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Les cinq passagers français rapatriés des Îles Canaries vont être soumis à un protocole sanitaire strict dès leur arrivée. Dépistage sur place, transfert sécurisé vers Paris, puis examens à l’Institut Pasteur. Selon les résultats, isolement à domicile ou hospitalisation en chambres à pression négative hautement sécurisées
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Après plusieurs jours à bord, confinés dans leur cabine, comment vont être prises en charge les cinq passagers français à leur arrivée aux Îles Canaries ?
Les autorités sanitaires nous ont dévoilé en exclusivité le protocole strict qui les attend. Dimanche 10 mai, une fois à terre, les cinq passagers français subiront un premier examen ; le but est de détecter et d’isoler les personnes symptomatiques. Tous quitteront ensuite le sol espagnol, direction Paris, grâce à un avion affrété de façon spécifique avec un personnel de bord qui sera protégé.
Une fois arrivés à Paris dimanche après-midi, rendez-vous à l’Institut Pasteur : au programme, des tests sanguins. En cas de résultat négatif, les patients pourront rentrer chez eux, mais seront soumis à des restrictions à domicile pendant six semaines. Les positifs, eux, seront immédiatement hospitalisés, mis à l’isolement, dans des chambres spéciales, des bunkers sanitaires. Leur nom ? Des chambres à pression négative. Leur spécificité ? Un sas d’entrée, où chaque soignant devra s’équiper de lunettes de protection, surblouse, masque FFP2 et gants de façon rigoureuse. Pour éviter tout contact, la porte d’entrée peut être automatique, sans poignée. La chambre du patient est-elle dotée d’une aération unique pour réduire les chances de contamination avec l’extérieur.
Le Dr Nathan Peiffer-Smadja, du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bichat – Claude Bernard explique : «Les chambres à pression négative et les sas d’entrée-sortie permettent que, même s’il y avait du virus contaminant dans l’air autour du patient, cet air ne puisse pas aller dans le couloir, ne puisse pas aller dans les autres chambres de patients, ne puisse pas aller dans le poste de soins.»
En quittant la chambre, les soignants devront passer par un autre sas de sortie.
Leurs équipements jetables seront éliminés par incinération ou désinfectés à l’eau de Javel. Il est important de noter que le taux de mortalité de cette souche de l’hantavirus peut atteindre 40 %.
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