La préfecture du Cher alerte face au risque que courent les personnes présentes à cette rave en raison de la possible présence de «munitions non-explosées» sur le terrain militaire occupé.
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Des milliers de personnes sont rassemblées vendredi 1er mai pour une rave-party sur un terrain militaire près de Bourges. Les organisateurs attendent «jusqu’à 30 000 personnes«. Selon ICI Berry, plus de 2 000 véhicules se sont garés le long des départementales 976 et 102 autour de Cornusse, à l’est de Bourges.
Dans son communiqué, la préfecture du Cher rappelle que «les manifestations de cette nature avaient été interdites dans le Cher par un arrêté préfectoral du 27 avril 2026«.
Les autorités alertent surtout les organisateurs sur le danger que peut représenter «le terrain militaire sur lequel ils se sont illégalement installés» : le site est considéré comme «très dangereux en raison des munitions non-explosées qu’il peut contenir, explique le préfet du Cher. Ils n’auraient pas pu choisir pire.»
Mais qu’entend-on par «munitions non-explosées» ? Il s’agit d’engins qui n’ont pas explosé ou qui n’ont pas fonctionné comme prévu. Il peut s’agir de bombes, roquettes, grenades, obus d’artillerie et mortiers. «On passe de la grenade au mortier en passant évidemment par l’obus, détaille le lieutenant Franz Boquet, chef du centre de déminage de Metz, interrogé par franceinfo. On ramasse des munitions qui font moins de 10 kilos. On s’occupe également beaucoup de grenades qui n’ont pas fonctionné, avec des émissions qui font à peine 500 grammes… Parfois, comme c’était le cas récemment à Paris, on tombe sur des munitions qui font plusieurs centaines de kilos.»
Selon l’expert, la bombe a pu subir un dysfonctionnement au moment de l’impact au sol, en raison de l’environnement ou de l’inclinaison du projectile. Les obus peuvent aussi ne pas avoir explosé, car le cran de sécurité n’a pas été enlevé. Les mines ne sont pas comptabilisées parmi les munitions non-explosées.
On retrouve ces munitions en nombre sur d’anciens théâtres de guerre. Selon un rapport sénatorial, pendant la Première Guerre mondiale, un quart du milliard d’obus tirés dans le nord et dans l’est de la France n’ont pas explosé. Pour la Seconde Guerre mondiale, environ 550 000 tonnes de bombes ont été envoyées et 10% qui n’ont pas explosé.
«Dans le nord et le nord-est de la France, les centres de déminage couvrent deux à trois départements, souligne le lieutenant Boquet. On est sur des zones qui ont été fortement impactées durant les deux dernières guerres mondiales. Si je prends le centre de Lyon, ils ont onze départements sous leur responsabilité.» On retrouve aussi ces munitions sur des sites bombardés par les airs, mais aussi sur des terrains militaires, comme cela peut-être sur ce terrain militaire dans le Cher, qui servent à s’entraîner à l’utilisation de ce type de projectiles. Enfin, il y a les terrains des centres de déminages, les groupes d’intervention de déminage explosent les munitions retrouvées.
Depuis 1945 en France, 700 000 bombes d’aviation ont été désamorcées et plus de 35 millions d’obus et engins divers neutralisés ou détruits. Les 320 à 340 membres des groupes d’intervention de déminage interviennent sur tout le territoire, hors Paris et sa petite couronne.
En moyenne, 500 tonnes de munitions sont neutralisées chaque année. Rouillées, couvertes de terre, dissimulées sous des pierres ou dans des taillis, ces munitions peuvent sembler inoffensives, mais représentent un danger réel. Elles peuvent exploser au moindre choc ou contact avec la chaleur, entraînant un risque d’intoxication et de dispersion de gaz toxiques en cas de rupture de leur enveloppe.
Selon Franz Boquet, responsable du centre de déminage de Metz, le travail consiste à sensibiliser la population sur les risques liés aux munitions. En cas de découverte, il est crucial de ne pas toucher aux engins, de marquer leur emplacement, de noter les coordonnées GPS et d’avertir immédiatement les autorités compétentes sans déplacer les munitions.
récemment, le commissariat du 18e arrondissement de Paris a dû être évacué en raison d’un individu ayant transporté un obus découvert dans sa maison en Normandie, jusqu’au commissariat en train.
La préfecture du Cher alerte sur le risque encouru par les participants d’une rave-party sur un terrain militaire en raison de la présence possible de munitions non-explosées. Ces engins, qui n’ont pas fonctionné comme prévu, peuvent être très dangereux. Il est rappelé que de telles manifestations avaient été interdites par un arrêté préfectoral récent. Parfois, comme cela s’est récemment produit à Paris, on peut trouver des munitions pesant plusieurs centaines de kilos. Selon un expert, il est possible que la bombe ait subi un dysfonctionnement au moment de l’impact au sol, en raison de l’environnement ou de l’angle du projectile. Les obus peuvent également ne pas avoir explosé en raison du cran de sécurité qui n’a pas été retiré. Il convient de noter que les mines ne sont pas incluses parmi les munitions non explosées.
Ces munitions se trouvent en grand nombre dans d’anciens théâtres de guerre. Selon un rapport sénatorial, environ un quart du milliard d’obus tirés dans le nord et l’est de la France pendant la Première Guerre mondiale n’a pas explosé. Pour la Seconde Guerre mondiale, environ 550 000 tonnes de bombes ont été larguées, dont 10 % n’ont pas explosé.
Les zones du nord et du nord-est de la France sont particulièrement touchées par la présence de ces munitions, comme le souligne le lieutenant Boquet. Les centres de déminage couvrent deux à trois départements dans ces régions fortement impactées par les deux dernières guerres mondiales. Les munitions sont également retrouvées sur des sites bombardés par les airs, des terrains militaires et des terrains des centres de déminage, où les groupes d’intervention de déminage procèdent à la destruction des munitions retrouvées.
Depuis 1945, en France, 700 000 bombes d’aviation ont été désamorcées et plus de 35 millions d’obus et engins divers ont été neutralisés ou détruits. Les 320 à 340 membres des groupes d’intervention de déminage interviennent sur tout le territoire, à l’exception de Paris et de sa petite couronne, neutralisant en moyenne 500 tonnes de munitions par an.
Ces munitions, rouillées, enfouies dans la terre, dissimulées dans des taillis ou sous des pierres, peuvent sembler inoffensives, mais elles représentent un réel danger. Elles peuvent exploser en cas de choc ou de contact avec la chaleur, et il existe également un risque d’intoxication après la dispersion et l’inhalation de substances chimiques, ainsi que la dispersion de gaz toxiques si l’enveloppe des munitions se rompt.
Il est essentiel de sensibiliser la population sur les dangers de ces munitions, comme le souligne Franz Boquet. Il est crucial d’expliquer que ces munitions ne présentent aucun risque tant qu’elles ne sont pas manipulées. Il est impératif de ne pas toucher les munitions en cas de découverte et d’appeler les services compétents.
En cas de découverte d’une munition, il est recommandé de marquer son emplacement, de noter les coordonnées GPS si possible, et d’informer immédiatement la mairie, la gendarmerie ou la police sans déplacer l’engin. Récemment, le commissariat du 18e arrondissement de Paris a dû être évacué en raison d’un individu qui avait découvert un obus dans sa maison en Normandie et l’avait transporté en train jusqu’au commissariat. Keep the exact anchor texts of the links on
Camille Dupont
Je suis Camille Dupont, professionnelle junior en communication digitale. Je crée et gère du contenu pour les réseaux sociaux et les médias en ligne, en combinant copywriting, narration visuelle et montage de base. Formée en communication audiovisuelle et titulaire d’un master en contenus digitaux, je suis motivée par le storytelling et par la connexion avec les jeunes audiences à travers du contenu créatif.














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