Une médecin critique le manque de rigueur des États-Unis face à la crise de l’hantavirus – franceinfo

Alors que d’habitude, les États-Unis sont très stricts en matière de précaution, leurs ressortissants, présents sur le navire de croisière où plusieurs cas d’hantavirus ont été identifiés, mais asymptomatiques, n’ont pas été placés en quarantaine.


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Le navire de croisière «MV Hondius», le 10 mai 2026. (ANTONIO SEMPERE / AFP)

Les États-Unis «ne sont pas à la hauteur de ce qui peut être fait» dans la crise sanitaire liée à l’hantavirus, estime lundi 11 mai sur franceinfo Anne Sénéquier, médecin et co-directrice de l’Observatoire de la santé mondiale à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).

Après leur évacuation des Canaries, où le navire s’est arrêté, les passagers américains doivent être conduits vers un centre spécialisé situé à Omaha, dans le Nebraska rural, au centre du pays. Les passagers, qui sont asymptomatiques ne seront pas nécessairement placés en quarantaine, selon le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), principale agence sanitaire du pays. «C’est vrai que ça questionne», estime Anne Sénéquier.

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l’isolement à Paris, l’état de santé d’une femme s’est «malheureusement dégradé cette nuit» et les «tests sont revenus positifs», a affirmé la ministre de la Santé française Stéphanie Rist, faisant également état de 22 cas contacts identifiés en France. Ils ont été placés à l’isolement. Mais tous les pays ne prennent pas les mêmes précautions sanitaires que la France.

Sortis de l’Organisation mondiale de la santé, les États-Unis «font une évaluation au cas par cas. Ils sont un peu moins stricts que la totalité des pays européens», explique Anne Sénéquier. «Malgré tout, ils ont communiqué avec l’OMS dans cette crise de l’hantavirus. Ils n’ont pas complètement rompu les relations et la coordination», souligne-t-elle. «Mais ils ont été un petit peu lents au démarrage et là c’est vrai qu’ils ne sont pas à la hauteur de ce qui peut être fait, alors que d’habitude c’est vraiment eux qui sont les plus stricts», ajoute-t-elle. Ce qui pourrait être apparenté à une forme de négligence, selon elle. «On est clairement sur une problématique de laxisme parce que les personnes asymptomatiques ne sont pas testées et la quarantaine n’est pas imposée».

«Il faut aussi relativiser les choses. On a vu dans les différentes crises qu’il y a une vérité à un instant T et que toute évolution de la situation peut faire changer les protocoles», conclut-elle.

Un passager du MV Hondius évacué vers les États-Unis a été diagnostiqué positif à l’hantavirus, et un second présente des «symptômes légers», selon le ministère américain de la Santé. Alors que d’habitude, les États-Unis sont très stricts en matière de précaution, leurs ressortissants, présents sur le navire de croisière où plusieurs cas d’hantavirus ont été identifiés, mais asymptomatiques, n’ont pas été placés en quarantaine. Les passagers américains évacués des Canaries seront conduits vers un centre spécialisé situé à Omaha, dans le Nebraska, sans obligation de quarantaine selon le CDC. La France, en revanche, a mis en place des mesures strictes, avec des cas de contamination confirmés parmi les passagers rapatriés. Les États-Unis, bien que sortis de l’OMS, assurent une coordination dans la crise de l’hantavirus, mais sont critiqués pour un manque de rigueur dans leurs mesures sanitaires. The United States’ Approach to the Hantavirus Crisis: A Critical Analysis

Introduction

In a surprising turn of events, the usually cautious United States has taken a lenient approach to handling citizens who were aboard a cruise ship where multiple cases of hantavirus were identified. Despite being asymptomatic, these American passengers were not placed in quarantine, raising questions about the country’s response to the public health crisis.

The Expert Opinion

Anne Sénéquier, a physician and co-director of the Observatory of Global Health at the Institute of International Relations and Strategic Studies (Iris), expressed her concern about the United States’ handling of the hantavirus crisis. She believes that the country is falling short of what could be done to mitigate the situation effectively.

American Passengers’ Evacuation and Treatment

After being evacuated from the Canary Islands, where the ship made a stop, American passengers are being transported to a specialized center in rural Nebraska. Despite showing no symptoms, they will not necessarily be placed in quarantine, as per the guidance from the Centers for Disease Control and Prevention (CDC), the country’s primary health agency. This decision has raised eyebrows, with Anne Sénéquier acknowledging the uncertainties it brings.

Contrast with France’s Approach

In stark contrast, five French nationals who were repatriated and isolated in Paris saw one woman’s health deteriorate overnight, with positive test results indicating a worsening condition. French Health Minister Stéphanie Rist revealed that 22 close contacts were identified in France and placed under isolation. This highlights the varying levels of precautionary measures adopted by different countries in response to the crisis.

Divergence from WHO Guidelines

The United States’ departure from the World Health Organization (WHO) has led to a case-by-case evaluation approach. Anne Sénéquier notes that the US is less stringent than most European countries in its response. Despite maintaining communication with the WHO during the hantavirus crisis, there have been delays in action, prompting criticism for not living up to their usual standards of caution.

Laxity and Negligence

The absence of testing for asymptomatic individuals and the lack of mandatory quarantine have been labeled as signs of negligence by Anne Sénéquier. She points out that the US’s approach reflects a degree of laxity that contradicts their reputation for strict adherence to health protocols. This perceived negligence could have serious implications for controlling the spread of the virus.

Adaptability in Crisis Response

Sénéquier emphasizes the dynamic nature of crisis management, where protocols evolve based on changing circumstances. The US Department of Health reported a positive hantavirus diagnosis in one evacuated passenger from the MV Hondius, with another exhibiting mild symptoms. This underscores the need for flexibility in response strategies to address emerging challenges effectively.

Conclusion

In conclusion, the United States’ approach to the hantavirus crisis has raised concerns about its effectiveness and adherence to established health protocols. While circumstances may warrant adjustments in response strategies, maintaining a balance between vigilance and adaptability is crucial to effectively combatting public health threats. The evolving nature of the crisis underscores the importance of continuous evaluation and refinement of protocols to safeguard public health.

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