En plein cœur des opérations coup de poing des douaniers enquêteurs


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Le trafic d’armes à feu explose ces dernières années en France. Près de huit millions d’armes circulent à travers tout le pays, dont trois millions illégalement. Des agents de l’Etat traquent, dans le plus secret, les dossiers les plus sensibles pour lutter contre ce trafic. Reportage exceptionnel.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Ils sont le bras armé d’un service de renseignement et participent aux dossiers les plus sensibles. Ces hommes ne sont ni policiers ni gendarmes, mais douaniers. Peu connus, ils cultivent la discrétion. Ils sont pourtant en première ligne face aux crimes organisés, dont les trafiquants d’armes. Tous travaillent pour la DNRED, c’est-à-dire la Direction nationale du Renseignement des Enquêtes Douanières.

Après des mois de négociations, nous avons obtenu une autorisation exceptionnelle de tournage, car les agents sont tenus au plus grand secret. Sur leur bureau : des dossiers de blanchiment, du narcotrafic, du terrorisme parfois, et souvent du trafic d’armes. La douane a saisi 1 061 armes en 2025, soit une hausse de 20%.

Ce jour-là, ils préparent d’ailleurs une arrestation dans le sud-est de la France, «concernant un dossier arme et explosif». «Il a trois armes, un peu de grenades, et on a aussi entendu un petit peu de mines, mais ça reste à déterminer», indique un agent aux troupes.

Le trafic d’armes à feu est en augmentation en France, avec près de huit millions d’armes en circulation, dont trois millions illégalement. Les agents de la DNRED travaillent dans le plus grand secret pour traquer les trafiquants et lutter contre ce fléau. Ces douaniers, souvent dans l’ombre, sont en première ligne face au crime organisé, notamment les trafiquants d’armes.

Leur travail consiste à enquêter sur des dossiers sensibles, tels que le blanchiment d’argent, le narcotrafic, le terrorisme et bien sûr le trafic d’armes. En 2025, la douane a saisi plus de 1 000 armes, soit une hausse de 20% par rapport à l’année précédente. Ces agents sont le bras armé de la DNRED et opèrent sur le terrain pour démanteler des réseaux criminels.

Un jour, ils préparent une opération dans le sud-est de la France, visant un individu suspecté de détenir des armes et des explosifs. Les douaniers ont repéré cet individu grâce à des achats en ligne suspects et craignent un arsenal caché. Ils se préparent donc au pire, se remémorant la mort d’un de leurs collègues tué par un trafiquant d’armes en 2015.

Avant l’aube, les douaniers se retrouvent sur un parking pour s’équiper, prêts à intervenir. Leur équipement lourd vise à dissuader toute forme de résistance de la part du suspect. L’objectif est de le remettre aux autorités judiciaires, pas de l’éliminer. Ils avancent discrètement dans un quartier résidentiel, montant les étages sans un mot, pour finalement appréhender le suspect sans difficulté.

Les collectionneurs d’armes sont surveillés de près car ils peuvent être liés au crime organisé. Ils utilisent souvent des armes fonctionnelles qu’ils remettent en circulation, alimentant ainsi des circuits illégaux. Cette pratique peut conduire à des braquages ou des attentats, ce qui justifie la vigilance des autorités.

Une fois l’opération terminée, le groupe reprend la route. En moyenne, ils interviennent deux à trois fois par semaine dans toute la France, agissant toujours dans la discrétion pour déjouer les trafics d’armes. On average, he intervenes two to three times a week throughout France, always in the utmost secrecy.

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