Est-ce que Donald Trump cherche à accorder un «rôle privilégié» au christianisme dans le fonctionnement des institutions aux États-Unis ? – franceinfo Le désir de Donald Trump de donner un «rôle privilégié» au christianisme dans les institutions – franceinfo

Aux États-Unis, la séparation de l’Église et de l’État est remise en cause par une commission sur les libertés religieuses, créée spécialement à la demande de Donald Trump.


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Donald Trump, le 11 mai 2026, alors que son administration a créé un site web destiné à fournir des ressources aux femmes enceintes et à leurs familles. (KEVIN DIETSCH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

En ce mois de mai, une commission créée à la demande du président Trump doit, prochainement, présenter ses recommandations sur différents sujets, notamment sur celui du rapport entre la religion et le pouvoir.

En avril, lors d’une réunion, le président de cette commission, Dan Patrick, gouverneur-adjoint du Texas, avait déjà rappelé que la séparation de l’Église et de l’État n’était pas inscrite dans la Constitution américaine. Le dire est un «mensonge», selon ce républicain, qui suggère de distribuer un million d’autocollants avec le message «la séparation de l’Église et de l’État n’existe pas».

C’est vrai que les termes n’apparaissent pas tels quels dans le texte. Cette séparation n’est pas aussi nette qu’en France. Le mot «Dieu» figure sur les billets de banque, les présidents finissent souvent leur discours en disant «que Dieu bénisse l’Amérique».

En revanche, le premier amendement précise bien que le Congrès ne doit pas voter une loi portant sur l’établissement d’une religion ou interdisant son libre exercice. Et Thomas Jefferson, le troisième président des États-Unis, l’un des pères fondateurs, a parlé de cet amendement comme d’un «mur entre l’Église et l’État». Une interprétation reprise par la Cour suprême, mais la commission n’a pas l’air d’accord.

Cette commission mise en place par Donald Trump, en 2025, a déjà émis des avis plutôt réactionnaires. Parmi les propositions qui circulent, une médaille civile pour un pâtissier qui avait refusé de cuisiner un gâteau de mariage pour un couple homosexuel. L’affaire avait été jusqu’à la Cour suprême et le pâtissier avait gagné. Autres idées entendues : obliger les écoles et les lieux de travail à afficher les droits liés à sa religion, ou encore l’accès à des fonds publics sans contrepartie. De même, il est question que le gouvernement prenne en charge les frais de justice s’il perd une affaire concernant les libertés religieuses.

La fin du concept de séparation de l’Église et l’État peut sembler lointaine, mais la Cour suprême – où les conservateurs sont majoritaires – a déjà remis en cause des précédents, comme l’avortement, et elle se penche en ce moment sur le droit du sol. Donald Trump, qu’on a vu prier dans le Bureau ovale, ne paraît pas particulièrement attaché à cette séparation de l’Église et de l’État de toute façon.

Ce travail de la commission fait polémique, notamment du fait de la composition de ses membres, pas assez diverse selon les critiques.

Aux États-Unis, une commission sur les libertés religieuses, créée à la demande de Donald Trump, est critiquée pour son manque de diversité d’opinions. Principalement composée de conservateurs chrétiens, les réunions de cette commission se tiennent principalement au musée de la Bible. L’administration Trump ne considère pas la diversité des opinions comme une condition essentielle pour ce groupe de travail, ce qui suscite des interrogations.

Une association regroupant des représentants de différentes religions s’étonne que la commission ne se penche pas sur les mesures antimusulmanes au Texas et ne discute que de la montée de l’antisémitisme à gauche. Une chercheuse de Boise State University, Sam Martin, a dénoncé une volonté de favoriser le christianisme dans le fonctionnement des institutions.

La commission, mise en place par Donald Trump en 2025, a déjà émis des avis conservateurs, comme la proposition d’accorder une médaille civile à un pâtissier qui avait refusé de cuisiner un gâteau de mariage pour un couple homosexuel. D’autres idées incluent l’obligation pour les écoles et lieux de travail d’afficher les droits liés à la religion et l’accès à des fonds publics sans contrepartie. La commission sur les libertés religieuses, créée à la demande de Donald Trump, remet en question la séparation de l’Église et de l’État aux États-Unis. La fin de ce concept semble être remise en cause par la Cour suprême, où les conservateurs ont la majorité. Des précédents comme l’avortement ont déjà été remis en question, et d’autres sujets comme le droit du sol sont actuellement débattus. Donald Trump lui-même, qui a été vu en train de prier dans le Bureau ovale, ne semble pas être attaché à cette séparation.

La création de cette commission a suscité la polémique en raison de la composition de ses membres, jugée peu diversifiée par ses détracteurs. Elle est principalement constituée de conservateurs chrétiens et la plupart de ses réunions se tiennent au musée de la Bible. Cependant, l’administration Trump estime que la diversité des opinions n’est pas une condition nécessaire pour ce groupe de travail.

Une association regroupant des représentants de différentes religions a critiqué le fait que la commission ne se soit pas penchée sur les mesures anti-musulmanes au Texas, et qu’elle ne se concentre que sur la montée de l’antisémitisme à gauche. Une chercheuse de Boise State University a dénoncé une volonté de donner un «rôle privilégié» au christianisme dans le fonctionnement des institutions.

En mai, cette commission devrait présenter ses recommandations sur divers sujets, dont le rapport entre la religion et le pouvoir. Lors d’une réunion en avril, le président de la commission a affirmé que la séparation de l’Église et de l’État n’était pas inscrite dans la Constitution américaine, qualifiant cela de mensonge. Il a même suggéré la distribution d’autocollants affirmant que cette séparation n’existe pas.

Bien que les termes «séparation de l’Église et de l’État» ne soient pas explicitement présents dans la Constitution américaine, cette séparation n’est pas aussi clairement définie qu’en France. Le mot «Dieu» est présent sur les billets de banque et les présidents ont l’habitude de conclure leurs discours en demandant à «Dieu de bénir l’Amérique». Cependant, le premier amendement interdit au Congrès de légiférer sur la religion ou d’empêcher sa pratique libre. Thomas Jefferson a même décrit cet amendement comme un «mur entre l’Église et l’État». Malgré cela, une commission mise en place par Donald Trump en 2025 semble remettre en question cette séparation.

Les recommandations de cette commission ont été perçues comme réactionnaires, avec des propositions telles qu’une médaille civile pour un pâtissier ayant refusé de servir un couple homosexuel, ou encore l’affichage des droits religieux dans les écoles et lieux de travail. La remise en cause de la séparation de l’Église et de l’État par la Cour suprême, majoritairement conservatrice, ainsi que les actions de l’administration Trump, suscitent des controverses.

La composition de la commission, principalement constituée de conservateurs chrétiens et organisant ses réunions au musée de la Bible, est critiquée pour son manque de diversité. Des associations religieuses dénoncent un favoritisme envers le christianisme dans le fonctionnement des institutions.

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