Ce partenariat inclut des formations conjointes, des opérations secrètes, des échanges de renseignements et une coordination étroite sur le terrain pour contrer l’offensive russe en Ukraine. Les États-Unis ont fourni une assistance militaire et technique importante à l’Ukraine, allant au-delà de ce qui avait été rendu public jusqu’à présent. Cette collaboration souligne l’engagement profond des États-Unis envers la sécurité de l’Ukraine et leur détermination à soutenir le pays face à l’agression russe. Le partenariat entre Washington et Kiev a renforcé les liens entre les deux pays et a permis une coopération étroite dans la lutte contre l’ennemi commun. Le partenariat entre Washington et Kiev dans le conflit en Ukraine a permis une collaboration étroite pour planifier les contre-offensives, partager des renseignements et coordonner les frappes. Cependant, des tensions ont émergé en raison de divergences sur les armements fournis et les décisions politiques prises. Malgré des ruptures de confiance, les Etats-Unis ont maintenu leur soutien, redoutant une défaite totale des forces ukrainiennes. Le statut actuel de la collaboration reste incertain.

Dans une longue enquête, le «New York Times» a révélé les détails de l’étroite collaboration entre les forces armées et les services de renseignement des deux pays au cours des trois dernières années pour faire face à la Russie.





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Des soldats ukrainiens dans la région de Zaporijjia (Ukraine), le 5 mars 2025. (DMYTRO SMOLIENKO / NURPHOTO / AFP)
Des soldats ukrainiens dans la région de Zaporijjia (Ukraine), le 5 mars 2025. (DMYTRO SMOLIENKO / NURPHOTO / AFP)

Un engagement des Etats-Unis bien plus important qu’on ne l’imaginait. Dans une très longue enquête intitulée «L’histoire secrète de l’engagement de l’Amérique dans la guerre en Ukraine» et publiée samedi 29 mars, le New York Times révèle les détails de la collaboration rapprochée entre militaires américains et ukrainiens pour aider Kiev face à la Russie. Certes, depuis le début de l’invasion russe en février 2022, l’administration Biden, à laquelle Donald Trump a succédé, a communiqué en détail sur l’aide militaire envoyée à l’Ukraine (66,5 milliards de dollars, rappelle le quotidien américain), et le partage de renseignements était connu de tous. Mais après avoir réalisé 300 entretiens pendant plus d’un an, le NYT qualifie la relation entre Washington et Kiev de véritable partenariat sur le terrain.

Le centre névralgique de cette collaboration se situe sur la base militaire américaine de Wiesbaden, en Allemagne, où se sont rencontrés pour la première fois au printemps 2022 le général Mikhaïlo Zabrodskiy et son homologue américain, Chris Donahue, décrit comme «une star du monde clandestin des forces spéciales». Rapidement, une vingtaine d’Ukrainiens ont rejoint les Américains membres de l’opération baptisée «task force dragon».

Le journal américain affirme que le sous-sol de l’auditorium est devenu un centre de fusion, générant des informations sur les positions, les mouvements et les intentions russes sur le champ de bataille. C’est là que les officiers américains et ukrainiens planifiaient les contre-offensives de Kiev, en inspectant chaque matin les systèmes d’armes et les forces terrestres russes pour déterminer les cibles les plus importantes. Cette collaboration a permis à Kiev de résister à la Russie, malgré des tensions et des irrégularités. Aujourd’hui, il est impossible de dire si la «task force dragon» est toujours opérationnelle depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le quotidien ne le précise pas. Dans une longue enquête, le «New York Times» a révélé les détails de l’étroite collaboration entre les forces armées et les services de renseignement des deux pays au cours des trois dernières années pour faire face à la Russie. Un engagement des Etats-Unis bien plus important qu’on ne l’imaginait. Dans une très longue enquête intitulée «L’histoire secrète de l’engagement de l’Amérique dans la guerre en Ukraine» et publiée samedi 29 mars, le New York Times révèle les détails de la collaboration rapprochée entre militaires américains et ukrainiens pour aider Kiev face à la Russie. Certes, depuis le début de l’invasion russe en février 2022, l’administration Biden, à laquelle Donald Trump a succédé, a communiqué en détail sur l’aide militaire envoyée à l’Ukraine (66,5 milliards de dollars, rappelle le quotidien américain), et le partage de renseignements était connu de tous. The New York Times has termed the relationship between Washington and Kiev as a true «partnership» on the ground after conducting 300 interviews over more than a year. The heart of this collaboration lies at the American military base in Wiesbaden, Germany, where General Mikhaïlo Zabrodskiy and his American counterpart, Chris Donahue, met for the first time in the spring of 2022. Donahue is described as «a star in the clandestine world of special forces.» About twenty Ukrainians joined the Americans in the operation known as «task force dragon.» The underground auditorium became a fusion center, generating intelligence on Russian positions, movements, and intentions on the battlefield, according to the American newspaper.

This is where American and Ukrainian officers planned Kiev’s counter-offensives. Every morning, Ukrainians and Americans gathered to inspect Russian weapons systems and ground forces and determine the most promising and significant targets. For example, they jointly planned the counter-offensive in Kherson in September 2022. A few months earlier, in May, Washington’s location data helped Kiev thwart the Russian assault north of Donetsk in Sievierodonetsk. The valuable Himars rocket launchers delivered by the United States were initially only used based on coordinates shared by the Americans.

The Biden administration was aware that Vladimir Putin could see this partnership as a violation of a red line in terms of military engagement, enough to justify the execution of his often-threatened nuclear weapons. «The story of this partnership shows how close Americans and their allies have sometimes come to this red line,» The New York Times stated in its investigation titled «The Secret History of America’s Engagement in the War in Ukraine.»

To mitigate risks, the Americans chose to ban the term «target» in favor of «point of interest.» They also refused to share information on the location of so-called «strategic» Russian leaders or locate targets in Russia, at least initially. In May 2024, they designated «an area on Russian soil [in the Belgorod region] where Ukrainians could fire weapons supplied by the United States, and Wiesbaden could support their strikes,» as reported by The New York Times.

The Pentagon’s access to this information was not detailed. For example, General Donahue once responded to his skeptical allies, «Don’t worry about how we found out. Just trust that when you shoot, the shot will hit your target, and you will be satisfied with the result.»

While this cooperation allowed Kiev to stand up to Russia, it also experienced turbulence. The Ukrainians «were constantly annoyed that the Americans could not, or would not, provide them with all the weapons and other equipment they desired,» The New York Times explained. As for the Americans, they «were irritated by what they perceived as unreasonable demands from the Ukrainians and their reluctance to take politically risky measures to strengthen their significantly outnumbered forces.»

The Kursk offensive in Russian territory launched by Ukraine in the summer of 2024 was a «serious breach of trust» among the Americans. «Not only had the Ukrainians once again kept them in the dark, but they had secretly crossed a mutually agreed-upon line,» the newspaper recounted. For the United States, this initiative reflects Kiev’s great quest for victory, «where Americans focused on measured and achievable goals,» fueling tensions throughout the operation.

At that time, Washington did not want to end the partnership, fearing the total collapse of Ukrainian forces on Russian soil. What about now? It is unclear if the «task force dragon» is still operational since Donald Trump’s return to the White House, as the newspaper does not specify. Keep the exact anchor texts of the links on

En un clin d’œil, une vingtaine d’Ukrainiens ont rejoint les membres américains de l’opération appelée «task force dragon». Selon le journal américain, «le sous-sol de l’auditorium est devenu ce que l’on appelle un centre de fusion, produisant des renseignements sur les positions, les mouvements et les intentions russes sur le champ de bataille».

C’est là que «des officiers américains et ukrainiens planifiaient les contre-offensives de Kiev», explique le journal, ajoutant que «chaque matin, Ukrainiens et Américains se réunissaient pour inspecter les systèmes d’armes et les forces terrestres russes et déterminer les cibles les plus prometteuses et les plus importantes». Ensemble, ils ont planifié la contre-offensive à Kherson en septembre 2022 et ont contrecarré l’assaut russe au nord de Donetsk à Sievierodonetsk en mai de la même année.

Bien sûr, l’administration Biden était consciente que Vladimir Poutine pouvait interpréter ce partenariat comme une violation de ses lignes rouges en matière d’engagement militaire, ce qui pourrait justifier des menaces nucléaires. Selon une enquête du New York Times intitulée «L’histoire secrète de l’engagement de l’Amérique dans la guerre en Ukraine», «l’histoire de ce partenariat montre à quel point les Américains et leurs alliés se sont parfois rapprochés de cette ligne rouge».

Pour minimiser les risques, les Américains ont préféré utiliser le terme «point d’intérêt» au lieu de «cible» et ont refusé de partager des informations sur la localisation de dirigeants russes stratégiques. Ils ont également établi une zone dans la région de Belgorod en Russie où les Ukrainiens pourraient tirer avec des armes fournies par les États-Unis.

Malgré quelques tensions et désaccords, la coopération entre les Américains et les Ukrainiens a permis à Kiev de résister à la Russie. Cependant, l’offensive de Koursk en territoire russe en été 2024 a entraîné une grave rupture de confiance chez les Américains. Malgré cela, Washington n’a pas mis fin au partenariat, craignant un effondrement total des forces ukrainiennes sur le sol russe.

Il n’est pas précisé si la «task force dragon» est toujours opérationnelle depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

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