15 ans de réclusion pour l’élève ayant tué sa professeure

Le 22 février 2023, Agnès Lassalle avait été mortellement poignardée au sein du collège-lycée Saint-Thomas d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) par l’un de ses élèves. Une douzaine d’enseignants de l’établissement sont venus assister à ce dernier jour de procès. Ce drame a profondément marqué ses proches. «La famille d’Agnès Lassalle a pris acte du délibéré de la cour d’assises des mineurs. Elle n’entend y apporter aucun commentaire. Elle pense à Agnès, ainsi qu’aux autres victimes, finalement, à la communauté enseignante et aux élèves, bien sûr», a indiqué Me Nicolas Rothe de Barruel, avocat de la famille de la victime. En France, depuis quarante ans, une dizaine de meurtres de professeurs a été recensée lors de l’exercice de leur fonction.

Trois ans après le tragique meurtre d’Agnès Lassalle et à la fin d’un procès à huis clos, l’élève qui a commis l’acte de violence mortelle à l’encontre de sa professeure a été condamné à 15 ans de réclusion. La famille de la victime a été saluée pour sa dignité par l’avocat de l’accusé.

Le verdict était très attendu après une semaine de procès à huis clos. Le lycéen qui a ôté la vie à sa professeure d’espagnol, Agnès Lassalle, il y a trois ans, a écopé de 15 ans de réclusion criminelle. Pour le compagnon de la victime, c’est un soulagement. «C’était une justice très professionnelle, consciencieuse, bienveillante. C’est l’esprit d’Agnès, tout simplement, et c’est ce qu’il faut retenir. Je ne crois pas aux signes, mais là quand même, c’est vraiment très bien. Il aura une seconde chance et j’espère que ce monsieur va la saisir parce qu’il va découvrir la vie au moment où Agnès n’avait pas encore vraiment vécu la sienne», a déclaré Stéphane Voirin.

Le procès visait à établir la responsabilité pénale du jeune homme, âgé de 16 ans au moment des faits. Trois expertises psychiatriques ont donné des conclusions divergentes. Les jurés ont retenu l’altération du discernement liée à un trouble psychique au moment de l’acte.

«Il n’y aura pas d’appel», a annoncé Me Thierry Sagardoytho, avocat de l’accusé. «Il est important que la dignité exemplaire des proches d’Agnès Lassalle trouve maintenant un apaisement. Pour mon client, c’est important aussi car cela va lui permettre d’envisager l’avenir et d’être en quelque sorte l’acteur de sa reconstruction. S’il fallait retenir une leçon de cette épouvantable affaire, ce serait sans doute de porter une attention particulière à la prise en charge des adolescents souffrants en matière de psychiatrie.»

Le 22 février 2023, Agnès Lassalle a été tragiquement poignardée au sein du collège-lycée Saint-Thomas d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) par l’un de ses élèves. Une douzaine d’enseignants de l’établissement ont assisté au dernier jour du procès. Ce drame a profondément marqué ses proches. «La famille d’Agnès Lassalle a pris acte du délibéré de la cour d’assises des mineurs. Elle n’entend y apporter aucun commentaire. Elle pense à Agnès, ainsi qu’aux autres victimes, finalement, à la communauté enseignante et aux élèves, bien sûr», a indiqué Me Nicolas Rothe de Barruel, avocat de la famille de la victime. En France, une dizaine de meurtres de professeurs ont été recensés au cours des quarante dernières années lors de l’exercice de leur fonction.

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