Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères et envoyé personnel du président au Liban, était l’invité du «8h30 franceinfo», mercredi 13 mai 2026.
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Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères et envoyé personnel du président au Liban, était l’invité du «8h30 franceinfo», mercredi 13 mai 2026. Guerre au Moyen-Orient, visite de Donald Trump en Chine… Il répondait aux questions d’Agathe Lambret et de Paul Larrouturou.
«La paix par la force, ça ne marche pas», estime Jean-Yves Le Drian
«La paix par la force, ça ne marche pas. Ça ne marche pas parce que la paix par la force, c’est en fait la guerre, c’est en fait le chaos. Et au fur et à mesure, la force s’enlise et la paix n’est pas au rendez-vous«, a déclaré l’envoyé spécial du président de la République au Liban. Selon lui, cette approche illustre «l’échec de Donald Trump«. L’ancien chef de la diplomatie a également rappelé l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, opposant une logique de négociation à celle de la guerre. «Lorsqu’en 2015, la question du nucléaire se posait exactement de la même manière (…), il y a eu une négociation longue, difficile, il y a eu un accord. Et c’est le président Trump qui l’a cassé en 2018«, a-t-il souligné.
La guerre en Iran est «une partie de poker menteur»
Alors que les tensions persistent entre Washington et Téhéran et que le cessez-le-feu ne tient qu’à un fil, Jean-Yves Le Drian estime qu'»il va falloir faire ce constat» de «l’échec«. Il a toutefois estimé percevoir «une recherche de la part de l’administration du président Trump pour sortir de cette impasse«. Décrivant les discussions en cours, il a comparé la situation à «une espèce de partie de poker menteur«, où «chacun bluffe«, pensant que «les uns et les autres ont intérêt à arrêter, mais personne ne le dira«. Selon lui, Donald Trump «a besoin de sortir» du conflit, «mais il ne le dira jamais puisque les buts de guerre n’ont pas été officiellement atteints«.
C’est «la Chine qui va mener le bal» lors de la visite de Donald Trump
Alors que Donald Trump est attendu ce mercredi à Pékin pour rencontrer Xi Jinping, Jean-Yves Le Drian estime que c’est «la Chine qui va mener le bal«. Le pays «est très différent de celui qu’il a vu en 2017«, date de la dernière venue du président américain.
La Chine est désormais la 2e grande puissance mondiale, déclare l’ancien ministre des Affaires étrangères, tandis que Donald Trump est considéré comme une «puissance descendante» face à la montée en puissance de la Chine. Selon Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères, lors de la visite de Donald Trump en Chine, «il arrive dans une situation où il est plutôt lui la puissance descendante et la Chine la puissance ascendante«. Il souligne que «sur le fond, c’est un peu la Chine qui va mener le bal«. Selon lui, Donald Trump « a besoin de sortir » du conflit, « mais il ne le dira jamais puisque les buts de guerre n’ont pas été officiellement atteints ».
Alors que Donald Trump est attendu ce mercredi à Pékin pour rencontrer Xi Jinping, Jean-Yves Le Drian estime que c’est « la Chine qui va mener le bal ». Le pays « est très différent de celui qu’il a vu en 2017 », date de la dernière venue du président américain. « Elle est devenue la 2e grande puissance du monde », souligne l’ancien ministre des Affaires étrangères, et Donald Trump arrive en tant que « puissance descendante » face à la « puissance ascendante » qu’est la Chine.
L’ancien ministre des Affaires étrangères, envoyé personnel du président au Liban, était l’invité du «8h30 franceinfo», mercredi 13 mai 2026. Guerre au Moyen-Orient, visite de Donald Trump en Chine… Il répondait aux questions d’Agathe Lambret et de Paul Larrouturou.
«La paix par la force, ça ne marche pas», estime Jean-Yves Le Drian. «La paix par la force, ça ne marche pas. Ça ne marche pas parce que la paix par la force, c’est en fait la guerre, c’est en fait le chaos. Et au fur et à mesure, la force s’enlise et la paix n’est pas au rendez-vous», a déclaré l’envoyé spécial du président de la République au Liban. Selon lui, cette approche illustre «l’échec de Donald Trump». L’ancien chef de la diplomatie a également rappelé l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, opposant une logique de négociation à celle de la guerre. «Lorsqu’en 2015, la question du nucléaire se posait exactement de la même manière (…), il y a eu une négociation longue, difficile, il y a eu un accord. En 2018, c’est le président Trump qui l’a rompue.
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