Un premier jour de procès bouleversant sur les motivations de l’élève


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Comment un élève de 16 ans jusque-là sans histoire a-t-il pu tuer sa professeure en plein cours ? C’est la question qui est au cœur du procès qui a débuté ce mardi 21 avril à Pau, trois ans après la mort d’Agnès Lasalle, professeure d’espagnol tuée par un élève en 2023 à Saint-Jean-de-Luz.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Pour la première fois, Stéphane Voirin a fait face au meurtrier présumé d’Agnès Lassalle. Un premier jour de procès qui lève peu à peu le voile sur la personnalité de l’accusé. «On se sait pas vraiment qui il est, c’est ce qui manque dans ce dossier. Il reste très superficiel. Il est peu dans l’introspection, il est peu dans le regret», estime l’avocate de Stéphane Voirin, Me France Deiss-Rabbé.

Le 22 février 2023, alors qu’elle faisait cours dans le collège-lycée Saint-Thomas d’Aquin de Saint-Jean-de-Luz, Agnès Lassalle, professeur d’espagnol, est mortellement poignardée par l’un de ses élèves. Un lycéen de 16 ans, décrit comme bon élève et inconnu des services de police. L’arme, un couteau de cuisine volé chez son père, enveloppé dans un essuie-tout et placé dans son sac de cours la veille des faits.

Aujourd’hui, le jeune homme n’a pas versé une larme et s’est montré apathique lors de l’audience selon les avocats. Trois expertises psychiatriques se contredisent sur l’absence ou non de discernement. Un trouble psychiatrique supposé qui expliquerait aussi son attitude aujourd’hui selon son avocat.

«Ne pas exprimer d’empathie, ce n’est pas naturellement ne pas regretter, ne pas condamner. Je crois qu’il faut lire et relire le dossier pour comprendre que, naturellement, il a immédiatement, placé en garde à vue, reconnu les faits et les a malgré tout condamnés», souligne Me Thierry Sagardoytho, avocat de l’accusé. Le procès se tient à huis clos jusqu’à vendredi. L’accusé, âgé aujourd’hui de 19 ans, encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.

The trial that began on Tuesday, April 21 in Pau revolves around the central question of how a 16-year-old student, with no prior history, could have killed his teacher during a class. This incident dates back to 2023 when Agnès Lasalle, a Spanish teacher, was tragically killed by one of her students in Saint-Jean-de-Luz.

Stéphane Voirin, for the first time, faced the alleged murderer of Agnès Lassalle. The initial day of the trial gradually sheds light on the personality of the accused. According to Me France Deiss-Rabbé, Stéphane Voirin’s lawyer, there is a lack of depth in understanding who the accused really is. He appears superficial and lacks introspection or remorse.

The tragic event took place on February 22, 2023, at the Saint-Thomas d’Aquin college-high school in Saint-Jean-de-Luz. Agnès Lassalle, while teaching Spanish, was fatally stabbed by her 16-year-old student. The student, described as a good student and unknown to the police, used a kitchen knife stolen from his father, wrapped in a paper towel, and placed in his school bag the day before the incident.

During the current proceedings, the young man has not shown any emotion and has appeared apathetic according to the attorneys. Three psychiatric assessments contradict each other regarding the presence or absence of discernment. His lawyer suggests that a presumed psychiatric disorder could explain his current behavior.

Me Thierry Sagardoytho, the accused’s lawyer, highlights that the lack of empathy does not necessarily equate to lack of regret or condemnation. Despite not showing empathy, the accused immediately confessed and condemned his actions during police interrogation. The trial is being held behind closed doors until Friday. The accused, now 19 years old, faces a potential sentence of up to 20 years in prison.

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