Didier Samuel souligne une mobilisation générale de la recherche autour de l’hantavirus, un élément nouveau. Didier Samuel, PDG de l’Inserm, souligne qu’il y a actuellement une mobilisation générale de la recherche en raison de la situation nouvelle dans laquelle nous nous trouvons.

Ce qui est paradoxal, c’est que c’est un virus qui est apparu il y a relativement longtemps maintenant, on en parle depuis plusieurs jours, mais qui est peu connu. Est-ce que d’abord vous avez été surpris en tant que scientifique de voir ce virus émerger de son territoire d’origine et se diffuser à cause de ce bateau ?

Didier Samuel : Il a émergé de son territoire d’origine à cause des conditions particulières, qui étaient la fameuse croisière, puisqu’en fait il est connu en Amérique du Sud depuis 1996. Il y a eu déjà des épidémies locales, ce qu’on appelle les clusters, en 1996, en 2018, et puis d’autres petites épidémies en Argentine, au Chili, etc.

Mais ce qui est étonnant, c’est que c’est un virus que l’on connaît, que les scientifiques connaissent depuis longtemps, mais pour lequel il y a assez peu de recherches. C’est à la fois paradoxal, on le connaît depuis longtemps et on ne sait pas grand-chose de ce virus. Comment est-ce possible ?

Il y a de la recherche qui a été faite, ce virus est connu, son mode de transmission est connu, sa séquence virologique, sa séquence génomique, elle est connue. On sait que c’est un virus ARN, on sait comment il fonctionne. Donc, il y a quand même déjà une recherche. Mais c’est vrai aussi que c’est un virus qui n’était pas présent sur le territoire européen, qui n’a jamais été sur le territoire européen.

Jamais, c’est la première fois qu’on arrive sur le territoire européen.

C’est l’élément nouveau, et donc ce qui fait qu’il y a une mobilisation aussi des forces françaises et européennes, parce que c’est la première fois que ce virus arrive sur le territoire européen. Parce qu’il y a plusieurs hantavirus, il y en a une cinquantaine, mais celui-là, qui est le virus Andes, il est originaire d’une petite zone en Argentine.

Il y a évidemment beaucoup de recherches qui sont consacrées au diagnostic spécifique de cet hantavirus, mais c’est vrai qu’il reste assez limité et, on l’a répété, il n’y a pas de vaccin, contrairement évidemment au Covid, où c’est arrivé ensuite. Pourquoi ? Parce qu’il y a peu de recherches sur ces hantavirus ? Parce qu’il n’y a pas d’intérêt des laboratoires pharmaceutiques ?

Ce n’est pas tout à fait la même chose. Quand le Covid est arrivé, on n’avait pas de vaccin. Quand le Covid est arrivé, il a fallu un travail des virologues. La recherche s’est mise en place, parce que pour pouvoir faire un vaccin, il a fallu séquencer le virus, comprendre comment il fonctionnait, comment il rentrait dans la cellule, comprendre que les protéines d’enveloppe, ce qu’on appelle les spikes, rentraient dans la cellule et donc diriger la réponse vaccinale…

Mais là, on le connaît depuis plus longtemps, contrairement au Covid, qu’on a découvert sur le tard ?

Tout à fait, on le connaît depuis plus longtemps, mais comme il y a quelques cas, c’est à peu près des centaines de cas, ça ne mobilise pas une énergie pour faire un vaccin. Et c’est ça qui peut en effet être dommageable.

Alix Bouilhaguet : Et là, ça va en mobiliser, c’est-à-dire qu’il va y avoir des recherches actives sur le vaccin ?

Il y a actuellement une mobilisation générale de la recherche, parce qu’on est dans un élément nouveau. Au niveau de l’Inserm, j’ai mobilisé les équipes de recherche, les unités de recherche. Il y a au sein de l’Inserm une agence spécifique contre les maladies infectieuses, ce qu’on appelle l’ANRS MIE, c’est-à-dire l’Agence nationale de recherche contre le sida, les hépatites et les maladies infectieuses émergentes. Et nous avons mis en place, au sein de l’Inserm, une veille scientifique depuis le Covid. Nous avons modifié nos pratiques en termes de surveillance scientifique et aussi en termes de mobilisation. Et depuis ces quelques jours où nous avons le virus présent sur le territoire français, il y a une mobilisation des forces, en effet, qu’on essaie de coordonner.

Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.

Il y a eu déjà des épidémies locales, ce qu’on appelle les clusters, en 1996, en 2018, et puis d’autres petites épidémies en Argentine, au Chili, etc. Mais ce qui est étonnant, c’est que c’est un virus que l’on connaît, que les scientifiques connaissent depuis longtemps, mais pour lequel il y a assez peu de recherches. C’est à la fois paradoxal, on le connaît depuis longtemps et on ne sait pas grand-chose de ce virus. Comment est-ce possible ?

Il y a de la recherche qui a été faite, ce virus est connu, son mode de transmission est connu, sa séquence virologique, sa séquence génomique, elle est connue. On sait que c’est un virus ARN, on sait comment il fonctionne. Donc, il y a quand même déjà une recherche. Mais c’est vrai aussi que c’est un virus qui n’était pas présent sur le territoire européen, qui n’a jamais été sur le territoire européen.

Jamais, c’est la première fois qu’on arrive sur le territoire européen.

C’est l’élément nouveau, et donc ce qui fait qu’il y a une mobilisation aussi des forces françaises et européennes, parce que c’est la première fois que ce virus arrive sur le territoire européen. Parce qu’il y a plusieurs hantavirus, il y en a une cinquantaine, mais celui-là, qui est le virus Andes, il est originaire d’une petite zone en Argentine.

Il y a évidemment beaucoup de recherches qui sont consacrées au diagnostic spécifique de cet hantavirus, mais c’est vrai qu’il reste assez limité et, on l’a répété, il n’y a pas de vaccin, contrairement évidemment au Covid, où c’est arrivé ensuite. Pourquoi ? Parce qu’il y a peu de recherches sur ces hantavirus ? Parce qu’il n’y a pas d’intérêt des laboratoires pharmaceutiques ?

Ce n’est pas tout à fait la même chose. Quand le Covid est arrivé, on n’avait pas de vaccin. Quand le Covid est arrivé, il a fallu un travail des virologues. La recherche s’est mise en place, parce que pour pouvoir faire un vaccin, il a fallu séquencer le virus, comprendre comment il fonctionnait, comment il rentrait dans la cellule, comprendre que les protéines d’enveloppe, ce qu’on appelle les spikes, rentraient dans la cellule et donc diriger la réponse vaccinale…

Mais là, on le connaît depuis plus longtemps, contrairement au Covid, qu’on a découvert sur le tard ?

Tout à fait, on le connaît depuis plus longtemps, mais comme il y a quelques cas, c’est à peu près des centaines de cas, ça ne mobilise pas une énergie pour faire un vaccin. Et c’est ça qui peut en effet être dommageable.

Alix Bouilhaguet : Et là, ça va en mobiliser, c’est-à-dire qu’il va y avoir des recherches actives sur le vaccin ?

Il y a actuellement une mobilisation générale de la recherche, parce qu’on est dans un élément nouveau. Au niveau de l’Inserm, j’ai mobilisé les équipes de recherche, les unités de recherche. Il y a au sein de l’Inserm une agence spécifique contre les maladies infectieuses, ce qu’on appelle l’ANRS MIE, c’est-à-dire l’Agence nationale de recherche contre le sida, les hépatites et les maladies infectieuses émergentes. Et nous avons mis en place, au sein de l’Inserm, une veille scientifique depuis le Covid. Nous avons modifié nos pratiques en termes de surveillance scientifique et aussi en termes de mobilisation. Et depuis ces quelques jours où nous avons le virus présent sur le territoire français, il y a une mobilisation des forces, en effet, qu’on essaie de coordonner. Il y a eu des épidémies locales, appelées clusters, en 1996, en 2018, et d’autres petites épidémies en Argentine, au Chili, etc. Ce qui est surprenant, c’est que malgré la connaissance ancienne de ce virus par les scientifiques, il y a peu de recherches à son sujet. On sait beaucoup de choses sur ce virus, notamment sa séquence virologique et génomique, mais il n’était jamais présent en Europe jusqu’à présent. Le virus Andes, originaire d’une petite zone en Argentine, est à l’origine de cette première apparition en Europe. Contrairement au Covid, pour lequel des recherches ont été intensifiées pour développer un vaccin, les hantavirus comme celui-ci n’ont pas suscité le même intérêt des laboratoires pharmaceutiques en raison du faible nombre de cas. Cependant, avec son arrivée en Europe, une mobilisation de la recherche est en cours pour développer un vaccin. Au sein de l’Inserm, les équipes de recherche sont mobilisées et une veille scientifique a été mise en place pour coordonner les efforts de recherche. Please rewrite the following sentence.

SOURCE

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *