour «Complément d’enquête».

Pour réaliser le casse du siècle, le 19 octobre 2025, en s’emparant des joyaux de la couronne de France (un butin estimé à 88 millions d’euros), les cambrioleurs du Louvre ont mis à profit certaines failles dans la sécurité de la galerie d’Apollon. Pourtant, depuis dix ans, les alertes n’ont pas manqué… Dans l’un des multiples rapports qui pointent le manque de sûreté des collections, on trouve même le scénario du casse, ou presque. Pour la première fois, son auteur a accepté de le commenter dans «Complément d’enquête».

Jean-Louis Monnier évalue la sécurité des musées partout dans le monde. Le 19 octobre, la police a manqué de peu les cambrioleurs, repartis sur leur camion-nacelle par la même porte-fenêtre du balcon de la galerie d’Apollon.

En relisant à la lumière de ce dernier cambriolage son rapport produit il y a huit ans, l’expert ressent un profond sentiment de frustration, qualifiant la situation de «gâchis» et de «gros raté». Il rappelle la célèbre maxime de Napoléon : «Se faire battre est acceptable, se faire surprendre est impardonnable.»

L’accès par la façade, la vulnérabilité de la galerie d’Apollon… tout était déjà prévu dans ce rapport visionnaire. Il semble presque que le scénario du casse du Louvre avait été écrit à l’avance. L’auteur, Jean-Louis Monnier, a accepté de commenter son travail pour «Complément d’enquête».

Pour réaliser le casse du siècle et s’emparer des joyaux de la couronne de France, les cambrioleurs ont exploité les failles de sécurité de la galerie d’Apollon. Malgré les multiples alertes et rapports soulignant l’insuffisance des mesures de protection, le vol a pu avoir lieu. Même le scénario du casse était presque prédit dans l’un de ces rapports.

Le rapport de Jean-Louis Monnier préconisait des mesures structurelles telles qu’un renforcement de la résistance des fenêtres et des verres, ainsi que l’installation de barrières infrarouges sur les balcons. Ces recommandations auraient pu permettre de détecter plus rapidement une intrusion par la façade. Malheureusement, ces mesures n’ont pas été mises en place, à l’exception du remplacement des vitrines de la galerie en 2019.

L’expert souligne l’importance de ces dispositifs de sécurité, car chaque seconde compte pour déclencher une alerte ou permettre l’intervention des forces de l’ordre. Malgré les avertissements, le cambriolage du Louvre a réussi, laissant un goût amer de «gâchis» pour l’expert et rappelant cruellement la citation de Napoléon sur l’importance de ne pas se faire surprendre.

Retrouvez l’enquête complète sur le casse du Louvre dans «Complément d’enquête» le 7 mai 2026.

Les replays des magazines d’info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo, rubrique «Les émissions».

Le 19 octobre, la police a presque attrapé les cambrioleurs qui ont fui sur leur camion-nacelle par la même porte-fenêtre du balcon de la galerie d’Apollon.

En relisant son rapport datant de huit ans à la lumière de ce dernier cambriolage, l’auteur ressent un sentiment de «gâchis» et de «gros raté». Il se souvient de la maxime de Napoléon – dont les émeraudes offertes à sa seconde épouse Marie-Louise font partie des joyaux volés : «Se faire battre est acceptable, se faire surprendre est impardonnable.»

Extrait de «Musée du Louvre : dans les coulisses du casse du siècle», à voir dans «Complément d’enquête» le 7 mai 2026.

Les replays des magazines d’info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo, rubrique «Les émissions».

SOURCE

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *