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Emmanuel Macron est au Kenya pour le sommet Afrique-France, qui pour la première fois ne se déroule pas dans un pays francophone. Et ce n’est pas un hasard : le président français veut tisser des liens avec de nouveaux pays anglophones, tant l’influence française recule sur tout le continent.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Du choix du pays d’accueil, le Kenya, anglophone, au nom donné à l’événement, anglais lui aussi, Africa Forward, rien ne laisse deviner qu’un sommet entre la France et l’Afrique s’est ouvert à Nairobi (Kenya), lundi 11 mai. Une volonté de rupture assumée de longue date par le Emmanuel Macron. «C’est un continent que je ne veux plus que la France regarde d’un côté comme étant un précarré», a-t-il déclaré.
Pour son premier déplacement en Afrique en 2017, tout juste élu, Emmanuel Macron rencontrait des étudiants à Ouagadougou (Burkina Faso). Il leur promet alors de mettre fin aux ingérences françaises dans les affaires africaines. Il ne se doute pas que l’histoire va brutalement s’accélérer. Sous l’effet d’un puissant ressentiment à l’égard de la France et de l’arrivée au pouvoir de juntes militaires au Sahel, l’armée française est obligée de se retirer dans l’urgence de ses bases militaires, d’abord au Mali en 2022, puis au Burkina Faso et au Niger. En trois ans, elle rétrocède toutes ses emprises en Afrique de l’Ouest et rapatrie des milliers de soldats.
«La rupture est subie. La France quitte le Mali, les Russes arrivent. Aujourd’hui, militairement, il y a cette équation de la perte de l’influence militaire qui est nouvelle», analyse Ousmane Ndiaye, journaliste et auteur de L’Afrique contre la démocratie. La France adapte alors sa stratégie. Quelques dizaines de militaires sont maintenus dans des bases partagées en Côte d’Ivoire et au Gabon. L’armée française intensifie ses activités de formation. Une tentative de coup d’État au Bénin en décembre 2025 est contrecarrée grâce à l’intervention des forces spéciales françaises. La France maintient sa présence militaire de manière discrète, sans bases visibles pour la population, en utilisant des forces spéciales prépositionnées. Selon Jean-Marc Gravellini, chercheur associé à l’Iris et ancien directeur de l’Alliance Sahel, cette approche permet une intervention plus discrète et efficace.
Afin de rester compétitive face à la montée en puissance de concurrents économiques sur le continent africain, la France se tourne désormais vers l’Afrique de l’Est et anglophone. Cette stratégie lui permet également de diversifier ses partenariats et de réduire sa dépendance envers ses anciennes colonies d’Afrique de l’Ouest.
Le président Emmanuel Macron participe au sommet Afrique-France au Kenya, marquant un changement significatif en choisissant un pays anglophone pour l’événement. Cette décision illustre la volonté de la France d’approfondir ses liens avec de nouveaux pays anglophones, en réponse à un déclin de son influence globale sur le continent.
En réaction à une série de crises et à un sentiment anti-français croissant dans la région du Sahel, l’armée française a été contrainte de se retirer précipitamment de ses bases militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Cette évolution a conduit la France à revoir sa stratégie en maintenant quelques contingents militaires dans des bases partagées en Côte d’Ivoire et au Gabon, tout en renforçant ses missions de formation et en privilégiant des interventions discrètes avec des forces spéciales.
Face à cette nouvelle dynamique, la France cherche à consolider sa présence en Afrique de l’Est et anglophone pour préserver ses intérêts économiques et sécuritaires. Ce changement de cap vise également à rompre avec un passé de relations parfois complexes avec ses anciennes colonies en Afrique de l’Ouest.
En conclusion, la France s’adapte aux évolutions géopolitiques en Afrique en renforçant sa présence militaire de manière discrète, en se tournant vers de nouveaux partenaires et en cherchant à diversifier ses alliances stratégiques dans un contexte de concurrence accrue sur le continent.
SOURCE
Camille Dupont
Je suis Camille Dupont, professionnelle junior en communication digitale. Je crée et gère du contenu pour les réseaux sociaux et les médias en ligne, en combinant copywriting, narration visuelle et montage de base. Formée en communication audiovisuelle et titulaire d’un master en contenus digitaux, je suis motivée par le storytelling et par la connexion avec les jeunes audiences à travers du contenu créatif.















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